Léon la terreur



Premier cas : le papy rassurant. Dans cette publicité de 1986 pour le Thomson MO6, Léon Zitrone avait daigné quitter les champs de course pour investir un TGV rempli de chiards excités. TGV, Thomson, micro-informatique : des signes indéniables de progrès, mais qui peuvent faire peur (il paraît que l'on prend toujours froid à cause des courants d'air dans le TGV, par exemple). Alors Léon est là pour rassurer les vieux, pardon les parents : {{avec la micro Thomson, donnez une chance supplémentaire de réussir à vos enfants ; offrez leur un cadeau intelligent}}. Allez avouez, qui n'a pas fait le coup du "cadeau intelligent" pour se faire payer son premier micro ?

le vieux n'est pas l'ennemi du bien



Autre situation dans laquelle le vieux excelle : le monde de l'entreprise. Dans la vision qu'en donne IBM, la pyramide des âges présente de nombreuses et subtiles nuances, entre les vieux, les plus vieux, et les moins vieux qui font tout ce qu'ils peuvent pour rattraper le plus vite les premiers.
Cette vidéo, quasi ethnologique, nous narre l'arrivée en 1987 du nouveau micro-ordinateur d'IBM PS/2 dans une entreprise américaine "typique". Le vieux patron râle pour savoir qui a commandé ce bijou technologique et le moins jeune lui répond que c'est lui-même (certainement un coup d'Alzheimer). S'ensuit une démonstration des multiples avantages de la bête, qui va jusqu'à faire sortir de son bureau une "belle blonde" bien mûre et toute frétillante à l'évocation de la "puissance" de la machine (on la comprend, la bougresse, ça doit pas être marrant tous les jours avec une telle pyramide des âges).
Le tout se termine sur un superbe jeu de mot à plusieurs millions de dollars : le plus vieux demande qui a eu l'idée d'acquérir ce nouveau micro, tout le monde répond bien lâchement "moi" "moi" "moi" ("aille", I, dans la VO) et la belle blonde clot le bec à tous ces encravatés en s'écriant : "aille bi ème", IBM).
Et après certains s'étonnent encore du succès du Macintosh dans les années quatre-vingt...


Source de l'illustration : D.R.