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  <title>legrenier : toute la nostalgie du futur, avec de vrais morceaux de passé - Tag - 1981</title>
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  <description>Dans ce grenier, plein de vieux robots, des terminaux et, devant leur claviers, des zozos...</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Thu, 09 Oct 2008 19:49:34 +0200</pubDate>
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    <title>The Buggles : vidéo-visionnaires approximatifs</title>
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    <pubDate>Mon, 30 Apr 2007 18:17:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Olivier</dc:creator>
        <category>un peu décalé</category>
        <category>1981</category><category>clips</category>    
    <description>.&lt;object data=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/11USYFfpqctn2pPE&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; height=&quot;335&quot; width=&quot;425&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/11USYFfpqctn2pPE&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Allez c'est les vacances et les ponts un peu partout en
france&lt;/strong&gt;, on se détend aujourd'hui avec un petit clip de derrière les
fagots : &amp;quot;Video Killed The Radio Stars&amp;quot;, interprété par les brillants quoique
météoriques Buggles. Savourons ensemble le premier clip diffusé par MTV en août
1981.    Nous y retrouvons tous les ingrédients de la &amp;quot;Culture Clip&amp;quot; (pub ?) que nous
allions ingurgiter pendant la décennie. La caméra swingue (beurkkk), les
trucages fusent, les filles illustrent et le téléviseur omniprésente. Sur ce
dernier point, c'est normal, les interprètes défendent la thèse comme quoi la
vidéo aurait tué les stars de la radio. Ils sous-estiment effrontément les
travaux naissants des sociologues avançant la superposition de la diffusion des
technologies dans le grand public et la multiplication des usages plutôt que
leur remplacement strict. Nos héros VHS seront d'ailleurs détrompés avec éclat
quelques années plus tard, quand Philippe Bouvard exportera avec brio son
aimable causette radiophonique &amp;quot;Les grosses têtes&amp;quot; pour le petit écran (les
bienheureux abonnés de Paris Première bénéficient de ce programme familial de
premier choix).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;h2&gt;un concept fort sans ambiguité&lt;/h2&gt;
Notons encore quelques ordinateurs surpuissants, de beaux costumes, un usage
implacable du Vocoder et nous voici repartis à l'aube des Enfants du Rock. Bon,
pour ce qui concerne l'histoire sous-jacente illustrée par le clip, j'avoue
n'avoir pas tout compris : je pense néanmoins que la petite fille symbolise
l'innocence (des stars de la radio) mise en danger par les machines (et les
fous qui les manipulent). Le concept est donc fort et sans ambiguité. L'album
dont est tiré le &amp;quot;45 tours&amp;quot; s'intitule d'ailleurs &amp;quot;Plastic Age&amp;quot;. Je me souviens
avoir procédé à l'époque à toute une analyse de texte dans la chambre d'un
copain (Fred, si tu me lis...) qui pouvait se résumer en : &amp;quot;Putain ils ont
drôlement raison, notre époque est complètement superficielle, toute en
plastique&amp;quot;. Jeunes et confiants dans l'avenir, nous étions alors à des
années-lumières du slogan nettement plus prosaïque : &amp;quot;Le plastique, c'est
fantastique !&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bon j'ai l'air de rigoler comme ça mais sincèrement j'adore les Buggles,
j'adore ce clip et je n'oublie pas que Trevor Horn, le chanteur savant fou, fut
l'un des producteurs les plus influents des années 80 (Frankie Goes To
Hollywood, Art Of Noise, Grace Jones, Propaganda...).</description>
    
    
    
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    <title>Calvados : la première communauté virtuelle française</title>
    <link>http://legrenier.roumieux.com/post/2006/12/11/Calvados-%3A-la-premiere-communaute-virtuelle-francaise</link>
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    <pubDate>Mon, 11 Dec 2006 15:36:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Olivier</dc:creator>
        <category>réseaux</category>
        <category>1981</category><category>Calvacom</category><category>communautés virtuelles</category><category>Lionel Lumbroso</category><category>pionniers</category><category>télématique</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://legrenier.roumieux.com/public/Dos_150-1_orig.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://legrenier.roumieux.com/public/./.Dos_150-1_orig_m.jpg&quot; alt=&quot;Des copains avec Calvados&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Peut-être avez-vous déjà entendu
parler de Calvacom, ce serveur télématique des années quatre-vingt et qui a pu
donner un avant-goût de cyberculture à un certain nombre de pionniers chanceux.
En revanche, son appellation d'origine Calvados est nettement moins passée à la
postérité. On retrouve quelques bribes (récit et coupures de presse) de
l'aventure sur le site de Lionel Lumbroso, son co-fondateur (&lt;a href=&quot;http://www.lumbroso.fr&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;http://www.lumbroso.fr&lt;/a&gt;). Inspiré des
premières communautés virtuelles américaines comme The Source et de réseaux
commerciaux tels que Compuserve, Calvados tire son origine de sa prédilection
pour les ordinateurs à la Pomme !!! Proposer un service en ligne payant en
misant sur un système d'exploitation (DOS) carburant au Calva relève d'une foi
et d'un optimisme de cyber-charbonnier.&lt;/p&gt;    &lt;h2&gt;la pomme sans pépin&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le projet est né à l'American College de Paris en 1981. L'anecdote ici
encore est fondatrice. L'institution s'était dotée d'un ordinateur central, un
Harris 500 (?), mais les terminaux n'étaient pas en assez grand nombre et donc
les ressources peu exploitées. « &lt;em&gt;L'intervention d'un jeune étudiant de
l'ACP, Howard Marks, lassé de faire la queue comme tous les étudiants pour
avoir accès aux terminaux encore trop peu nombreux, et demandant s'il lui
serait possible de relier son Apple II de chez lui au Harris, provoque l'idée
&amp;quot;Calvados&amp;quot; : permettre à d'autres Apple II de se connecter au Harris et de
leur proposer des services&lt;/em&gt; ». Le réseau est ainsi né sous l'auspice de la
Pomme et intègre dès le départ nombre de revendeurs et de passionnés. Apple,
bien que bienveillante à son égard et partenaire ponctuelle (ses clients se
verront proposer d'office les services de Calvados), se garda par la suite de
mettre des billes dans la société afin de lui éviter les pépins (ah ah).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;recapitalisation et investissements&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Que trouve-t-on chez Calvados ? De la messagerie, des forums, des
panneaux d'affichage (BBS, Bulletin Board System), du télédéchargement de
logiciels, puis les cours de la Bourse, des dépêches AFP ainsi que d'autres
services, certains accessibles simultanément sur le Minitel naissant. C'est en
1986 que, suite à une recapitalisation, on met de côté le nom d'origine pour le
plus pro « Calvacom ». S'ensuit une série d'investissements pas tous très
heureux, aux dires rétrospectifs de François Benveniste, qui allait prendre la
tête de la société en 1993. Les Cités thématiques font leur apparition,
comprenant chacune un forum, une bibliothèque, et une « convivialité »,
lieu de dialogue en direct. Le Mac perd son exclusivité puisque les PC et les
Minitel ont désormais droit eux aussi à Calva. Ce dernier demeure alors ce
mélange de communautés et de services professionnels à forte valeur ajoutée. On
compte en 1987 6 700 abonnés, dont 20% d'entreprises et 80% de particuliers).
C'est d'ailleurs au travers de ce service que Ariel Wizman fera découvrir
quelques années plus tard les autoroutes de l'information au lectorat
d&lt;em&gt;'Actuel&lt;/em&gt;, dans un des premiers articles grand public consacré à la
question.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;aînés américains&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://legrenier.roumieux.com/public/Com_1heure.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://legrenier.roumieux.com/public/./.Com_1heure_s.jpg&quot; alt=&quot;Calvacom offre une heure&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Comparé au coûts fixes du Minitel (et
à la gratuité de son terminal), la tarification de Calvacom demeure complexe
(installation, durée, services, communication) et nécessite de la part de
l'intéressé un réel investissement. Calvacom bénéficie de l'aura de ses aînés
américains, dont certains ne vont pas tarder à venir le concurrencer sur son
propre territoire : l'ancêtre Compuserve en 1993, le très grand public AOL
en 1996.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1995 est lancé Calvanet, un service dédié à l'accès à l'Internet doté d'une
tarification simplifiée (240 francs par mois puis 120 francs de l'heure de
connexion, sans compter les coûts France Telecom). Mais les premiers
« Fournisseurs d'accès à Internet (FAI), comme World-net, FranceNet ou
ImagiNet, imposent peu à peu le modèle de simple fournisseur de tuyaux :
les richesses du Web n'allaient pas tarder à rencontrer leur public...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le site &amp;quot;officiel&amp;quot; de &lt;a href=&quot;http://www.lumbroso.fr&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Lionel
Lumbroso&lt;/a&gt;, fondateur de Calvados (d'où sont tirées les deux illustrations de
ce billet)&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.cybertribes.com/CALVACOM.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Calvacom, un
réseau électronique à taille humaine&lt;/a&gt; (Cybertribes)&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.apple-collection.com/HTMPub/pub.Calvados.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Publicités Calvados et Calvacom&lt;/a&gt; des années 80 (Apple collection)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
PS : le titre est en forme de provocation, si vous connaissez ou avez
fréquenté (ou mieux encore fondé) la &amp;quot;première communauté virtuelle en France&amp;quot;,
contactez-moi en m'envoyant un minimum d'infos.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>&quot;Bonjour le monde&quot;</title>
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    <pubDate>Fri, 01 Dec 2006 15:14:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Olivier</dc:creator>
        <category>micro-informatique</category>
        <category>1981</category><category>Basic</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://legrenier.roumieux.com/public/hello-world.jpg&quot; alt=&quot;Hello World&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt;« Hello world ! » est la petite
phrase par laquelle les informaticiens testent, depuis de nombreuses
générations, leur nouveau langage ou environnement de développement. C'est un
gimmick, dirions-nous aujourd'hui, qui témoigne des premiers fantasmes autour
de l'ordinateur. « Bonjour le monde », s'écrit la machine, positive et
joyeuse, à l'opposé de la sinistre comptine d'un HAL 9000 en voie d'extinction.
Cette « naissance au monde » constitue également une marque
d'enthousiasme pour la chose informatique. Tout un chacun a connu son
« Hello world ! », en guise de déclic pour une passion. Ce blog est
d'ailleurs né de l'idée de se pencher sur les différents « Hello
world ! » ayant pu déclencher les vocations.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Le mien s'est déroulé un samedi. Lequel, je ne m'en souviens évidemment
plus. Je me souviens bien en revanche du boîtier en bois qui hébergeait le
premier ordinateur qu'il me fut donné de manipuler. L'animateur du club
micro-informatique l'avait fabriqué à partir d'une carte-mère, à laquelle il
avait ajouté un clavier, de quoi se connecter à une télé et... un
ventilateur ! Notre premier exercice en Basic (Beginner's All-purpose
Symbolic Instruction Code) consistait à écrire un programme qui demanderait
notre prénom ($prenom) puis qui poursuivrait par cette phrase :
« Bonjour $prenom ».&lt;br /&gt;
Que l'ordinateur puisse m'appeler par mon prénom fut une véritable révélation.
En revanche, le soir même, l'enthousiasme ne fut guère aisé à communiquer à mes
parents : sur le papier, mon programme ne pouvait pas révéler tout son
potentiel. Ils ne comprenaient rien au Basic alors que je venais de créer un
véritable logiciel transactionnel : l'informatique faisait son entrée dans
l'éternel conflit des générations.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Le noir et le blanc</title>
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    <pubDate>Fri, 17 Nov 2006 14:12:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Olivier</dc:creator>
        <category>un peu décalé</category>
        <category>1981</category><category>politique</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://legrenier.roumieux.com/public/mitterrand2.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://legrenier.roumieux.com/public/./.mitterrand2_s.jpg&quot; alt=&quot;mitterrand2.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;En ce
temps-là, pas besoin de primaires et d'affrontements feutrés entre la gauche de
la gauche et la social démocratie, il n'y avait qu'un candidat. Et ce candidat
couvrait même encore plus large, puisque grâce au « programme commun »,
Mitterrand était le seul candidat des socialistes et des communistes. Sans bien
en avoir conscience, je devais bénir le « programme commun » car il
permettait à mes parents de m'emmener à la Fête de l'Huma, un gigantesque
rassemblement de gens aux mines plutôt réjouies qui, comme moi, venaient chaque
année visiter le plus vaste stand Pif Gadget qu'il eut été donné
d'imaginer.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Ma mère a dû attendre que j'atteigne l'âge de dix ans pour répondre à une
question plusieurs fois répétée : « c'est quoi la gauche et la droite
». « La gauche cherche à ce que tout le monde puisse vivre convenablement,
alors que la droite s'efforce de rendre les gens riches plus riches ». Ça avait
le mérite d'être clair comme les 110 Propositions, avec toute la candeur et
l'engagement nécessaires pour bien planter le décor mental d'un gamin de dix
ans. J'avoue qu'aujourd'hui encore j'ai la faiblesse de penser qu'il y avait
pas mal de justesse dans cette sentence maternelle.&lt;br /&gt;
Dans le rôle du Grand Satan de l'époque, nous avions Raymond Barre, un
économiste qui tendrait aujourd'hui à susciter quelque apitoiement ;
chacun de ses passages télévisés faisaient alors brandir un poing vengeur à mon
grand-père.&lt;br /&gt;
Dernier souvenir de mai 1981, la soirée électorale : le visage de
Mitterrand s'était lentement affiché de bas en haut, il avait fallu attendre
l'arcade sourcilière pour vraiment le reconnaître. Faut dire qu'on s'était pas
contenté d'un bête Photomaton, mais carrément d'une représentation télématique
en gros carrés du candidat victorieux. Une fois que tout le monde eut fini de
plisser des yeux pour bien vérifier qu'on n'avait pas affaire là à une
caricature du sortant, la liesse s'était emparée de toute la famille et mon
cousin, plus âgé que moi de quelques années, de demander à son père :
« mais enfin pourquoi t'es content papa, tout le monde sait que t'as voté
Giscard... »&lt;br /&gt;
Voilà, en cette journée d'intronisation de Ségolène Royal en tant que candidate
du Parti socialiste, ma modeste contribution à la campagne électorale qui
s'ouvre.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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