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  <title>legrenier : toute la nostalgie du futur, avec de vrais morceaux de passé - Tag - 1994</title>
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  <description>Dans ce grenier, plein de vieux robots, des terminaux et, devant leur claviers, des zozos...</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Thu, 09 Oct 2008 19:49:34 +0200</pubDate>
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    <title>Jack Bauer : le pilote que la Fox nous a caché</title>
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    <pubDate>Tue, 20 Nov 2007 18:21:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Olivier</dc:creator>
        <category>un peu décalé</category>
        <category>1994</category><category>AOL</category><category>Prodigy</category><category>Windows</category>    
    <description>    &lt;object type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; data=&quot;http://www.collegehumor.com/moogaloop/moogaloop.swf?clip_id=1788161&amp;amp;fullscreen=1&quot; height=&quot;335&quot; width=&quot;425&quot;&gt;&lt;param name=&quot;allowfullscreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt;
&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.collegehumor.com/moogaloop/moogaloop.swf?clip_id=1788161&amp;amp;fullscreen=1&quot; /&gt;&lt;/object&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Une bombe, un héros qui court, des agents
stressés, tous les éléments sont en place... mais dix ans plus tôt !&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;24: The Unaired 1994 Pilot&lt;/em&gt; (24, le pilote inédit de 1994), est une
parodie hilarante de la célèbre série dans laquelle Jack Bauer doit sauver le
monde une nouvelle fois avec les moyens à sa disposition en 1994.&lt;br /&gt;
Voici en vrac les technologies mises en oeuvre pour tenter de désamorcer la
bombe : un pager (où est la cabine ?!), une connexion RTC à très bas débit qui
monopolise la ligne et empêche de téléphoner simultanément, la facturation de
la session à la durée, une imprimante matricielle et ses listings à
trous-trous, un magnétoscope analogique dans lequel il faut rembobiner la
cassette avant de pouvoir la visionner, les services en ligne AOL
(« you've got mail! ») et Prodigy. Et enfin, déjà omniprésent à
l'époque, Windows... 3.1 !&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;(Débusqué sur &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.business-garden.com&quot;&gt;Business garden&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Librarything, et la bibliothèque mondiale devient réalité</title>
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    <pubDate>Sat, 11 Aug 2007 19:26:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Olivier</dc:creator>
        <category>ma bibliothèque</category>
        <category>1895</category><category>1994</category><category>bibliothèques</category><category>bibliothécaires</category><category>catalogue</category><category>Paul Otlet</category><category>telnet</category><category>web 2.0</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://legrenier.roumieux.com/public/2007/librarything.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://legrenier.roumieux.com/public/2007/.librarything_s.jpg&quot; alt=&quot;Ma bibliothèque&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;Librarything est une des
choses les plus excitantes qui soit arrivé dans le monde des bibliothèques
depuis plusieurs années&lt;/strong&gt;. Ce service d'origine américaine permet en
effet à tout un chacun de cataloguer très simplement sa bibliothèque, puis de
la publier pour activer enfin tous les ressorts des réseaux sociaux
contemporains. Le rêve de Paul Otlet serait-il en train de se
réaliser ?&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;En 1895, celui que l'on considère aujourd'hui comme l'un des pères
fondateurs de la documentation décrit un « &lt;em&gt;Réseau universel
d’information et de documentation, capable de mettre en relation tous les
organismes particuliers de documentation. Sous nos yeux, écrit-il, est en voie
de se constituer une immense machinerie pour le travail intellectuel. Elle se
constitue par la combinaison des différentes machines existantes, dont les
liaisons nécessaires s’entrevoient. Cette machinerie constituerait un véritable
cerveau mécanique et collectif…&lt;/em&gt; ». On pense évidemment à Internet comme
terreau de l'explosion de l'information telle que nous la vivons
actuellement.&lt;br /&gt;
Mais si l'hypertexte et ses dérivés technologiques et applicatifs ont
bouleversé la documentation et la veille, la bibliothéconomie n'a pas encore
connu la révolution qu'apportent aujourd'hui certains réseaux sociaux. En
effet, bien que l'idée de catalogage partagé soit maintenant relativement
ancienne (1) et que nous connaissions certains grands réservoirs de notices
(OCLC, Sudoc...), les projets sont toujours partis du haut vers le bas, au
contraire du sens « inventé » par le Net : du bas vers le
haut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1994. Un jeune bibliothécaire est bombardé responsable de plusieurs secteurs
scientifiques alors qu'il est titulaire d'une maîtrise d'histoire. Pour vaincre
le découragement face aux piles d'ouvrages abscons qu'il se doit de cataloguer
quotidiennement, il dispose d'un outil pour sortir de l'isolement. Telnet lui
permet d'émuler un terminal pour accéder à d'autres catalogues de bibliothèques
(locis.loc.gov, opale02.bnf.fr...) et rechercher si quelques bonnes âmes
auraient déjà catalogué les traités en attente sur son bureau. Parfois cela
marche, et souvent... non. Il peste alors de devoir faire imparfaitement ce
qu'un autre – inconnu - fera certainement mieux que lui quelques temps plus
tard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2007. Librarything, nimbé de la simplicité et de la rapidité de sa génération
2,0, pourrait révolutionner les techniques de catalogage partagé. Et renouveler
par là-même la passion de la bibliophilie. La simplicité se manifeste dès
l'inscription, où login et password sont les seules « données personnelles
exigées. A partir de là, il ne tient qu'à vous de remplir immédiatement vos
premiers rayonnages virtuels. Quelques mots (titre, auteur...) suffisent pour
rechercher votre ouvrage dans les catalogues de nombreuses bibliothèques
prestigieuses (Bibliothèque Nationale de France, Bibliothèque du Congrès,
Canadian National Catalog, Sudoc...) ou mieux, l'une des déclinaisons
régionales du géant Amazon pour obtenir dans le même mouvement la reproduction
de la couverture. Si vous avez l'ouvrage en main, comme tout bon bibliothécaire
qui se respecte, la saisie de l'ISBN vous conduira directement à la bonne
édition. Un clic, pas plus, est requis pour faire entrer la notice dans votre
bibliothèque virtuelle. Tous les champs sont déjà saisis, mais sont éditables.
La récupération des données utilise le protocole Z39.50, bien connu des
bibliothécaires « échangistes ». Il est même possible de saisir des
dizaines de codes ISBN dans un fichier texte, le charger en ligne pour voir
apparaître les références correspondantes une journée plus tard.&lt;br /&gt;
Les désormais traditionnels tags vous permettent de catégoriser ensuite
aisément vos ouvrages : bien loin du très riche mais quelque peu complexe
Rameau (Répertoire d'autorité-matière encyclopédique et alphabétique unifié),
libre à vous de choisir la forme et l'usage de vos descripteurs.&lt;br /&gt;
Une fois quelques ouvrages entrés, vous pouvez consulter votre fonds, soit en
liste (pratique) ou sous forme de rayonnage dans lequel sont alignés toutes les
couvertures (joli !).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais Librarything révèle toute sa puissance lorsque l'on regarde sa propre
bibliothèque comme un élément d'un vaste tout. Il est évidemment possible de
rechercher transversalement sur l'ensemble du fond constitué par toutes les
bibliothèques des membres. Mais d'autres dispositifs très simples viennent
sophistiquer les délices du catalogage partagé. On peut ainsi pister tous les
autres détenteurs d'un ouvrage de son fonds, avec l'idée qu'ils en possèdent
forcément d'autres qui pourraient nous intéresser et que l'on ne connaît pas
encore. Mieux, chaque item dispose de son « information communautaire »:
le nombre d'autres membres possédant l'ouvrage et le nombre de critiques
rédigées à son propos. Un ensemble d'outils permettent également de suggérer
automatiquement d'autres références à partir de l'ensemble de votre collection
ou d'un élément particulier ; c'est évidemment plus ou moins heureux. Une
page de statistiques offre de nombreux indices de suivi (nombre d'ouvrages, de
critiques, de mots-clés, langues des documents, années d'édition...). On notera
un curieux critère « Obscurité médiane/moyenne des livres »
(« nombre d'utilisateurs ayant des livres de votre collection ») que je
n'ai pas encore réussi à percer à jour ainsi que la liste des ouvrages partagés
avec un unique autre utilisateur (ça sent la drague culturelle tout
cela...).&lt;br /&gt;
Bien évidemment, un widget (petit bout de code permettant d'imbriquer un
service sur une autre page) est disponible pour afficher un échantillon
aléatoire de son fonds sur son propre blog.&lt;br /&gt;
Enfin, le bibliothécaire 2.0 est invité à dialoguer au travers de forums
thématiques (encore peu de francophones).&lt;br /&gt;
Tout cela est tellement simple qu'il serait insensé de ne pas en profiter.
Alors qu'attendez-vous pour vous inscrire ? Votre première étagère
virtuelle vide vous attend, ainsi que 250 000 utilisateurs et 17 millions
d'ouvrages.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bienvenue dans ma bibliothèque : &lt;a href=&quot;http://www.librarything.fr/catalog/legrenier&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;http://www.librarything.fr/catalog/legrenier&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(1)En 1971 est créé en France le Bureau pour l'automatisation des bibliothèques
(BAB) qui se fixe comme missions : &amp;quot; participation au réseau
bibliographique international, catalogage national centralisé, automatisation
des catalogues collectifs nationaux, création d'un centre informatique unique
et autonome, préparation d'analyse des fonctions de gestion automatisées &amp;quot;
&lt;a href=&quot;http://olivier.roumieux.free.fr/impact/documents/docI4.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;http://olivier.roumieux.free.fr/impact/documents/docI4.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Mosaic de souvenirs</title>
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    <pubDate>Thu, 15 Feb 2007 13:18:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Olivier</dc:creator>
        <category>réseaux</category>
        <category>1994</category><category>hypertexte</category><category>Mosaic</category><category>navigateurs</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://legrenier.roumieux.com/public/2007/mosaic.6beta.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://legrenier.roumieux.com/public/2007/.mosaic.6beta_s.jpg&quot; alt=&quot;Mosaic&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;Back in 1994.&lt;/strong&gt; A
cette époque, pour se connecter au Net depuis une université, il faut monter
une carte réseau Ethernet, installer ses pilotes, puis la pile TCP-IP,
également appelée en anglais « socket ». Cette dernière permet à votre
micro autiste de se mettre à communiquer avec les serveurs de la Terre entière,
par le biais de la novlangue técépéipé. S'offrent à vous alors une multitude de
serveurs Telnet en mode ligne de commande, de copieux FTP regorgeant de
fichiers abscons, la messagerie mondiaaale sans vraiment avoir d'annuaire...
Bref, pleins de trucs super, mais rapidement un peu... chiants.&lt;/p&gt;    &lt;h2&gt;images et liens&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'à ce que vous télédéchargiez depuis un serveur FTP anonyme le logiciel
Mosaïc, dont on commence à entendre parler doucement. Développé au centre de
recherches américain NCSA (National Center for Supercomputing Applications) par
le jeune Marc Andreessen, Mosaïc est le premier logiciel à donner un sérieux
coup de boost à une partie de l'Internet pourtant active depuis trois
ans : le Word-Wide Web. Première chose qui saute aux yeux : les
images ; deuxième truc qui tue : le lien sur lequel on clique !
Mosaïc est la première illustration de l'hypertexte étendu à l'échelle de la
planète.&lt;br /&gt;
Fini les listes interminables de répertoires à descendre ou monter avant de
trouver son malheureux manuel en txt : d'un lien d'un seul, on peut passer
de la page d'accueil à une page enfouie dans les profondeurs du serveur, et
même à une page hébergée sur un serveur distinct à l'autre bout du monde. Cela
n'a l'air de rien aujourd'hui, mais à l'époque, cette notion de passerelle
invisible fait fureur : c'est la première fois que l'on peut se connecter
à un serveur sans en connaître explicitement l'adresse. L'internaute découvre
alors la navigation, le butinage, et les yeux qui piquent au bout de plusieurs
heures de clics nonchalants.&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;playmates à gogo&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Mosaïc, c'est également les fonds de pages gris, les listes à boules rouges
et jaunes et l'audace gagnant les webmasters en devenir : les gifs animés.
Je me rappelle ma perplexité devant une petite molécule chimique tournant sans
fin au bas d'une page, comme si je redécouvrais le dessin animé.&lt;br /&gt;
1994 marque également la divulgation du Web au public français, avec ses
premiers « noeuds » de trafic. Le Cnam (Conservatoire national des
arts et métiers) fait parait-il partie des sites les plus consultés : un
succès en partie dû à la qualité de ses contenus, certes, mais facilité
certainement par une page enfouie qui affiche à chaque rechargement... une
nouvelle playmate !&lt;br /&gt;
Bref, Mosaïc symbolise la naissance de tout un tas de trucs chouettes désormais
incontournables sur le Web. En septembre de la même année, un collègue me
refile une adresse comme on se refile un bon plan : il s'agit du serveur
FTP pour télédécharger la version 0.94 d'un nouveau logiciel dont on dit
beaucoup de bien, Netscape. Mais, comme dirait l'autre, il s'agit d'une autre
histoire...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Intelligence collective 2.0 : le savoir au coeur de l'ingénierie du lien social</title>
    <link>http://legrenier.roumieux.com/post/2007/01/22/Intelligence-collective-20-%3A-le-savoir-au-coeur-de-lingenierie-du-lien-social</link>
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    <pubDate>Mon, 22 Jan 2007 21:03:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Olivier</dc:creator>
        <category>rétro-prospective</category>
        <category>1994</category><category>communautés virtuelles</category><category>Intelligence collective</category><category>Pierre Lévy</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://legrenier.roumieux.com/public/2007/art1018-1.gif&quot; alt=&quot;Une des premières traces picturales d'industrialisation de l'intelligence collective&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt;Vous ne pensiez pas vous en tirer à
si bon compte, tout de même. Ayant constaté avec perplexité les chiffres de
fréquentation et les commentaires délirants suite à &lt;a href=&quot;http://legrenier.roumieux.com/post/2006/11/02/Intelligence-collective-20-%3A-le-savoir-comme-nouvelle-infrastructure&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;la première partie&lt;/a&gt;, je consens avec une pincée de démagogie à
poursuivre ces quelques réflexions. Attention, je vous conseille vivement de
lire &lt;a href=&quot;http://legrenier.roumieux.com/post/2006/11/02/Intelligence-collective-20-%3A-le-savoir-comme-nouvelle-infrastructure&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;la première partie ici&lt;/a&gt; avant d'entamer ce nouveau volet, vous
serez prévenus, pas la peine d'imaginer l'esquisse d'un procès (&amp;quot;suite à la
lecture de ce blog, mon client s'est pris les pied dans la cinécarte et nous en
a fait tout une cosmopédie...&amp;quot;).&lt;/p&gt;    &lt;h2&gt;L'économie des qualités&lt;br /&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Qu'est-ce que l'intelligence collective ? « Une intelligence
partout distribuée, sans cesse valorisée, coordonnée en temps réel, qui aboutit
à une mobilisation effective des compétences. »&lt;br /&gt;
A la base de l'intelligence collective, Lévy dégage la notion d'identités
quantiques. On peut prendre la métaphore du gène en biologie moléculaire, de
l'octet en informatique... Les quanta de qualités humaines seront des signes.
Un quantum de qualité sera toujours en rapport avec un acte accompli ou
potentiel, avec un événement réel ou possible. Le rôle de l'ingénierie de
l'humain est de valoriser le moindre de ces actes, de permettre sa négociation,
son évaluation, de le rendre visible.&lt;br /&gt;
La matière première de l'économie des qualités, ce sont les actes et les
potentiels humains. Alors que sur le Territoire, les idées d'appartenance font
bloc, sur l'espace du savoir, les identités sont libérées. On n'est plus
contraint par une identité, la quantique des qualités permet
l'auto-description. L'individu pourra projeter autant d'images qu'il le voudra
sur une variété ouverte d'espaces collectifs.&lt;br /&gt;
Intelligence partout distribuée : tout le monde sait quelque chose, le
savoir c'est ce que les gens savent. Il faut désormais fonder le lien social
sur le rapport au savoir, en posant l'apprentissage réciproque, l'échange,
comme médiation des rapports entre les hommes. Redécouvrir l'autre :
quelqu'un qui sait, des choses que je ne sais pas, qui est une source
d'enrichissement pour mes propres savoirs.&lt;br /&gt;
Intelligence sans cesse valorisée : ce n'est pas le cas aujourd'hui. Les
qualités humaines, comme singularités, doivent être toutes reconnues et
exploitées, comme de véritables ressources énergétiques. Lévy appuie sa
démonstration sur le problème du chômage, qu'on ne peut plus résoudre en
abordant l'individu uniquement sous l'angle de profils de postes ou de métiers
bien définis a priori.&lt;br /&gt;
Coordination en temps réel des intelligences : avec les techniques
numériques de l'information, il va devenir possible aux membres de collectifs
délocalisés d'interagir au sein de paysages mobiles de significations tels que
le fameux cyberespace.&lt;br /&gt;
Aboutir à une mobilisation effective des compétences : c'est toujours
l'idée d'éviter le gaspillage de la matière première principale du nouvel
espace, les qualités humaines.&lt;br /&gt;
Sur l'espace du savoir, l'humain n'est plus qu'un cerveau, qui entre en contact
et compose avec d'autres cerveaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Vers une dynamique des cités intelligentes&lt;br /&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;« Les infrastructures de communication et les technologies
intellectuelles ont toujours noué d'étroites relations avec les formes
d'organisation économiques et politiques. »&lt;br /&gt;
Le projet de Lévy est global, il concerne la société jusque dans son
organisation politique. « Nous développons ici l'hypothèse utopique d'une
démocratie directe assistée par ordinateur – ou d'une agora virtuelle. »
Lévy parle plus loin de « civilité assistée par ordinateur ».&lt;br /&gt;
Le collectif intelligent pourrait devenir la nouvelle figure de la cité
démocratique.&lt;br /&gt;
La dynamique démocratique se décompose se décompose en plusieurs phases :&lt;br /&gt;
l'écoute de l'environnement et de soi : faire émerger la pluralité des
idées, des arguments ;&lt;br /&gt;
l'organisation chargée de distribuer des fonctions et partager les rôles, sans
séparations des tâches, prise de pouvoir mais en incluant le collectif ;
plutôt qu'organisation on devrait parler d'auto-organisation ;&lt;br /&gt;
la décision ;&lt;br /&gt;
l'évaluation ;&lt;br /&gt;
la connexion transversale, qui sert de contrepoids à l'organisation ;&lt;br /&gt;
la vision globale doit malgré tout apparaître des processus moléculaires, elle
constitue la face émergente et globale de l'écoute.&lt;br /&gt;
La démocratie en temps réel s'oppose aux institutions molaires pour devenir une
démodynamique, c'est-à-dire une politique moléculaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Whouaaaaoo, comme on disait naguère et jadis dans Podium, la prochaine fois, si
vous êtes sages, vous aurez droit aux commentaires du blogueur en
bonuuuuuus !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.uzine.net/article1018.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;La superbe
gravure est extraite de l'article : &amp;quot;Quand l'intelligence collective se
met en branle&amp;quot; - [http://www.uzine.net/article1018.html&lt;/a&gt;]&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Do you (still) Yahoo ?</title>
    <link>http://legrenier.roumieux.com/post/2007/01/08/Do-you-still-Yahoo</link>
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    <pubDate>Tue, 09 Jan 2007 22:49:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Olivier</dc:creator>
        <category>réseaux</category>
        <category>1994</category><category>annuaires</category><category>recherche sur Internet</category><category>Yahoo!</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://legrenier.roumieux.com/public/2007/yahoo96.gif&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://legrenier.roumieux.com/public/2007/.yahoo96_s.jpg&quot; alt=&quot;Yahoo en 1996 : une certaine simplicité que l'on retrouvera deux ans plus tard chez Google&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Un récent reportage du Journal
du Net consacré aux « &lt;a href=&quot;http://www.journaldunet.com/reportages/06/0611-yahoo/1.shtml&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;origines de Yahoo!&lt;/a&gt; » m'a soudain projeté près de 13 ans en
arrière, aux premiers jours de la recherche sur le Net. Je ne sais plus comment
j'avais pu avoir vent de l'URL de ce qui n'était encore qu'une liste de
liens : http://akebono.stanford.edu/yahoo. Akebono pour le mystère (je ne
saurai que plusieurs années plus tard que c'était le nom d'un célèbre sumotori
et que cela signifiait &amp;quot;aurore&amp;quot; en japonais), Stanford pour la classe et le
prestige, Edu pour le sérieux et, enfin, surtout, Yahoo! pour le fun.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Car hormis l'exotérique et enthousiasmante exclamation qui serait reprise
ensuite à travers le monde, Yahoo avait une signification plus discrète, donc
quasiment ésotérique : « Yet Another Hierarchical Officious
Oracle ! » Encore un nouvel Oracle hiérarchique et officieux :
appréciez l'ironie derrière le phrasé blasé. « Encore » nous suggère
que les listes de liens commençaient à se développer un peu partout ;
Oracle peut faire référence à l'antique lieu où une divinité venait délivrer
ses réponses aux humains angoissés, mais également au géant des bases de
données. Faut bien reconnaître que pourtant l'internaute français ne croulaient
pas sous les boussoles en cette année 1994 : l'annuaire incontournable
était celui de l'&lt;a href=&quot;http://www.urec.fr&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Urec&lt;/a&gt; (Unité
Réseaux du CNRS) dont les références allaient d'ailleurs servir de base de
lancement pour le plus médiatique Nomade, quelques années plus tard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Guerre froide ontologique&lt;br /&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Mais Yahoo! était plus mondial, plus encyclopédique, plus tout, quoi. Je me
souviens d'ailleurs que moi-même, bibliothécaire à l'époque, avais commencé à
établir scrupuleusement une liste de sites pertinents pour les chercheurs de
mon domaine, jusqu'à m'apercevoir que la plupart des sites que je trouvaient
étaient déjà sur le serveur Akebono de l'université de Stanford. C'est en mars
1995 que le nom de domaine Yahoo.com apparaît : 30 000 sites répartis dans
19 catégories, avec le bonheur de trouver parmi elles dans les Régions,
l'Europe puis la France. Représentatif de l'Internet contemporain, le Yahoo
américain renfermait le Web mondial. Mais dès l'année suivante, Y! ouvre sa
filiale dans le village gaulois, avec une vraie extension de nom de domaine en
.fr ! Nous entrons alors dans une période certes mouvementée, à base de
créations, de rachats, de fusions, mais selon une partition assez simple à
décrypter : d'un côté les annuaires et leurs catégories à parcourir, de
l'autre les puissants moteurs de recherche dans lesquels les documentalistes
saisissent des millions de mots-clés pour tenter d'en percer la cohérence de
recherche. Bref une sorte de Guerre froide ontologique pas trop dangereuse.
Pleins de liens en page d'accueil ? C'est un annuaire ! Une zone de
recherche centrale ? C'est un moteur de recherche ! Très rapidement,
de nombreux services viennent entourer, accompagner les annuaires. Jusqu'à les
cannibaliser. Qui pourrait dire aujourd'hui ce qu'est Yahoo ?&lt;br /&gt;
L'annuaire a disparu et pourtant, on peut retrouver cette citation sur &lt;a href=&quot;http://fr.docs.yahoo.com/rp/credits.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;une page flottante&lt;/a&gt;
sur le Web : « Grands parmi les grands, stoïques parmi les stoïques,
passionnés et pinailleurs, les surfeurs de Yahoo! France furent, sont et seront
toujours l'âme de Yahoo! »&lt;a href=&quot;http://legrenier.roumieux.com/public/2007/yahoofrance.gif&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://legrenier.roumieux.com/public/2007/.yahoofrance_s.jpg&quot; alt=&quot;Yahoo France et les premiers logos déclinés&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://legrenier.roumieux.com/post/2007/01/08/Do-you-still-Yahoo#comment-form</comments>
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  <item>
    <title>Intelligence collective 2.0 : le savoir comme nouvelle infrastructure</title>
    <link>http://legrenier.roumieux.com/post/2006/11/02/Intelligence-collective-20-%3A-le-savoir-comme-nouvelle-infrastructure</link>
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    <pubDate>Thu, 04 Jan 2007 20:19:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Olivier</dc:creator>
        <category>rétro-prospective</category>
        <category>1994</category><category>communautés virtuelles</category><category>Intelligence collective</category><category>Pierre Lévy</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://legrenier.roumieux.com/public/levy.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://legrenier.roumieux.com/public/./.levy_s.jpg&quot; alt=&quot;L'Intelligence collective&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;C'est en 1994 que paraît
&lt;em&gt;L'intelligence collective : pour une anthropologie du cyberspace&lt;/em&gt;.
Un ouvrage qui, à défaut de marquer les foules, m'aura bien fait phosphoré,
ainsi que certains de mes collègues du DESS auquel je participais. Pierre Lévy,
son auteur, décrypte en philosophe qu'il est l'avènement du cyberespace comme
une véritable perspective anthropologique. Rien de moins. Donc très excitant à
l'époque des premières connexions Internet. Je viens de retrouver de vieilles
notes, ce qui va me permettre de vous affranchir dans les grandes largeurs sans
avoir à relire le bouquin. Intéressant de retrouver ces quelques concepts pour
dresser un premier bilan d'étape une dizaine d'années plus tard. A l'heure où
l'on parle beaucoup de Web 2.0, voyons voir si la philosophie peut nous être de
quelque secours.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Au fondement de la thèse de Lévy se trouvent quatre espaces qui se
superposent comme des couches et au sein desquels l'auteur analyse les notions
d'identité, de perception du monde, d'espace et de temps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;La Terre&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;C'est le premier espace occupé par l'humanité, le temps y est immémorial.
C'est un cosmos où les humains sont en communication avec les animaux, les
plantes, les paysages, les lieux et les esprits. Tout est réel, tout est
présent, le nom marque l'identité qui elle même se forge au travers de clans,
filiations et alliances. C'est un monde de correspondances, pour reprendre
l'expression chère à Baudelaire, dans lequel le signe n'est jamais séparé d'une
présence. Ce monde nous touche encore, il organise notre imaginaire et notre
affectif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Le Territoire&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Depuis le néolithique, le Territoire travaille à recouvrir la grande Terre
nomade, la repousse aux marges, il entretient avec elle un rapport de prédation
et destruction. L'homme devient un habitant sédentaire et l'adresse symbolise
son identité. Apparaissent l'Etat, l'agriculture, l'élevage, l'écriture... Le
lien entre le signe et la chose est différé, cette transcendance du signe est à
l'origine des hiérarchie politiques et sacerdotales. Nous entrons avec le
territoire dans le temps linéaire de l'histoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;L'espace des Marchandises&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'argent est au centre de cet espace : le capitalisme transmute en
marchandise tout ce qu'il parvient à entraîne dans ses circuits, mais il ne
fonctionne que grâce à l'Etat territorial. Ce nouvel espace organise les
précédents selon ses propres fins. Le capitalisme a instituté l'économie comme
dimension inéliminable de l'existence humaine. Les individus sont désormais
redéfinis par leur rôle dans la fabrication, la circulation et la consommation
de choses, d'informations et d'images. Les signes de l'identité deviennent
quantitatifs : revenu, salaire, compte en banque. Le signe est
déterritorialisé, il est indéfiniment reproduit et diffusé par les médias, il
est d'ailleurs tellement décontextualisé qu'on en oublie le référent,
l'original. Dans la Société du spectacle, tout le réel et passé du côté du
signe. La figure dominante est celle des réseaux, car le capitalisme est
planétaire. Diffusion directe, contacts instantanés, on s'approche du temps
réel, mais on ne l'atteindra pas en accélérant encore.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;L'espace du savoir&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il n'existe pas, c'est au sens étymologique une u-topie, un non lieu. Mais
il est déjà virtuel, en attente de naître. Il n'a pas encore pris son
autonomie. Sur ce nouvel espace l'identité se forge au sein d'intellectuels
collectifs (IC), dont un prémice pourrait être constitué par les arbres de
connaissances (Lévy fait référence ici à un livre précédent, écrit avec Michel
Authier et qui, à ma connaissance, avait donné lieu à plusieurs
expérimentations). Ces intellectuels collectifs émergent, se connectent, se
déplacent, mutent, ne cessent d'apprendre et d'inventer, bref ils vivent leur
vie. Comme dans un jeu vidéo, l'identité de l'individu s'organise autour
d'images dynamiques, images qu'il produit par l'exploration et la
transformation des réalités virtuelles auxquelles il participe. Mais un jeu
vidéo a des règles fixes, alors que l'intellectuel collectif remet en jeu
constamment les lois de son univers. On peut donc dire que les membres d'un
intellectuel collectif sont à la fois concepteurs et acteurs. L'individu peut
avoir plusieurs identités s'il participe à plusieurs IC (non là Levy ne parle
pas forcément de votre adresse Hotmail cachée) et se compose ainsi un
« blason de sapience ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Coexistence des quatre identités&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Chacun de nous (même toi cher lecteur) possède les quatre types d'identité,
même si la première est oubliée et si la quatrième n'apparaît pas encore. En
fait, l'identité pleine traverse les quatre espaces : l'espace du savoir
pourrait ainsi nous faire retrouver la Terre. Il serait alors le lieu d'une
prise de parole continue, effective, capable de changer la réalité, donc pleine
de sens.&lt;br /&gt;
Les IC secrètent leur propre durée et le temps n'est donc plus considéré selon
un étalon extérieur, l'horloge. Toujours à l'état naissant, l'espace du savoir
fait émerger des actes et des histoires singulières qui animent les IC. Il
n'est jamais structuré a priori. On ne peut le partager, le délimiter comme le
Territoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Comment naviguer dans ce nouvel espace : outils&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Un nouvel espace, c'est bien beau, mais comment y allons-nous vivre ?
L'être humain a besoin de moyens de repérages pour se constituer une identité
et envisager une action. Chaque espace dispose de ses propres moyens de
navigation : la Terre a le portulan, le Territoire la navigation
astronomique et l'espace des marchandises les statistiques et les
probabilités.&lt;br /&gt;
L'informatique les outils de l'espace du savoir, et donc par là-même procurer
les conditions de création de ces espace, le dater. Le monde virtuel d'un
Intellectuel Collectif est une carte, un instrument de repérage et
d'orientation qui renvoie à un espace réel, celui du savoir vivant. Pierre Lévy
parle de &lt;strong&gt;cinécarte&lt;/strong&gt; : comme l'indique son étymologie,
c'est une carte « animée », à l'image de l'univers dont elle rend compte,
elle permet en effet de représenter l'univers informationnel qui ne souffre pas
de normes immobiles. On peut imaginer une interface graphique munie d'icônes et
de liens hypertextes où tous les usages seront en interaction constante et
contribueront à la remodeler.&lt;br /&gt;
Sur ce quatrième espace, le savoir est immanent à l'intellectuel collectif. Il
y a donc renouvellement épistémologique des objets de connaissance. Le savoir
ici ne peut être que collectif, constitué d'une texture de devenirs singuliers.
Il n'est plus consigné à jamais dans les livres, il est sans cesse mouvant. Il
devient le critère essentiel de l'existence de chacun.&lt;br /&gt;
La &lt;strong&gt;cosmopédie&lt;/strong&gt; est le nouveau type d'organisation des
savoirs : un espace multidimensionnel de représentations dynamiques et
interactives. Alors que l'encyclopédie prétend faire le tour (cycle) des
connaissances, la cosmopédie prétend construire un « ordre » (cosmos)
sur la base du savoir. Toutes les formes d'expression servies par
l'informatique, et pas seulement le texte, entrent dans le cadre de la
cosmopédie, qui est en perpétuel mouvement, à l'image des cinécartes. La
cosmopédie, à l'inverse du Territoire qui sépare, et de l'espace des
marchandises qui brouille les significations, propose un continuum entre les
connaissances pour former un ensemble enfin cohérent. « La cosmopédie
dématérialise les séparations entre les savoirs. Elle dissout les différences
entre les spécialistes. » Chacun participant à la génération du savoir,
les dimensions de lecture et d'écriture sont en intime interaction. Chacun
secréte son propre savoir, qui est en relation avec les autres. Chacun est
impliqué dans cette nouvelle organisation sociale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bientôt la suite : &amp;quot;le savoir au coeur de l'ingénierie du lien social&amp;quot; (là
je sens que vous salivez, vous ne pouvez pas le nier).&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Wired : un zeste de happy few pour les many others</title>
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    <pubDate>Tue, 17 Oct 2006 17:41:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Olivier</dc:creator>
        <category>réseaux</category>
        <category>1994</category><category>branchouille</category><category>publications</category><category>Wired</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://legrenier.roumieux.com/public/wired212.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://legrenier.roumieux.com/public/./.wired212_s.jpg&quot; alt=&quot;Wired 2.12&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Wired existe
toujours : le magazine a &lt;a href=&quot;http://www.wired.com/&quot; hreflang=&quot;en&quot; title=&quot;Site de Wired&quot;&gt;un site&lt;/a&gt;, encore heureux ! Mais je ne lis plus
Wired. Peut-être ai-je tort.&lt;br /&gt;
Je l'ai lu avec beaucoup d'attention, le déchiffrant patiemment, au milieu des
années 90. A cette époque, Wired était véritablement la Bible, pour celui qui
avait la chance de suivre les développements prometteurs du numérique.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Ses titres percutants, parfois mystérieux, en rendait la lecture encore plus
excitante. Quelques exemples tirés des numéros de 1994 :&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Act like nothing's wrong : Winston Smith creates subversive
cut-and-paste cultural commentary.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Meet the extropians : There's nothing like this movement - nothing
this wild and extravagant - since way back in those bygone ages when people
believed in things like progress, knowledge, and - let's all shout it out, now
- Growth !&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Prophet of privacy : He took cryptography out of the hands of the
spooks and made privacy possible in the digital age - by inventing the most
revolutionary concept in encryption since the Renaissance.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Gang of war in cyberspace : An anonymous member of the Legion of Doom
calls a member of the Masters of Deception a &amp;quot;nigger&amp;quot; - and in the loose-knit
hacker underground, nothing is the same again.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;On le voit à l'évocation de ces quelques titres, Wired, c'est du sérieux, du
lourd, on fait la révolution à chaque page, hors de question de vous expliquer
comment gérer sa messagerie dans Outlook (qui n'existait d'ailleurs pas à
l'époque). Pour les camarades graphistes, Wired était également un régal, du
fait d'une maquette relativement avant-gardiste. Les nouvelles du Réseau
provenaient des Etats-Unis, via un détour par quelques kiosques parisiens (le
fait de ne pas le trouver aisément renforçait évidemment son attrait). Des
sujets ambitieux servis par un Anglais peu orthodoxe : tout cela
concourrait à créer dans nos têtes de petits Français une bouillie branchouille
pas toujours très exploitable. Libertaire-liberal (à la fois selon les
acceptions anglo-saxonnes et françaises), Wired a préparé la voie aux start-up
et a permis d'asseoir l'idée de New Frontier du business ; les esprits se
sont ainsi échauffés, de destruction de l'ancien monde entrepreneurial en
abolition de la hiérarchie, en passant par la victoire de l'immatériel sur le
matériel. Jusqu'à ce qu'une certaine Bulle vienne lancer un grand sceau d'eau à
la tête des business-angels déchaînés.&lt;br /&gt;
Actuel aurait pu être le Wired français, Libé a tenté de débroussailler le
chemin par chez nous, en lançant le premier cahier hebdomadaire dédié. Certains
magazines se sont lancés dans le sillange du branché US, pour quelques mois
malheureusement : UniversInteractif, Transfert, Futur(e)s...&lt;br /&gt;
Aujourd'hui que le Net a conquis la planète, les nouvelles du Réseau ne
proviennent plus des Etats-Unis. Je ne lis plus Wired.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Wired_magazine&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;L'article
Wikipedia sur Wired&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.cyberie.qc.ca/chronik/980512.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Wired : Vente et restructuration (les Chroniques de Cyberie, mai
1998)&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://legrenier.roumieux.com/public/wired210.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://legrenier.roumieux.com/public/./.wired210_s.jpg&quot; alt=&quot;Wired 2.10&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://legrenier.roumieux.com/public/wired211.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://legrenier.roumieux.com/public/./.wired211_s.jpg&quot; alt=&quot;Wired 2.11&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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