Et vous, quel a été le premier CD que vous ayez acheté ?
Par Olivier le mardi 4 mars 2008, 19:07 - culture numérique - Lien permanent
Depuis août dernier, on entend ou lit
ici et là que le CD a 25 ans, à un moment de son existence où presque tout le
monde parie désormais sur sa fin. 25 ans de CD, ça fiche un coup de
vieux à tous ceux qui se souviennent avoir acheté tout ému leur première
platine et leur premier disque. A peine le temps de comprendre les nostalgiques
du vinyle qu'une nouvelle génération de "c'était mieux avant" pointe son nez.
Retour sur quelques émois fondateurs...Mon premier CD acheté fut celui de Sting ...Nothing like the
sun, en 1987. Le boitier est assez lourd (normal, la galette a couté
dans les 150 francs) et sur le premier morceau, la batterie tranchante de Manu
Katché semble vous dire : « bienvenue dans l'ère numérique, plus de craquements
ni de kseksekse ».
Mais comme presque tout le monde à l'époque, le vrai choc fut procuré par Brothers in arms, sorti en 1985 et premier album entièrement réalisé en numérique (« DDD = utilisation d'un magnétophone numérique pendant les séances d'enregistrement, le mixage et/ou le montage et la gravure »). Après le rond et confortable So far away (le numérique, une expérience digne d'un Bourbon dans un fauteuil club), l'entêtant Money for nothing vous faisait décoller dès l'intro dans laquelle on entend le même Sting sussurer « I want my... I want my MTV ». Premiers tonnements et roulements de la batterie qui me filent encore des frissons dans l'échine au moment où j'écris ces lignes... jusqu'au riff de la mort.
Un riff de la mort pour la naissance du CD audio !
Un autre souvenir de l'époque d'avant fut ma première découverte d'un radio-cassette-laser avec dedans le dernier opus de Madonna :-( J'appuie sur « avance rapide » et là je passe de chanson en chanson, directement depuis le début ! Faut se souvenir, pour ceusses qui ont eu l'honneur de claquer presque tout leur argent de poche dans les 33 tours, quel tour de force pouvait représenter la pose du saphir précisément au début d'une chanson (particulièrement en soirée, après deux ou trois verres). Et les craquements et autres rayures, qui pourrait les regretter ?
Autre révolution : la face unique. A l'époque du vinyl, chaque face durait en moyenne vingt minutes et pas mal d'artistes jouaient de cette dualité dans la composition de leur album (une face avec des vocaux, l'autre avec des instrumentaux). Les doubles albums comptaient 4 faces (eh oui !), à part Big World, du génial mais parfois un peu mégalo Joe Jackson, qui n'en comptait que 3 ! Ah oui, une autre anecdote me revient à l'esprit : 1987, première édition en CD du mythique Sergent Pepper's Lonely Heart Club Band. Je me souviens avoir lu alors (dans Télérama ?) que grâce à la précision du numérique, on pouvait désormais entendre en tendant l'oreille une chaise de l'orchestre craquer légèrement à la fin de A Day in the Life, alors que ce bruit n'avais jamais été discernable sur les pressages en vinyl (c'est vrai !). En revanche, ce même album s'est vu amputer de sa chute lors de son passage en polycarbonate : à la demande de John Lennon, une boucle psychédélique composée de dizaines de voix et d'effets avait été placée à la toute fin du sillon afin que les platines qui ne disposent pas du retour du bras automatique la joue à l'infini (on imagine les cauchemars engendrés...). Avec le CD, il fallut trancher : quelques secondes de délire, pas plus !

Pour des infos plus "factuelles"...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Compact_disc
L'histoire du CD selon Philips
L'histoire du CD selon Sony
Crédits photo : Sony et Philips.
Mais comme presque tout le monde à l'époque, le vrai choc fut procuré par Brothers in arms, sorti en 1985 et premier album entièrement réalisé en numérique (« DDD = utilisation d'un magnétophone numérique pendant les séances d'enregistrement, le mixage et/ou le montage et la gravure »). Après le rond et confortable So far away (le numérique, une expérience digne d'un Bourbon dans un fauteuil club), l'entêtant Money for nothing vous faisait décoller dès l'intro dans laquelle on entend le même Sting sussurer « I want my... I want my MTV ». Premiers tonnements et roulements de la batterie qui me filent encore des frissons dans l'échine au moment où j'écris ces lignes... jusqu'au riff de la mort.
Un riff de la mort pour la naissance du CD audio !
Un autre souvenir de l'époque d'avant fut ma première découverte d'un radio-cassette-laser avec dedans le dernier opus de Madonna :-( J'appuie sur « avance rapide » et là je passe de chanson en chanson, directement depuis le début ! Faut se souvenir, pour ceusses qui ont eu l'honneur de claquer presque tout leur argent de poche dans les 33 tours, quel tour de force pouvait représenter la pose du saphir précisément au début d'une chanson (particulièrement en soirée, après deux ou trois verres). Et les craquements et autres rayures, qui pourrait les regretter ?
Autre révolution : la face unique. A l'époque du vinyl, chaque face durait en moyenne vingt minutes et pas mal d'artistes jouaient de cette dualité dans la composition de leur album (une face avec des vocaux, l'autre avec des instrumentaux). Les doubles albums comptaient 4 faces (eh oui !), à part Big World, du génial mais parfois un peu mégalo Joe Jackson, qui n'en comptait que 3 ! Ah oui, une autre anecdote me revient à l'esprit : 1987, première édition en CD du mythique Sergent Pepper's Lonely Heart Club Band. Je me souviens avoir lu alors (dans Télérama ?) que grâce à la précision du numérique, on pouvait désormais entendre en tendant l'oreille une chaise de l'orchestre craquer légèrement à la fin de A Day in the Life, alors que ce bruit n'avais jamais été discernable sur les pressages en vinyl (c'est vrai !). En revanche, ce même album s'est vu amputer de sa chute lors de son passage en polycarbonate : à la demande de John Lennon, une boucle psychédélique composée de dizaines de voix et d'effets avait été placée à la toute fin du sillon afin que les platines qui ne disposent pas du retour du bras automatique la joue à l'infini (on imagine les cauchemars engendrés...). Avec le CD, il fallut trancher : quelques secondes de délire, pas plus !

Pour des infos plus "factuelles"...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Compact_disc
L'histoire du CD selon Philips
L'histoire du CD selon Sony
Crédits photo : Sony et Philips.

Commentaires
Moi c'était "Introducing the Hardline According to Terence Trent d'Arby". Je l'ai toujours, il est même moins abîmé que d'autres achetés par la suite !
Superbe. Moi aussi je l'ai ! Il est nickel, je l'ouvre et ohhh : la superbe (!) sérigraphie sur le cédé. Je me demande même si ce n'a pas été l'un des premiers à être décoré de la sorte avec une photo.
Mais lui, qu'est-il devenu ?
Mon premier CD, il m'a été offert... et par mes parents, c'était 30cm de Elmer Food Beat !
La classe non ?
biennnn... et depuis, tout va bien avec vos parents ? L'Oedipe a pas du être facile à régler dans ces conditions ;-)
Même question : que sont-ils devenus ?
Mon premier CD ça devait etre Pornography, de The Cure. J'ai eu mon premier lecteur sur le tard (en 1991 ?) alors bon, on se moque pas.
Sinon ça me fout le bourdon tous ces formats qui meurent: le CD, le DVD. A quand la fin de la clé USB ?
Souvenir un peu honteux, mais faut bien assumer... Un best-of de Bananarama, 1989...
Bananarama, 30 cm, Pornography, Hardline... ce billet me donne l'occasion de découvrir une certaine prédilection pour... "la chose" chez mes lecteurs !
Impossible de m'en souvenir docteur !
J'ai continué de profiter du vinyle et des k7 pendant assez longtemps, je me souviens d'avoir eu des scrupules à passer au CD que je trouvais vraiment laid et dénaturé, même si plus pratique d'un point de vue format. En plus l'offre ne correspondait pas vraiment à ce que je cherchais, ça a mis un certain temps avant d'être relativement abordable et qu'on ne trouve pas que les Majors en rayon.
Quelques fouilles archéologiques révèleraient que mes premières acquisitions perso ont peut-être été un best of de THE WHO, les TALKING HEADS (Little creatures) ou KATE BUSH (The whole story)...
Le tout premier c'est Tears for fears, Sowing the seeds of love.
Je l'écoute encore de temps en temps : toujours aussi bon.
Les 2 d'après, c'est un peu la honte. J'ai passé l'été 90 en Caroline du Nord chez un correspondant. En plus des 15 t-shirts ramenés de là-bas, j'ai acheté 2 CD..;allez je me jette : MC Hammer et Paula Abdul
Ces 2 là, je les écoute plus, promis.
Dum