Au Centre national d'études des télécommunications, on envisage de confier à des systèmes électroniques des tâches simples et cependant très utiles. Il suffira, par exemple, qu'un dispositif « sache » qu'un abonné téléphonique a chnagé de numéro pour que le dispositif voisin chargé de diriger les appels soit « averti » chaque fois que cet abonné sera demandé, et agisse en conséquence.
La technique moderne du téléphone s'oriente vers la commutation électronique. Grâce au petit dispositif à cristal de germanium que l'on appelle transistor, le temps n'est pas éloigné où, dans les centraux téléphoniques automatiques, les systèmes électromécaniques seront remplacés par des dispositifs purement électroniques. De nombreux avantages en découleront, notamment une baisse notable du prix de revient, une réduction considérable de l'encombrement et une grande simplification des opérations d'entretien.

(28-29 octobre 1956) – Il y a 50 ans dans Le Monde. Le Monde daté du samedi 28 octobre 2006.

En photo : Pendant plus d'un demi-siècle, Ericsson a dominé la production de postes téléphoniques. Il a surpris tout le monde avec son téléphone monobloc révolutionnaire, fabriqué en 1954, mais dessiné à l'origine par Ralph Lysell en 1941. Appelé Erica aux Etats-Unis et visant la clientèle des ménagères, il a été beaucoup critiqué pour sa forme phallique. (extrait de Téléphones : un florilège / Paul Clark. - Paris : Gründ, 1998. - Photographie : Guy Ryecart).