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  <title>legrenier : toute la nostalgie du futur, avec de vrais morceaux de passé - Tag - Minitel</title>
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  <description>Dans ce grenier, plein de vieux robots, des terminaux et, devant leur claviers, des zozos...</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Mon, 03 Nov 2008 15:25:41 +0100</pubDate>
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  <item>
    <title>Bulle 1.5 : le jour où la nouvelle économie a fait pchiiiiiiit</title>
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    <pubDate>Wed, 27 Jun 2007 23:24:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Olivier</dc:creator>
        <category>réseaux</category>
        <category>1996</category><category>1999</category><category>2000</category><category>branchouille</category><category>Lionel Jospin</category><category>Minitel</category><category>nouvelle économie</category><category>start-up</category><category>Web 0.1</category>    
    <description>&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://legrenier.roumieux.com/public/2007/bulle.jpg&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 1em 1em 0; float: left;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://legrenier.roumieux.com/public/2007/.bulle_s.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;On l'appelle le « rodeur » dans le
Prisonnier.&lt;/strong&gt; Sur Internet, l'appellation de « kraken » conviendrait
mieux, tant le crack boursier de mars 2000 semble avoir marqué notre histoire
récente. Il est encore trop tôt pour en évaluer la portée réelle sur l'histoire
des réseaux, des usages et de la consommation, mais l'idée de charnière
historique ressort du documentaire de Benjamin Rassat, &lt;em&gt;Quand l'Internet
fait des bulles&lt;/em&gt;, diffusé récemment sur la chaîne 13ème rue et que
&lt;strong&gt;vous pouvez suivre en intégralité depuis ce billet&lt;/strong&gt;. Le
réalisateur enfonce d'ailleurs le clou en présentant chacun de ses
interlocuteurs avec leur affiliation « Web 1.0 » et « Web 2.0 ». Les acteurs
ayant conservé la même casquette entre les deux époques n'étant pas les plus
nombreux.    Très belle affiche donc avec, sans aucun ordre, ni même celui d'apparition à
l'écran : la sulfureuse Orianne Garcia, le barbu roux Michel Meyer, le
Transférable Christophe Agnus, l'Imaginaire Patrick Robin, le très « madame
Michu » Jean-Michel Billaut, le rongeur Rafi Haladjian, Loïc « ensemble tout
est possible » Le Meur, l'agrégable Jérémy Berrebi, sans oublier un certain
Jacques Chirac dans son propre rôle (« mais qu'est-ce qu'ils appellent la
souris ? ») et tout un tas d'analystes financiers pour coincer la bulle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;h2&gt;« c'est çà que je veux faire ! »&lt;/h2&gt;
&lt;br /&gt;
Petit tour des impressions fondatrices qui n'est pas pour déplaire à
&lt;em&gt;legrenier&lt;/em&gt;, avec un Rafi Haladjian au ton très juste : « Je ne sais pas
ce que c'est, mais c'est çà que je veux faire ! » Le çà de Rafi devient fin
1994 &lt;a href=&quot;http://web.archive.org/web/19961219022128/http://francenet.fr/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;FranceNet&lt;/a&gt;, un des tous premiers fournisseurs d'accès
français. Suivi de très peu par &lt;a href=&quot;http://web.archive.org/web/19980611030003/http://www.imaginet.fr/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Imaginet&lt;/a&gt; et la première offre d'accès au Net par forfait.&lt;br /&gt;
Mais le premier à véritablement souffler dans la bulle est Jim Clark lorsqu'il
introduit en Bourse le petit bijou de Marc Andressen, Netscape, en août 1995.
Il mise sur des actions à 12$ chacune, celles-ci cotent à 71$ lors de leur
introduction.&lt;br /&gt;
Et c'est dès 1996 que la Bulle commence à se développer. E-Bay et Yahoo!
suivent en Bourse Netscape avec succès. L' &lt;a href=&quot;http://www.amazon.com/Morgan-Stanley-Internet-Report-Meeker/dp/0887308260&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;&lt;em&gt;Internet Report&lt;/em&gt; de la banque Morgan Stanley&lt;/a&gt; vient
éveiller la conscience révolutionnaire des investisseurs de la planète. Même
Alan Greenspan, le président de la Banque centrale américaine, retourne sa
veste pour annoncer une « nouvelle économie ». Rien de mieux pour se donner un
vernis de respectabilité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;h2&gt;Le Minitel ancêtre de Google&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
Pendant ce temps-là, ça patine sur Minitel. Patrice Magnard, fondateur
d'&lt;a href=&quot;http://web.archive.org/web/19980208153655/http://www.alapage.fr/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Alapage&lt;/a&gt;, fait remarquer très justement que son ergonomie
austère quoique simple pourrait le faire passer pour un ancêtre de Google. Mais
le Minitel nous retarde, surtout du fait de l'amour – intéressé – que lui porte
France Télécom, notre national opérateur. &lt;a href=&quot;http://web.archive.org/web/19961223063448/http://www.wanadoo.fr/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Wanadoo&lt;/a&gt;, l'offre Internet de FT, arrive en 1996 « deux ans après les
pionniers » (Christophe Agnus) et depuis, force est de reconnaître que
l'opérateur a su conserver avec brio cette position. Puis vient en août 1997
le &lt;a href=&quot;http://www.admiroutes.asso.fr/action/theme/politic/lionel.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;discours capital de Jospin à Hourtin&lt;/a&gt; (malgré ce que peuvent
en penser certains témoins du documentaire) lançant le Programme d'action
gouvernementale pour la société de l'information (Pagsi). Le Minitel est
toujours bien ancré dans le paysage puisqu'à la fin de l'année il rapporte
encore 1 milliard d'euros alors que le commerce électronique peine à se
développer sur le Net. Mais les capitaux-risqueurs engrangent pendant ce temps
les fonds considérables confiés par les retraités du Baby-boom.&lt;br /&gt;
Après un été euphorique dû à la victoire de la France en Coupe du monde de
Football, les 120 millions de francs atteints par la vente d'Imaginet à Colt
Telecommunications en fin d'année échauffent sérieusement les esprits. Les «
capitaines d'industrie » (moi aussi j'ai le droit d'employer des clichés)
montent à l'assaut : Bernard Arnault fonde Europ@web pour investir lourdement
dans la nouvelle économie.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;&lt;br /&gt;
Quand l'Internet fait des bulles - première partie (53 minutes)&lt;/h3&gt;
&lt;object data=&quot;http://video.google.com/googleplayer.swf?docId=-8277469140488786389&amp;amp;hl=fr&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; height=&quot;335&quot; width=&quot;425&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://video.google.com/googleplayer.swf?docId=-8277469140488786389&amp;amp;hl=fr&quot; /&gt;&lt;/object&gt;
&lt;h2&gt;&lt;br /&gt;
Funky business dans le sauna&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
1999 sonne l'heure du « Funky business » et lors des « First Tuesdays », les
investisseurs rencontrent les porteurs de projet autour de trois slides de
Powerpoint et dans une ambiance de Night-club propice aux projections
stratégiques. Rien ne sortira signé de ces soirées mais, comme le confie un des
témoins, elles étaient tout à fait propices à la drague (cela nous rassure).
Notons au passage un second rôle de toute importance dans cette épopée :
la &lt;a href=&quot;http://www.rafi.com/sam_suffi/2006/10/achetez_mon_liv.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;présentation Powerpoint&lt;/a&gt;. On commence a « &lt;em&gt;burner&lt;/em&gt; »
grave les sous-sous fournis par les investisseurs pressés, quelques start-ups
s'installent dans la pépinière Republic Alley et beaucoup de journalistes
viennent les voir. Chirac n'a pas sa carte de presse et pourtant il rend lui
aussi visite aux audacieux, histoire de rattraper l'histoire du mulot. C'est
aussi l'époque de la création de la mythologie, avec le &amp;quot;friday wear&amp;quot;, les
baby-foot, jeux vidéos et autres salles de sport directement installés dans les
sociétés. On apprend au passage dans ce documentaire décidément démystificateur
que le fameux sauna de Spray n'a jamais existé ! Sauna ou pas, Spray rachète
le &lt;a href=&quot;http://web.archive.org/web/19990428123947/http://www.caramail.fr/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Caramail&lt;/a&gt; d'Orianne Garcia au début 2000 pour près de 100 millions
d'euros : une nouvelle borne sur la route de la ruée francophone vers l'or. De
son côté, Wanadoo poursuit sa stratégie du « banc de poissons » et rachète à
tout va start-ups et sociétés plus installées (Alapage, &lt;a href=&quot;http://web.archive.org/web/19990508145700/www.marcopoly.com/fre/index.cgi&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Marcopoly&lt;/a&gt;...). Début mars, &lt;a href=&quot;http://web.archive.org/web/19990422042033/http://www.multimania.fr/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Multimania&lt;/a&gt; est introduit en Bourse, avec 70 fois plus de demandes que
d'offre. Les petits poissons s'agitent, les valorisations deviennent excessives
au même titre que les pertes. Rafi Haladjian nous confie d'ailleurs une de ses
activités de l'époque, le Day trading : acheter et vendre une boîte en moins de
45 minutes et se coucher le soir en n'ayant conservé que du cash. Le comble de
l'ultra-capitalisme, en somme (« une espèce de jubilation du dégueulasse »,
selon Rafi.&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;&lt;br /&gt;
La convergence... vers le crack&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
Les gros poissons sont également à la manoeuvre. Début 2000, AOL rachète Time
Warner (la victoire du brick sur le mortar). Ce qui donne des idées de
convergence au fougueux Jean-Marie Messier (Vivendi-Universal). Dans une sorte
de panique, Messier cherche la réplique parfaite à AOL et créé le premier
méga-portail de la convergence complètement artificiel (attention aux courants
d'air) : &lt;a href=&quot;http://web.archive.org/web/20001206160800/http://www.vizzavi.fr/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Vizzavi&lt;/a&gt; (Abacar Diop, gérant du cyber-café Visavis sera bien le seul à
apprécier l'aventure puisqu'il tirera 4 millions d'euros de l'aventure). Pour
doter tout de même son portail d'un public, Messier achète à prix d'or (182
millions d'euros) &lt;a href=&quot;http://web.archive.org/web/19990508000417/www.ifrance.com/heberg/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Ifrance&lt;/a&gt; à Marc Simoncini, futur patron de Meetic.&lt;br /&gt;
Mars 2000 encore, le Clic d'Or est remis à &lt;a href=&quot;http://web.archive.org/web/19991128221912/www.clust.com/index.asp&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Clust&lt;/a&gt;, une toute jeune start-up d'achat groupé, dans un ambiance
cacophonique (négos permanentes, mobiles vissés à l'oreille...) que Benjamin
Rassat, le réalisateur considère comme prophétique. 48 heures plus tard,
l'emblématique Boo.com, &lt;em&gt;burner&lt;/em&gt; en chef, dépose son bilan au bout de
neuf mois d'existence. Le 4 avril, c'est Microsoft lui-même qui fait parler de
lui négativement en perdant son procès pour abus de position de dominante. Le
Nasdaq s'effondre et les faillites traversent l'Atlantique.&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;&lt;br /&gt;
Réveil !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
Sept ans plus tard, il se dégage une certaine impression de vide de toute cette
effervescence. Bien sûr, tout un tas d'entrepreneurs sont toujours là et
certains tiennent même le haut du pavé (Le Meur, Simoncini...). D'autres sont
passé du B2C (Business To Consumer) au B2C (Back To Consulting). Le commerce
électronique est né véritablement de cette période. Mais sur le fond, la vague
marketing du Web 2.0 semble bien plus annonciatrice de nouvelles pratiques et
partages, de concepts novateurs, que cette période dorée. La fascination pour
l'argent se fait plus discrète aujourd'hui. Hypocrisie, rétorqueront certains.
Au travers des blogs, wikis et autres aggrégateurs, le document et les
communautés semblent reprendre le dessus. La Bulle 1.5 apparaît alors comme une
parenthèse un peu folle, un délire capitalistique, mais dont l'impact se fait
néanmoins toujours sentir.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;&lt;br /&gt;
Quand l'Internet fait des bulles - deuxième partie (53 minutes)&lt;/h3&gt;
&lt;object data=&quot;http://video.google.com/googleplayer.swf?docId=4208539986680071250&amp;amp;hl=fr&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; height=&quot;335&quot; width=&quot;425&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://video.google.com/googleplayer.swf?docId=4208539986680071250&amp;amp;hl=fr&quot; /&gt;&lt;/object&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
Post-scriptum&lt;/strong&gt; : Un grand merci à Philippe Nieuwbourg, président de
l'association &lt;a href=&quot;http://www.antememoire.org/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Antememoire&lt;/a&gt; et organisateur du &lt;a href=&quot;http://web.archive.org/web/http://legrenier.roumieux.com/post/2007/06/08/Meme-a-la-retraite-elles-aiment-toujours-se-montrer&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Musée de l'histoire de l'informatique professionnelle&lt;/a&gt;, pour
avoir proposé cette soirée de projection et de rencontre avec le réalisateur.
Cela m'a permis de reprendre deux fois l'ascenseur de l'Arche de la Défense
(maman vertige!). A quand un ciné-club des nostalgiques des technologies de
l'information ?&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Annuaire électronique : et plus de papier chez les Français !</title>
    <link>http://legrenier.roumieux.com/post/2007/03/25/un-Minitel-pour-tous-les-Francais</link>
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    <pubDate>Sun, 25 Mar 2007 21:52:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Olivier</dc:creator>
        <category>réseaux</category>
        <category>1983</category><category>Annuaire électronique</category><category>Minitel</category>    
    <description>.&lt;object data=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/3M6oMlj2IqYne7QRp&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; height=&quot;336&quot; width=&quot;400&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/3M6oMlj2IqYne7QRp&quot; /&gt;&lt;/object&gt;
Aujourd'hui, détente multimédia avec projection sur petit écran d'une séquence
plateau du journal d'Antenne 2 où le sémillant Noël Mamère (qui fut journaliste
avec d'être vert) suit son premier cours de télématique avec l'inauguration de
l'annuaire électronique.    &lt;p&gt;C'est dans ce reportage que serait né, selon plusieurs experts IT
internationaux, la fameuse &amp;quot;Madame Michu&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pauline Souchet considère en effet (ouhhh) que c'est plutôt un gadget et que
c'est plus facile de prendre l'annuaire papier. Heureusement que Maurice Remy,
qui &amp;quot;travaille dans la micro-informatique&amp;quot; comprend déjà l'intérêt du bouzin
pour arroser ses prospects de messages non sollicités. Vient ensuite une petite
démo où le journaliste Gilles Leclere montre tous les avantages de la recherche
en texte intégrale permise par l'annuaire électronique. Si je ne me trompe, ces
fonctions de recherche très avancées pour l'époque avaient été développées par
la société Erli (aujourd'hui Lexiquest).&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;h2&gt;distribution gratuite&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La parole est ensuite laissée à Michel Bouvier, porte-parole assez Rock'n
Roll de la Direction générale des télécommunications (DGT) qui nous expose les
prochaines étapes de la révolution télématique. Il nous apprend que l'on pourra
faire pleins de choses avec son terminal, de la formation, des jeux, consulter
des informations pratiques et assouvir à plusieurs ses passions les plus
obscures (ah non ça on me souffle à l'oreillette que cela a été retiré au
montage). A noter la distribution gratuite du terminal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voilà, il est bon de rappeler qu'il y a vingt-cinq ans, on y croyait encore
dur comme fer au &amp;quot;zero papier&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour consulter &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=notice&amp;amp;from=fulltext&amp;amp;full=minitel&amp;amp;cs_page=2&amp;amp;cs_order=0&amp;amp;num_notice=20&amp;amp;total_notices=21&quot;&gt;
la vidéo sur le site de l'INA et même en faire cadeau&lt;/a&gt; !&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Gretel : Michel Landaret apporte ses précisions</title>
    <link>http://legrenier.roumieux.com/post/2007/03/11/Gretel-%3A-Michel-Landaret-apporte-ses-precisions</link>
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    <pubDate>Sun, 11 Mar 2007 17:21:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Olivier</dc:creator>
        <category>réseaux</category>
        <category>1982</category><category>Gretel</category><category>hacking</category><category>Michel Landaret</category><category>Minitel</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://legrenier.roumieux.com/public/2007/EcranMinitel.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://legrenier.roumieux.com/public/2007/.EcranMinitel_s.jpg&quot; alt=&quot;Ecran de minitel&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;« Décidément ce minitel laissera
des souvenirs .... »&lt;br /&gt;
Contacté par nos soins, Michel Landaret a eu la gentillesse d'apporter un
certain nombre de précisions quant à la création involontaire du premier
service de messagerie sur Minitel, un détournement que nous évoquions dans
notre précédent billet : « &lt;a href=&quot;http://legrenier.roumieux.com/post/2007/03/04/Lorigine-cachee-du-Minitel-rose&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;L'origine
cachée du minitel rose&lt;/a&gt; ».&lt;br /&gt;
Les deux sources que nous utilisions dans ce billet auraient quelque peu
« romancé » son témoignage, selon les dires de celui qui était à
l'époque responsable de Gretel, un des premiers services minitel à l'initiative
des &lt;em&gt;Dernières Nouvelles d'Alsace&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;    &lt;h2&gt;nombreuses tentatives de piratage&lt;br /&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;« Nous avions effectivement mis en place des moyens automatiques de
détecter les difficultés d'usage du minitel par les utilisateurs, et ajouté une
fonction nous permettant de leur adresser &amp;quot;live&amp;quot; un message et leur permettant
de répondre ; c'est cette fonction qui a été &amp;quot;piratée&amp;quot; et
&amp;quot;détournée&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Il y a eu de nombreuses tentatives de &amp;quot;piratage&amp;quot; du système, poursuit Michel
Landaret. Ces tentatives visaient à trouver les moyens d'accès &amp;quot;réservés&amp;quot;, vu
l'encombrement de l'accès général. Nous avons beaucoup appris de ces
tentatives, dont il faut souligner qu'aucune n'avait de but destructeur. Ainsi,
un utilisateur plutôt jeune a découvert le mot de passe protégeant le programme
de messagerie interactive initial, et a commencé à le répandre et à l'utiliser.
Le succès a été tel que ce programme a vite rencontré des limites. Nous avons
dû améliorer d'abord la performance en tant que telle (rappel : les
processeurs de l'époque utilisaient des fréquences d'horloge de 2-10 Mhz, au
mieux, avec des tailles mémoire de 64Ko ... et des disques durs de 64 Mo ;
c'était il y a moins de 25 ans). »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;90% du trafic&lt;br /&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En revanche, et c'est bien malheureux pour la légende, Michel Landaret remet
en cause l'existence de Big Panther, le pseudo du pirate : « Qui a
inventé ce nom-là??? Le pirate en question n'avait pas de nom en messagerie, il
n'y avait pas de messagerie quand il a opéré ; et même plus tard... il n'y
a jamais eu de &amp;quot;big panther&amp;quot; ».&lt;br /&gt;
Insistons sur le fait que le fameux pirate n'a rien reprogrammé ni détruit dans
le système : il s'est « contenté » de découvrir le mot de passe
permettant de s'approprier des fonctions jusque-là réservées, comme les
fonctions interactives constitutives du service de messagerie.&lt;br /&gt;
Un service qui, une fois rendu accessible à l'ensemble des utilisateurs, a reçu
un accueil enthousiaste et représenté « quasiment immédiatement 90% du
trafic. »&lt;br /&gt;
« Puis, nous avons ajouté des fonctionnalités : les annuaires de
boîtes aux lettres, les répondeurs en absence, les forums, les pseudos
multiples et masqués, la certification d'identité, les CV, les dazibaos (une
sorte d'hybride entre messagerie et forum, une messagerie publique en quelque
sorte). Plus les fonctions évoluaient, plus le succès s'affirmait. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;72 heures sans décrocher&lt;br /&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour preuve de cet engouement, Michel Landaret nous livre quelques
statistiques significatives :&lt;br /&gt;
« - taux d'utilisation des modems en 1982 : 23h 02 / 24h (ceci
signifie que le système était entièrement saturé 23h/24) ;&lt;br /&gt;
- durée moyenne d'une communication : 1h 02 ;&lt;br /&gt;
- temps moyen d'attente pour avoir accès au système, mesuré à 21h : 1h 10
minutes !!! (ce qui en clair veut dire que l'usager, à cette heure, composait
le même numéro de téléphone pendant plus d'une heure pour obtenir une connexion
à la messagerie ... ; à elle seule, cette valeur donne une idée de
l'engouement) ;&lt;br /&gt;
- record de la plus longue connexion sans coupure : 72 heures !!! ;&lt;br /&gt;
- record du plus fort trafic mensuel réalisé en un mois par un seul
utilisateur : 520 heures !! (sur 720 heures dans un mois ... oui, il
dormait peu ; son pseudo était *Isis 33* ;&lt;br /&gt;
- record de la plus grosse facture bimensuelle France-Télécom : 225 000
francs en 1982 (il faut dire que l'appel était réalisé par le téléphone -
commuté - et que l'usager appelait d'un autre département à une époque où le
tarif interdépartemental était de quelque 220 francs par heure. Malgré tout ...
plus de 500 heures par mois ...)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Compte tenu de la fiabilité chancelante des ordinateurs de l'époque, et de
l'acharnement des usagers, cette période a été un véritable cauchemar pour les
concepteurs de Gretel, nous n'avons même plus essayé de tenir le compte des
appels de nuit sur notre numéro privé, avec le pompon : Noël 1982, 2h 20
du matin ...&lt;br /&gt;
Notez et j'y tiens : c'était très convivial et pas du tout &amp;quot;rose&amp;quot; ... et
pas cher : 4 francs de l'heure environ, compte tenu du coût des réseaux à
cette époque, c'était donné ; le premier pseudonyme vaguement qualifiable
de rose est apparu en 1983, c'était &amp;quot;Peggy la cochonne&amp;quot; ... on en sourit
aujourd'hui. Et il y a eu un véritable scandale en 1987 quand un usager a pris
le pseudo de &amp;quot;Gay-toubib&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Une autre époque, c'est sûr ... »&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>L'origine cachée du Minitel rose</title>
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    <pubDate>Mon, 05 Mar 2007 22:18:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Olivier</dc:creator>
        <category>réseaux</category>
        <category>1982</category><category>hacking</category><category>Michel Landaret</category><category>Minitel</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://legrenier.roumieux.com/public/2007/.3615VAZI01OK_s.jpg&quot; alt=&quot;Affiche pour le Minitel rose&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;strong&gt;Vous n'êtes pas sans vous souvenir de
la floraison de publicités, au milieu des années quatre-vingts, pour les
messageries roses&lt;/strong&gt;, popularisées quelques années plus tard par le
fameux « 36-15 Quinenveut » des Deschiens. Le sommet avait d'ailleurs
été atteint à l'été 86 par une grande affiche représentant tout simplement...
une moule ouverte !&lt;br /&gt;
On sait moins en revanche que le modèle technique de la messagerie n'avait
absolument pas été prévu par les initiateurs du Minitel à la DGT (Direction
générale des télécommunications).&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;L'époque était à la constitution de grandes bases de données, telles que
l'annuaire électronique, mais l'idée que l'Etat favorise l'émergence de groupes
de discussions était on ne peut plus incongrue...&lt;br /&gt;
Nous nous trouvons donc en présence d'un joli cas de détournement de la
technique par les usages.&lt;br /&gt;
C'est sur Gretel, un service minitel initié par le quotidien &lt;em&gt;Les dernières
nouvelles d'Alsace&lt;/em&gt; qu'a lieu le « détournement originel », en
1982.&lt;br /&gt;
Michel Landaret est alors en charge du service d'informations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;utilisation sous surveillance&lt;br /&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;« L'expérience que nous conduisions s'adressait un très petit nombre
d'utilisateurs ; nous voulions déterminer si les professionnels et les
associations seraient intéressés par nos services d'information. La DGT n'avait
pas mis l'accent sur les fonctionnalités de communication du Minitel. Ce qui se
passa sur Grétel modifia radicalement la relation que les utilisateurs avaient
avec le service. À fins de recherche, nous avions placé leur utilisation sous
surveillance. Nous pûmes ainsi nous rendre compte que les nouveaux utilisateurs
avaient souvent du mal à comprendre le fonctionnement du système. Nous
décidâmes donc d'ajouter au serveur une fonctionnalité nous permettant de leur
envoyer un message directement à l'écran et de recevoir leur réponse pour les
aider à mieux apprendre à se servir du système. Un des utilisateurs arriva à
pirater cette fonctionnalité et commença à l'utiliser pour discuter avec
d'autres utilisateurs. Quand nous nous en sommes rendus compte, nous avons
décidé d'améliorer cette fonction et de l'ajouter aux services proposés au
public. Ils furent tous ravis. » (1)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;les pirates nous ont appris beaucoup&lt;br /&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Mais quel était donc ce pirate, « Big Panther », qui a permis de rendre
complètement interactif un service à l'origine uni-directionnel ?&lt;br /&gt;
« Les pirates, ils ne nous ont pas ennuyés. Ils s'y sont en général très
bien pris, ils nous ont appris beaucoup. Ils n'ont d'ailleurs jamais planté le
système. Il faut dire que nous avions mis des protections pour. C'est un gamin
de 10 ans qui trafiquait l'Apple de son papa qui l'a connecté sur le Minitel et
qui nous a foutu en l'air tout le système de mots de passe. Il l'a programmé en
boucle. Au début, on ne s'en préoccupait pas. On laissait les gens rentrer leur
mot de passe. » (2)&lt;br /&gt;
Il fallut néanmoins trancher rapidement sur l'avenir du service : le
fermer définitivement aux utilisateurs ou le faire évoluer pour
l'améliorer.&lt;br /&gt;
« Il a fallu adapter progressivement la messagerie en fonction de la
vitesse des usagers. Au début, ils allaient tout doucement, mais plus ils
gagnaient en vitesse, moins le logiciel de départ, qui imposait une certaine
lourdeur à la messagerie, était adapté. (...) Dans ces conditions, il fallait
concevoir des logiciels de plus en plus rapides. On est passé par des tas de
messageries différentes. Les changements sont venus d'eux-mêmes, mais il ne
faut pas oublier que la plupart des concepteurs sont des utilisateurs. On a
passé des heures et des heures à utiliser le système pour voir comment les gens
réussissaient. »&lt;br /&gt;
En 1982, 36 personnes peuvent, sur Gretel, converser en temps réel, deux à
deux, trois lignes d'écran par trois lignes d'écran : la messagerie
conviviale vient de naître en France, bien avant que l'on ne parle de
messageries roses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;MISEAJOUR DU 11 mars 2007 : &lt;a href=&quot;http://legrenier.roumieux.com/post/2007/03/11/Gretel-%3A-Michel-Landaret-apporte-ses-precisions&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Gretel : Michel Landaret apporte ses précisions&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sources&lt;br /&gt;
(1)Howard Rheingold, Les communautés virtuelles, Addison-Wesley, 1995.&lt;br /&gt;
Chapitre &amp;quot;TÉLÉMATIQUE ET MESSAGERIES ROSES : Histoire de deux communautés
virtuelles&amp;quot; (&lt;a href=&quot;http://www.lumbroso.fr/lionel/03_Plume/VC/VC_Ch08.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;texte intégral ici&lt;/a&gt;)&lt;br /&gt;
(2)Marie Marchand, La grande aventure du Minitel, Larousse, 1987.&lt;br /&gt;
Photographie : Pierre Aït-Hammouda, &lt;a href=&quot;http://labellemusique.free.fr/magazine/pierrephoto.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;série
&amp;quot;36 15&amp;quot;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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