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  <title>legrenier : toute la nostalgie du futur, avec de vrais morceaux de passé - Tag - Intelligence collective</title>
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  <description>Dans ce grenier, plein de vieux robots, des terminaux et, devant leur claviers, des zozos...</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Wed, 27 Aug 2008 16:48:32 +0200</pubDate>
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    <title>Humains contre moteurs : la guerre ne date pas d'hier</title>
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    <pubDate>Wed, 13 Jun 2007 19:23:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Olivier</dc:creator>
        <category>rétro-prospective</category>
        <category>2001</category><category>cartographie</category><category>connaissances</category><category>Intelligence collective</category><category>Web 0.1</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://legrenier.roumieux.com/public/2007/humanlinks.gif&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://legrenier.roumieux.com/public/2007/.humanlinks_s.jpg&quot; alt=&quot;L'interface de Human Links&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Un peu de Web 2.0 ce matin avec la
démo de &lt;a href=&quot;http://www.yoono.com&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Yoono&lt;/a&gt; par l'un de ses
fondateurs, Pascal Josselin, lors de la première conférence d'&lt;a href=&quot;http://www.i-expo.net/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;I-Expo&lt;/a&gt;. L'objectif n'est pas moins
ici que d' &amp;quot;industrialiser le bouche à oreilles&amp;quot;, soit d'exploiter vos favoris
pour les faire découvrir à d'autres internautes disposant des mêmes centres
d'intérêt. De l'expertise mutualisée, en somme. Ce qui n'est pas sans me
rappeler quelques vagues souvenirs...&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Vous contribuez par vos favoris, mais vous recevez également, puisque lors
de vos surfs, la petite extension vous permet de découvrir d'autres sites
similaires. C'est un peu comme del.icio.us (moi qui avais mis des mois à créer
mon compte...), mais en plus interactif. Il y a de la sérenpidité, comme on dit
quand on gobe du Web 2.0 au p'tit déj, et du &amp;quot;bookmarking social&amp;quot; (j'ai pas dit
&amp;quot;TVA sociale&amp;quot;) quand on suit le blog de Loïc Le Meur. Enfin je ne connais pas
encore trop Yoono puisque je ne l'ai pas essayé (ehhh c'est pas un blog sur le
Web 2.0, ici, c'est pas ça qui manque juste à côté !). On parle de &amp;quot;bookmarking
social&amp;quot;, je crois.&lt;br /&gt;
Bon la présentation se poursuit tranquillement, avec les habituels &amp;quot;slides&amp;quot; en
anglais (vous savez, je parle d'habitude à des anglo-saxons...) et la maîtrise
affichée lors de la non moins inévitable coupure de réseau. Et tout le long de
cet aimable démonstration colorée, le souvenir de Human-links ressurgit à mon
esprit tristement Web 1.0. Human-links, qui n'est &lt;a href=&quot;http://www.social-computing.com/showitem.php?ID=199&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;plus
maintenu aujourd'hui&lt;/a&gt;, était une solution qui s'était développée au tout
début de ce siècle sur la vague du Peer-to-peer.&lt;br /&gt;
Je ne résiste pas au plaisir de vous reproduire ci-bas l'article que j'avais eu
le plaisir d'écrire à l'époque pour Archimag. Vous comprendrez, si ce n'est
déjà fait, que dans la vie, il ne suffit pas d'avoir une idée géniale, encore
faut-il sentir le moment pour la lancer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Human Links : cerveaux de recherche (juin 2001)&lt;br /&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot; Les solutions centralisées ont montré leurs limites.&amp;quot; Yves Simon,
directeur commercial de la jeune société française Amoweba, est
catégorique : les Google et consorts ne peuvent plus endiguer l'expansion
documentaire du Web (selon une étude américaine, on évalue la taille du Web
entre 5 et 500 milliards de pages !). Sa parade : Human Links, un réseau
de recherche peer-to-peer (P2P, pair-à-pair, un modèle de stockage de
l'information décentralisé popularisé par Napster).&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;les communautés s'auto-organisent&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Chaque utilisateur, de par ses favoris et ses requêtes, constitue un pôle
d'expertise enrichissant l'ensemble du système. Chaque fois qu'il trouve un
nouveau site pertinent, éventuellement par le biais d'autres outils de
recherche, il l'ajoute grâce à une barre d'outils spécifique. Progressivement,
des communautés s'auto-organisent par le biais de leurs requêtes. Ici, pas
d'outil de collecte automatique, comme c'est le cas habituellement, mais une
collecte manuelle et sélective. Côté recherche, le logiciel client Human Links
cartographie, grâce à un algorithme neuronal et selon une approche statistique,
l'univers informationnel mouvant. Amoweba compte évidemment sur la
participation des sites producteurs d'information, qui devraient comprendre
tout l'intérêt d'être classés de façon pertinente. Chaque machine du réseau
stocke donc une part d'information, ce qui peut représenter un frein à son
utilisation. Amoweba jure ses grands dieux qu'aucune information personnelle ne
circulera. Pour amorcer cette fabuleuse machinerie, la société lance ce mois-ci
une opération de béta test, ouverte à 100 000 volontaires français. Le système
n'étant pas encore opérationnel, le suspens reste entier quant à ses
performances très séduisantes… sur le papier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques remarques a posteriori (facile, vous me direz) : il fallait
installer un logiciel client, l'intégration n'était pas parfaite avec le
navigateur, l'interface n'était pas vraiment fun et la &amp;quot;rémunération
symbolique&amp;quot; de chaque contributeur pas assez forte. Cependant l'outil
développait des fonctionnalités cartographiques intéressantes et faudrait faire
preuve d'une mauvaise foi gigantesque pour nier que le projet reposait sur une
grande idée. Tous les Yooyoo de 2007 sont là pour le prouver.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://legrenier.roumieux.com/post/2007/06/13/Humains-contre-moteurs-%3A-la-guerre-ne-date-pas-dhier#comment-form</comments>
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    <title>Intelligence collective - Bonus : les commentaires du grenier</title>
    <link>http://legrenier.roumieux.com/post/2007/03/18/Intellegence-collective-Bonus-%3A-les-commentaires-du-grenier</link>
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    <pubDate>Mon, 19 Mar 2007 14:03:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Olivier</dc:creator>
        <category>rétro-prospective</category>
        <category>communautés virtuelles</category><category>Intelligence collective</category><category>Pierre Lévy</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://legrenier.roumieux.com/public/2007/poyet.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://legrenier.roumieux.com/public/2007/.poyet_s.jpg&quot; alt=&quot;Gravure de Poyet&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Comme je
l'ai annoncé dans &lt;a href=&quot;http://legrenier.roumieux.com/post/2006/11/02/Intelligence-collective-20-%3A-le-savoir-comme-nouvelle-infrastructure&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;mon premier billet&lt;/a&gt; relatif à l'Intelligence collective, je
n'ai pas relu attentivement le bouquin, mais plutôt des notes que j'avais
prises approximativement à l'époque de sa sortie. Il y a donc risque de
distorsion. Plutôt que de m'en tenir rigueur, le lecteur attentif n'hésitera
pas à apporter ses commentaires. D'autant plus que j'avoue ne pas avoir lu les
ouvrages suivants de Pierre Lévy, ayant quelque peu décroché à l'époque de
World Philosophy.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La tentation est grande de vouloir plaquer la réalité d'aujourd'hui sur une
grille de lecture destinée à la réflexion, néanmoins je trouve que l'exercice
peut s'avérer amusant, voire instructif.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;SI VOUS AVEZ MANQUE LE DEBUT DU FILM, je vous conseille de lire &lt;a href=&quot;http://legrenier.roumieux.com/tag/Intelligence%20collective&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;mes deux précédents billets
consacrés à l'Intelligence collective&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;L'influence de la cybernétique et la portée sociale de l'IC&lt;br /&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;On retrouve dans l'ouvrage de Lévy une grande influence de la cybernétique
(&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Cybern%C3%A9tique&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;http://fr.wikipedia.org/wiki/Cybern%C3%A9tique&lt;/a&gt;), tant dans son
approche systémique du cyberespace que dans la volonté de s'appuyer sur les
progrès des ordinateurs (les machines) pour favoriser l'émergence de
l'intelligence collective. « L'informatique communicante se présenterait
alors comme l'infrastructure technique du cerveau collectif ou de l'hypercortex
de communautés vivantes. »&lt;br /&gt;
Rappelons que le projet de Lévy s'inscrit dans une certaine histoire des
techniques des réseaux :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;dans les années 60, Engelbart et LickLider tous deux chercheurs au Xerox
Parc découvrent le potentiel social de la mise en réseau
d'ordinateurs ;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;dans les années 80 la télématique permet la création de réseaux
universitaires pour la recherche et émerge en tant que phénomène économique et
culturel ;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;fin de ces mêmes années 80, on assiste à un processus d'interconnexion
généralisée qui engendre une croissance exponentielle des usagers de la
communication informatisée.&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;A l'orée de l'ouverture de l'espace du savoir, Lévy identifie en particulier
trois champs susceptibles d'avancées concrètes : la création ou
restauration du lien social, le traitement et la gestion de l'information, la
gestion des ressources humaines.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Superposition des quatre espaces&lt;br /&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cette idée m'a très rapidement attiré, on peut en effet décomposer pas mal
de phénomènes de sociétés selon cette grille de lecture (body-art,
tribalisation, repli territorial...). Les premières start-up ont-elles
d'ailleurs bien lu Lévy (ou trop) ? En pensant que l'âge de l'information
allait supplanter tous les autres, plutôt que venir les recouvrir, n'ont-elles
pas pour certaines complètement oublié la logistique, instrument indispensable
pour arpenter le Territoire (mortar), au détriment du tout online (click)
?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Identités quantiques&lt;br /&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans notre ère post-Hotmail, ce concept trouve ses premières concrétisations
avec les multiplications des adresses virtuelles, destinées chacune à des
usages bien particuliers.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Gestion des connaissances, hier et aujourd'hui&lt;br /&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La problématique de la gestion des connaissances n'est pas récente dans
l'entreprise. Voici déjà plusieurs années que l'on se préoccupe de gérer les
agrégats d'informations que représentent les connaissances. Temps partiel,
pré-retraites, diminution du temps de travail, comment pérenniser les pratiques
et bonnes procédures dans un environnement humainement mouvant. La gestion des
connaissances s'appuie déjà sur des outils logiciels, tels que des forums,
bases textuelles catégorisées, représentations graphiques d'ensembles
constitués...&lt;br /&gt;
Avec les arbres de connaissances, sur lesquels il a travaillé avec Michel
Authier, Pierre Lévy a apporté sa contribution à ces travaux : « Sur
le quatrième espace, nous avons nommé, avec Michel Authier, cosmopédie un
nouveau type d'organisation des savoirs, reposant largement sur les
possibilités ouvertes depuis peu par l'informatique pour la représentation et
la gestion dynamique des connaissances. »&lt;br /&gt;
Le philosophe quitte le cercle de l'encyclopédie : « Plutôt qu'à un
texte à une seule dimension, ou même à un réseau &lt;a href=&quot;http://legrenier.roumieux.com/tag/hypertexte&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;hypertextuel&lt;/a&gt;, nous avons affaire à un espace
multidimensionnel de représentations dynamiques et interactives. »&lt;br /&gt;
De nombreux travaux sur la représentation des connaissances ont débouché ces
dernières années sur des applications concrètes, utilisables par le grand
public, comme Cow9 du défunt AltaVista ou le toujours bien vivant &lt;a href=&quot;http://www.kartoo.com&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Kartoo&lt;/a&gt;. Côté professionnels, les
veilleurs utilisent des interfaces de modélisation graphique des connaissances
et on en connaît déjà des exemples concrets d'utilisation, comme l'analyse de
la rumeur et de l'opinion en contexte de crise. Mais ces « cartes »
sont-elles bien « ciné » : intègrent-elles la notion de mouvement, de
dynamique, dans leurs principaux indicateurs ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Emergence des Intellectuels Collectifs&lt;br /&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Nous assistons aujourd'hui à une profusion d'individualités qui s'agrègent
dans des collectifs.&lt;br /&gt;
Les forums, forme ancienne de l'association virtuelle puisqu'ils remontent au
réseau Usenet, regroupent les internautes selon leur affinité, leurs goûts,
leur profession, voire leur fétichisme. On peut y constater une véritable forme
d'entraide, pour peu que les formes soient mises.&lt;br /&gt;
Les pages perso relient entre elles les individualités, soit au sein de projets
ambitieux tels que FriendOfAFriend (&lt;a href=&quot;http://www.foaf-project.org&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;http://www.foaf-project.org&lt;/a&gt;) ou de services plus triviaux
comme MySpace (&lt;a href=&quot;http://fr.myspace.com/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;http://fr.myspace.com&lt;/a&gt;). Mais s'en dégage-t-il une quelconque
Intelligence Collective ?&lt;br /&gt;
Les blogs sont une autre évolution de la page perso des années quatre-vingt
dix, intéressants de par leurs commentaires, rétroliens et fils RSS intégrés.
Wikipédia n'existait pas du temps où Pierre Lévy a écrit sont livre. C'est un
bel exemple d'intelligence collective (d'autres projets sont en cours de
développement), mais est-il assez dynamique pour les critères du philosophe
?&lt;br /&gt;
Les tags sont un autre aspect très intéressant des blogs et autres sites
communautaires. Ajoutés le plus souvent par les internautes, sans validation ni
référence à une autorité lexicale, ces mots-clés donnent une bonne vision du
contenu d'un article, d'une rubrique ou même d'un site entier (ce blog utilise
d'ailleurs ce système pour mieux représenter son contenu). Astucieux, la taille
des tags varie selon leur fréquence d'apparition. Dans les sites contributifs,
chaque internaute participe ainsi à la catégorisation des contenus, le nombre
venant pallier les inconvénients certains de la méthode (pas d'équivalences,
ambiguités, mono-linguisme...).&lt;br /&gt;
Bien que l'idée ne soit pas nouvelle également, le site français de
Questions-réponses de Yahoo! (&lt;a href=&quot;http://fr.answers.yahoo.com/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;http://fr.answers.yahoo.com&lt;/a&gt;) semble actuellement rencontrer son
public.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;du côté de la politique&lt;br /&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Sur le plan politique, Lévy constate que :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;les formes actuelles de gouvernement se sont stabilisées à une époque où
les changements techniques, économiques et sociaux étaient moins rapides
qu'aujourd'hui ;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;les grands problèmes politiques du monde contemporain sont plus ou moins
interconnectés dans un espace mondialisé ;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;les procédures actuelles d'évaluation et de décision ont été établies dans
une écologie de communication simple, alors que l'information est aujourd'hui
de nature torrentielle ;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;les gouvernements utilisent majoritairement des techniques de communication
molaires, ne se servant de l'informatique que pour gérer le fonctionnement
bureaucratique et non pour expérimenter des formes d'organisation ou de
traitement de l'information innovantes, plus souples et interactives. Bref,
l'espace de communication et de pensée des hommes politiques est presque
entièrement polarisé par les médias de masse.&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
Doit-on alors voir dans les tentatives virtuelles et les « débats
participatifs » de Ségolène Royal (&lt;a href=&quot;http://www.desirsdavenir.org/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;http://www.desirsdavenir.org&lt;/a&gt;) comme une mise en application
d'une volonté de briser le carcan des mas-media ? Le Parti Socialiste pose
aujourd'hui implicitement la question de savoir comment un parti de masse
(molaire) peut faire remonter les aspirations individuelles (moléculaire) sans
sombrer dans le populisme et tout en proposant toujours une perspective. Une
tâche difficile, comme le démontre son propre site institutionnel (&lt;a href=&quot;http://www.parti-socialiste.fr/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;http://www.parti-socialiste.fr&lt;/a&gt;), qui n'est plus qu'un agrégat de fils
RSS complètement dans la tendance Web 2.0, mais qui peine à présenter
clairement sa ligne éditoriale.&lt;br /&gt;
Comment faire en sorte de ne pas exclure ceux qui ne sont pas dans le Réseau
(la fameuse « fracture numérique »), car on peut la redouter, si l'on
s'appuie de plus en plus sur la technique ?&lt;br /&gt;
« Il n'est pas absurde d'envisager que, dans quelques années, la plupart
des foyers puissent être équipés de terminaux (les cybergates) d'un dispositif
de communication selon un schéma en espace tous / tous ». Mais pour y parvenir,
l'équipement de la population est une priorité : « le cyberspace
coopératif doit être conçu comme un véritable service public ».&lt;br /&gt;
En voici un beau slogan que l'on entend peu au cours de cette campagne
présidentielle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J'espère vous avoir donné envie de lire le livre : &lt;a href=&quot;http://www.amazon.fr/LIntelligence-collective-Pour-anthropologie-cyberspace/dp/2707126934/sr=8-2/qid=1162576249/ref=sr_1_2/403-8602147-7352432?ie=UTF8&amp;amp;s=books&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Disponibilité chez Amazon&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Gravure : Poyet (&lt;a href=&quot;http://www.brainstormixing.com&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;http://www.brainstormixing.com&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Intelligence collective 2.0 : le savoir au coeur de l'ingénierie du lien social</title>
    <link>http://legrenier.roumieux.com/post/2007/01/22/Intelligence-collective-20-%3A-le-savoir-au-coeur-de-lingenierie-du-lien-social</link>
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    <pubDate>Mon, 22 Jan 2007 21:03:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Olivier</dc:creator>
        <category>rétro-prospective</category>
        <category>1994</category><category>communautés virtuelles</category><category>Intelligence collective</category><category>Pierre Lévy</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://legrenier.roumieux.com/public/2007/art1018-1.gif&quot; alt=&quot;Une des premières traces picturales d'industrialisation de l'intelligence collective&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt;Vous ne pensiez pas vous en tirer à
si bon compte, tout de même. Ayant constaté avec perplexité les chiffres de
fréquentation et les commentaires délirants suite à &lt;a href=&quot;http://legrenier.roumieux.com/post/2006/11/02/Intelligence-collective-20-%3A-le-savoir-comme-nouvelle-infrastructure&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;la première partie&lt;/a&gt;, je consens avec une pincée de démagogie à
poursuivre ces quelques réflexions. Attention, je vous conseille vivement de
lire &lt;a href=&quot;http://legrenier.roumieux.com/post/2006/11/02/Intelligence-collective-20-%3A-le-savoir-comme-nouvelle-infrastructure&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;la première partie ici&lt;/a&gt; avant d'entamer ce nouveau volet, vous
serez prévenus, pas la peine d'imaginer l'esquisse d'un procès (&amp;quot;suite à la
lecture de ce blog, mon client s'est pris les pied dans la cinécarte et nous en
a fait tout une cosmopédie...&amp;quot;).&lt;/p&gt;    &lt;h2&gt;L'économie des qualités&lt;br /&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Qu'est-ce que l'intelligence collective ? « Une intelligence
partout distribuée, sans cesse valorisée, coordonnée en temps réel, qui aboutit
à une mobilisation effective des compétences. »&lt;br /&gt;
A la base de l'intelligence collective, Lévy dégage la notion d'identités
quantiques. On peut prendre la métaphore du gène en biologie moléculaire, de
l'octet en informatique... Les quanta de qualités humaines seront des signes.
Un quantum de qualité sera toujours en rapport avec un acte accompli ou
potentiel, avec un événement réel ou possible. Le rôle de l'ingénierie de
l'humain est de valoriser le moindre de ces actes, de permettre sa négociation,
son évaluation, de le rendre visible.&lt;br /&gt;
La matière première de l'économie des qualités, ce sont les actes et les
potentiels humains. Alors que sur le Territoire, les idées d'appartenance font
bloc, sur l'espace du savoir, les identités sont libérées. On n'est plus
contraint par une identité, la quantique des qualités permet
l'auto-description. L'individu pourra projeter autant d'images qu'il le voudra
sur une variété ouverte d'espaces collectifs.&lt;br /&gt;
Intelligence partout distribuée : tout le monde sait quelque chose, le
savoir c'est ce que les gens savent. Il faut désormais fonder le lien social
sur le rapport au savoir, en posant l'apprentissage réciproque, l'échange,
comme médiation des rapports entre les hommes. Redécouvrir l'autre :
quelqu'un qui sait, des choses que je ne sais pas, qui est une source
d'enrichissement pour mes propres savoirs.&lt;br /&gt;
Intelligence sans cesse valorisée : ce n'est pas le cas aujourd'hui. Les
qualités humaines, comme singularités, doivent être toutes reconnues et
exploitées, comme de véritables ressources énergétiques. Lévy appuie sa
démonstration sur le problème du chômage, qu'on ne peut plus résoudre en
abordant l'individu uniquement sous l'angle de profils de postes ou de métiers
bien définis a priori.&lt;br /&gt;
Coordination en temps réel des intelligences : avec les techniques
numériques de l'information, il va devenir possible aux membres de collectifs
délocalisés d'interagir au sein de paysages mobiles de significations tels que
le fameux cyberespace.&lt;br /&gt;
Aboutir à une mobilisation effective des compétences : c'est toujours
l'idée d'éviter le gaspillage de la matière première principale du nouvel
espace, les qualités humaines.&lt;br /&gt;
Sur l'espace du savoir, l'humain n'est plus qu'un cerveau, qui entre en contact
et compose avec d'autres cerveaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Vers une dynamique des cités intelligentes&lt;br /&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;« Les infrastructures de communication et les technologies
intellectuelles ont toujours noué d'étroites relations avec les formes
d'organisation économiques et politiques. »&lt;br /&gt;
Le projet de Lévy est global, il concerne la société jusque dans son
organisation politique. « Nous développons ici l'hypothèse utopique d'une
démocratie directe assistée par ordinateur – ou d'une agora virtuelle. »
Lévy parle plus loin de « civilité assistée par ordinateur ».&lt;br /&gt;
Le collectif intelligent pourrait devenir la nouvelle figure de la cité
démocratique.&lt;br /&gt;
La dynamique démocratique se décompose se décompose en plusieurs phases :&lt;br /&gt;
l'écoute de l'environnement et de soi : faire émerger la pluralité des
idées, des arguments ;&lt;br /&gt;
l'organisation chargée de distribuer des fonctions et partager les rôles, sans
séparations des tâches, prise de pouvoir mais en incluant le collectif ;
plutôt qu'organisation on devrait parler d'auto-organisation ;&lt;br /&gt;
la décision ;&lt;br /&gt;
l'évaluation ;&lt;br /&gt;
la connexion transversale, qui sert de contrepoids à l'organisation ;&lt;br /&gt;
la vision globale doit malgré tout apparaître des processus moléculaires, elle
constitue la face émergente et globale de l'écoute.&lt;br /&gt;
La démocratie en temps réel s'oppose aux institutions molaires pour devenir une
démodynamique, c'est-à-dire une politique moléculaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Whouaaaaoo, comme on disait naguère et jadis dans Podium, la prochaine fois, si
vous êtes sages, vous aurez droit aux commentaires du blogueur en
bonuuuuuus !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.uzine.net/article1018.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;La superbe
gravure est extraite de l'article : &amp;quot;Quand l'intelligence collective se
met en branle&amp;quot; - [http://www.uzine.net/article1018.html&lt;/a&gt;]&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://legrenier.roumieux.com/post/2007/01/22/Intelligence-collective-20-%3A-le-savoir-au-coeur-de-lingenierie-du-lien-social#comment-form</comments>
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    <title>Intelligence collective 2.0 : le savoir comme nouvelle infrastructure</title>
    <link>http://legrenier.roumieux.com/post/2006/11/02/Intelligence-collective-20-%3A-le-savoir-comme-nouvelle-infrastructure</link>
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    <pubDate>Thu, 04 Jan 2007 20:19:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Olivier</dc:creator>
        <category>rétro-prospective</category>
        <category>1994</category><category>communautés virtuelles</category><category>Intelligence collective</category><category>Pierre Lévy</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://legrenier.roumieux.com/public/levy.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://legrenier.roumieux.com/public/./.levy_s.jpg&quot; alt=&quot;L'Intelligence collective&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;C'est en 1994 que paraît
&lt;em&gt;L'intelligence collective : pour une anthropologie du cyberspace&lt;/em&gt;.
Un ouvrage qui, à défaut de marquer les foules, m'aura bien fait phosphoré,
ainsi que certains de mes collègues du DESS auquel je participais. Pierre Lévy,
son auteur, décrypte en philosophe qu'il est l'avènement du cyberespace comme
une véritable perspective anthropologique. Rien de moins. Donc très excitant à
l'époque des premières connexions Internet. Je viens de retrouver de vieilles
notes, ce qui va me permettre de vous affranchir dans les grandes largeurs sans
avoir à relire le bouquin. Intéressant de retrouver ces quelques concepts pour
dresser un premier bilan d'étape une dizaine d'années plus tard. A l'heure où
l'on parle beaucoup de Web 2.0, voyons voir si la philosophie peut nous être de
quelque secours.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Au fondement de la thèse de Lévy se trouvent quatre espaces qui se
superposent comme des couches et au sein desquels l'auteur analyse les notions
d'identité, de perception du monde, d'espace et de temps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;La Terre&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;C'est le premier espace occupé par l'humanité, le temps y est immémorial.
C'est un cosmos où les humains sont en communication avec les animaux, les
plantes, les paysages, les lieux et les esprits. Tout est réel, tout est
présent, le nom marque l'identité qui elle même se forge au travers de clans,
filiations et alliances. C'est un monde de correspondances, pour reprendre
l'expression chère à Baudelaire, dans lequel le signe n'est jamais séparé d'une
présence. Ce monde nous touche encore, il organise notre imaginaire et notre
affectif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Le Territoire&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Depuis le néolithique, le Territoire travaille à recouvrir la grande Terre
nomade, la repousse aux marges, il entretient avec elle un rapport de prédation
et destruction. L'homme devient un habitant sédentaire et l'adresse symbolise
son identité. Apparaissent l'Etat, l'agriculture, l'élevage, l'écriture... Le
lien entre le signe et la chose est différé, cette transcendance du signe est à
l'origine des hiérarchie politiques et sacerdotales. Nous entrons avec le
territoire dans le temps linéaire de l'histoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;L'espace des Marchandises&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'argent est au centre de cet espace : le capitalisme transmute en
marchandise tout ce qu'il parvient à entraîne dans ses circuits, mais il ne
fonctionne que grâce à l'Etat territorial. Ce nouvel espace organise les
précédents selon ses propres fins. Le capitalisme a instituté l'économie comme
dimension inéliminable de l'existence humaine. Les individus sont désormais
redéfinis par leur rôle dans la fabrication, la circulation et la consommation
de choses, d'informations et d'images. Les signes de l'identité deviennent
quantitatifs : revenu, salaire, compte en banque. Le signe est
déterritorialisé, il est indéfiniment reproduit et diffusé par les médias, il
est d'ailleurs tellement décontextualisé qu'on en oublie le référent,
l'original. Dans la Société du spectacle, tout le réel et passé du côté du
signe. La figure dominante est celle des réseaux, car le capitalisme est
planétaire. Diffusion directe, contacts instantanés, on s'approche du temps
réel, mais on ne l'atteindra pas en accélérant encore.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;L'espace du savoir&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il n'existe pas, c'est au sens étymologique une u-topie, un non lieu. Mais
il est déjà virtuel, en attente de naître. Il n'a pas encore pris son
autonomie. Sur ce nouvel espace l'identité se forge au sein d'intellectuels
collectifs (IC), dont un prémice pourrait être constitué par les arbres de
connaissances (Lévy fait référence ici à un livre précédent, écrit avec Michel
Authier et qui, à ma connaissance, avait donné lieu à plusieurs
expérimentations). Ces intellectuels collectifs émergent, se connectent, se
déplacent, mutent, ne cessent d'apprendre et d'inventer, bref ils vivent leur
vie. Comme dans un jeu vidéo, l'identité de l'individu s'organise autour
d'images dynamiques, images qu'il produit par l'exploration et la
transformation des réalités virtuelles auxquelles il participe. Mais un jeu
vidéo a des règles fixes, alors que l'intellectuel collectif remet en jeu
constamment les lois de son univers. On peut donc dire que les membres d'un
intellectuel collectif sont à la fois concepteurs et acteurs. L'individu peut
avoir plusieurs identités s'il participe à plusieurs IC (non là Levy ne parle
pas forcément de votre adresse Hotmail cachée) et se compose ainsi un
« blason de sapience ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Coexistence des quatre identités&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Chacun de nous (même toi cher lecteur) possède les quatre types d'identité,
même si la première est oubliée et si la quatrième n'apparaît pas encore. En
fait, l'identité pleine traverse les quatre espaces : l'espace du savoir
pourrait ainsi nous faire retrouver la Terre. Il serait alors le lieu d'une
prise de parole continue, effective, capable de changer la réalité, donc pleine
de sens.&lt;br /&gt;
Les IC secrètent leur propre durée et le temps n'est donc plus considéré selon
un étalon extérieur, l'horloge. Toujours à l'état naissant, l'espace du savoir
fait émerger des actes et des histoires singulières qui animent les IC. Il
n'est jamais structuré a priori. On ne peut le partager, le délimiter comme le
Territoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Comment naviguer dans ce nouvel espace : outils&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Un nouvel espace, c'est bien beau, mais comment y allons-nous vivre ?
L'être humain a besoin de moyens de repérages pour se constituer une identité
et envisager une action. Chaque espace dispose de ses propres moyens de
navigation : la Terre a le portulan, le Territoire la navigation
astronomique et l'espace des marchandises les statistiques et les
probabilités.&lt;br /&gt;
L'informatique les outils de l'espace du savoir, et donc par là-même procurer
les conditions de création de ces espace, le dater. Le monde virtuel d'un
Intellectuel Collectif est une carte, un instrument de repérage et
d'orientation qui renvoie à un espace réel, celui du savoir vivant. Pierre Lévy
parle de &lt;strong&gt;cinécarte&lt;/strong&gt; : comme l'indique son étymologie,
c'est une carte « animée », à l'image de l'univers dont elle rend compte,
elle permet en effet de représenter l'univers informationnel qui ne souffre pas
de normes immobiles. On peut imaginer une interface graphique munie d'icônes et
de liens hypertextes où tous les usages seront en interaction constante et
contribueront à la remodeler.&lt;br /&gt;
Sur ce quatrième espace, le savoir est immanent à l'intellectuel collectif. Il
y a donc renouvellement épistémologique des objets de connaissance. Le savoir
ici ne peut être que collectif, constitué d'une texture de devenirs singuliers.
Il n'est plus consigné à jamais dans les livres, il est sans cesse mouvant. Il
devient le critère essentiel de l'existence de chacun.&lt;br /&gt;
La &lt;strong&gt;cosmopédie&lt;/strong&gt; est le nouveau type d'organisation des
savoirs : un espace multidimensionnel de représentations dynamiques et
interactives. Alors que l'encyclopédie prétend faire le tour (cycle) des
connaissances, la cosmopédie prétend construire un « ordre » (cosmos)
sur la base du savoir. Toutes les formes d'expression servies par
l'informatique, et pas seulement le texte, entrent dans le cadre de la
cosmopédie, qui est en perpétuel mouvement, à l'image des cinécartes. La
cosmopédie, à l'inverse du Territoire qui sépare, et de l'espace des
marchandises qui brouille les significations, propose un continuum entre les
connaissances pour former un ensemble enfin cohérent. « La cosmopédie
dématérialise les séparations entre les savoirs. Elle dissout les différences
entre les spécialistes. » Chacun participant à la génération du savoir,
les dimensions de lecture et d'écriture sont en intime interaction. Chacun
secréte son propre savoir, qui est en relation avec les autres. Chacun est
impliqué dans cette nouvelle organisation sociale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bientôt la suite : &amp;quot;le savoir au coeur de l'ingénierie du lien social&amp;quot; (là
je sens que vous salivez, vous ne pouvez pas le nier).&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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