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  <title>legrenier : toute la nostalgie du futur, avec de vrais morceaux de passé - réseaux</title>
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  <description>Dans ce grenier, plein de vieux robots, des terminaux et, devant leur claviers, des zozos...</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Mon, 03 Nov 2008 15:25:41 +0100</pubDate>
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    <title>Gopher, le rongeur qui a failli faire disparaître le Web</title>
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    <pubDate>Thu, 01 Nov 2007 20:37:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Olivier</dc:creator>
        <category>réseaux</category>
        <category>1991</category><category>Gopher</category><category>Mosaic</category><category>navigateurs</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://legrenier.roumieux.com/public/2007/.GopherRongeur_s.jpg&quot; alt=&quot;Le terrible Gopher&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt;Il y a eu de la vie en ligne avant le
Web. Qui se souvient aujourd'hui de Gopher, au début des années quatre-vingt
dix, alors que ce protocole était considéré par beaucoup comme le prototype de
la bibliothèque universelle ?&lt;br /&gt;
Retour sur l'histoire d'un des plus sérieux concurrents du Web.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;La scène originelle se déroule en l'an de grâce 1991, sur le campus de
l'université du Minnesota.&lt;br /&gt;
« Les différents fiefs de l'université n'arrivaient pas à se mettre
d'accord sur la meilleure façon de construire un système d'information à
l'échelle du campus, explique Paul Lindner, un des créateurs de Gopher (1). Un
comité avait été réuni et au bout de neuf mois ils sont revenus avec un
protocole qui ne satisfaisait personne.&lt;br /&gt;
Je travaillais alors au service de la micro-informatique et aidait les
utilisateurs à se servir des Mac et PC de l'époque. Nous avions vraiment besoin
d'un moyen de publication en ligne simple et facile. Nous avons pris la
décision de construire notre propre système en contournant celui du
comité.&lt;br /&gt;
Après trois semaines de nuits et de week-ends de boulots, nous avions développé
les logiciels clients et serveurs pour Unix, Mac et PC, ainsi qu'un service de
recherche qui fonctionnait sur une station NextCube. Nous avons profité des
deux mois suivants pour développer du contenu et tout ce dont avait besoin
l'utilisateur lambda.&lt;br /&gt;
Du côté du campus, les choses ne se déroulèrent pas aussi bien. Pendant un
temps nous avons dû appeler le système le Consultant Gopher afin que l'on ne
considère pas comme le système officiel de l'université.&lt;br /&gt;
Cela commença à changer quand d'autres universités choisirent Gopher pour leur
propre système d'information. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;un livre gigantesque&lt;br /&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://legrenier.roumieux.com/public/2007/gopher.gif&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://legrenier.roumieux.com/public/2007/.gopher_s.jpg&quot; alt=&quot;Gopher et son interface&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Voyons maintenant comment l'on
présentait Gopher en 1995 dans un des premiers ouvrages français traitant de
l'Internet (2) :&lt;br /&gt;
« Gopher, développé par l'université du Minnesota, est un système
d'information réparti. Au départ, il a été conçu comme un service d'information
de campus mais, très rapidement, il s'est imposé sur tout l'Internet.&lt;br /&gt;
Gopher considère le réseau Internet comme un livre gigantesque dont les pages
sont constituées par l'information diffusée par des machines coopérantes (les
serveurs). Un lecteur (le client) n'est pas obligé de lire tout le livre, il
peut se contenter de lire des pages qui l'intéressent en utilisant
éventuellement des mécanismes de recherche. Gopher permet de feuilleter les
pages du livre au hasard et d'écorner celles qui présentent un intérêt
particulier, de façon à suivre ensuite leur évolution. On présente souvent
Gopher comme un outil de navigation tant sa capacité pour la
« promenade » dans l'Internet est grande.&lt;br /&gt;
Gopher fonctionne en mode client-serveur. Le serveur est responsable de la
diffusion de l'information, le logiciel client interroge un serveur pour
accéder aux données publiées. Les documents à diffuser sont présentés sous la
forme d'une arborescence ; des menus successifs invitent à les
consulter.&lt;br /&gt;
Des méthodes simples peuvent être utilisées pour masquer la localisation de
l'information, ce qui signifie qu'un document paraissant être diffusé par un
serveur peut n'être qu'un lien (transparent) vers la source réelle de
l'information. Cette technique est généralement bien comprise par tous ceux qui
ont une pratique (même légère) des systèmes de gestion de fichiers les plus
couramment utilisés (MS-DOS, Unix).&lt;br /&gt;
Un serveur Gopher indique la nature de l'information qu'il délivre, c'est au
client demandeur de reconnaître ce qu'il a reçu et de réagir en conséquence. De
cette façon, Gopher permet de diffuser une grande variété de documents incluant
des images, des fichiers de sons, des fichiers binaires. (...)&lt;br /&gt;
Les serveurs Gopher sont classés par pays. En France, le serveur du campus de
Jussieu à Paris tient à jour et diffuse une liste de serveurs francophones. Il
en est de même dans tous les pays d'Europe : un serveur en Suède gère et
diffuse une liste des serveurs nationaux européens... L'ensemble des serveurs
mondiaux est ainsi répertorié et simplement accessible par navigation. Les
serveurs Gopher sont également classés par thèmes. (...)&lt;br /&gt;
Plusieurs millions de serveurs Gopher coopèrent aujourd'hui sur l'Internet,
toutefois Gopher est maintenant largement concurrencé par World Wide Web. Les
serveurs existants vont continuer à vivre, mais Gopher n'est plus à conseiller
pour la création de nouveaux services d'informations. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;réduction de la complexité&lt;br /&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cet extrait montre à quel point Gopher était novateur pour son époque. Bien
que le protocole HTTP existât déjà, c'est au travers de Gopher que les
internautes de la première moitié des années quatre-vingt dix découvrirent la
navigation. Pouvoir parcourir plusieurs documents au travers de liens, sans
même connaître leur localisation précise est assurément une étape importante
dans le développement de la cyberculture. Un des premiers efforts dans un
démarche de réduction de la complexité. La simplicité fut le mot clé du succès
initial, tant sur le plan de l'installation du serveur et du client, que sur
celui des tâches remplies. Gopher se résume en une arborescence de menus que
l'on parcourt jusqu'à ce que l'on trouve ce que l'on cherchait. Du FTP (File
Transfer Protocol) amélioré, avec des libellés plus clairs que des noms de
fichiers, et des liens inter-serveurs.&lt;br /&gt;
On en vient à parler de Gopherspace pour nommer l'ensemble des serveurs
tournant sous Gopher : à l'automne 1994, selon la RFC 1689, on compte 4
800 serveurs tournant sous Gopher, 1 200 sous FTP et seulement 600 sous le
protocole HTTP du Web (3) et pour mieux s'orienter, un service de recherche est
créé sous le nom de Veronica (Very Easy Rodent-Oriented Netwide Index to
Computerized Archives). Encore un rêve de geek !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;« Qui a tué Gopher ? »&lt;br /&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Alors que s'est-il passé pour qu'aujourd'hui il soit très difficile de
trouver encore un serveur Gopher ? « Qui a tué Gopher ? » pour
reprendre l'expression de Rohit Khare qui a enquêté sur la disparition de
Gopher et le succès concomitant du Web (c'est en avril 1995 que le Web aurait
dépassé en usage Gopher sur le réseau principal NSFnet). Plusieurs explications
ont été avancées... sur le Web.&lt;br /&gt;
Malgré le fait que les deux protocoles étaient tous les deux relativement
limités au départ sur un plan technique, il semble que HTTP ait su rapidement
repousser ses limites et proposer une plus grande ouverture technique. Une
fonctionnalité décisive fut sans conteste l'URL (Uniform ressource locator),
adresse universelle permettant d'accéder au protocole du Web mais également à
tous les autres protocoles existants.&lt;br /&gt;
Mais selon le père du HTTP lui-même, Tim Berners-Lee, l'explication technique
n'est pas suffisante : « C'est juste à ce moment-là, le printemps
1993, que l'université du Minnesota décida qu'il serait demandé un coût de
licence pour certains utilisateurs de Gopher. Comme le logiciel s'était répandu
très largement, l'université souhaitait proposer une licence annuelle. Le
navigateur, et le fait de surfer, resterait gratuit, ainsi que le serveur pour
les organisations à but non-lucratif et le monde éducatif. Mais tous les autres
utilisateurs, et en particulier les sociétés, devraient payer pour utiliser le
logiciel serveur. Ce fut perçu comme un acte de trahison dans la communauté
académique et parmi les internautes. Même si l'université n'a jamais facturé un
centime, le fait qu'elle ait annoncé qu'elle se réservait le droit de le faire
signifiait qu'elle avait franchi la limite. Utiliser cette technologie était
trop risqué. L'industrie s'est débarrassé de Gopher comme d'une patate
chaude. » (4)&lt;br /&gt;
Autre explication lue : Gopher ne pouvant afficher directement les images
(on recourait à un logiciel auxiliaire), les sociétés investissant le Net au
milieu des années quatre-vingt dix préférèrent largement le Web pour initier la
vague des bannières publicitaires. »&lt;br /&gt;
Mais pour finir laissons la parole à Paul Lindner : « Tout a changé à
la fin de 1993. Le navigateur web Mosaïc a été rendu disponible pour Windows et
Mac. Avec Mosaïc vous pouviez afficher des pages web avec de jolies images, en
plus de tous les sites web existants. C'était très impressionnant et rapidement
sont arrivées de nouvelles fonctionnalités souhaitées par les utilisateurs.
»&lt;br /&gt;
Et là je parle pour l'avoir vécu : c'est certain que lorsque vous ouvriez
pour la première fois Mosaïc, tous les autres logiciels d'accès au Net
faisaient pâle figure, même le pauvre Gopher !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A lire sur legrenier : &lt;a href=&quot;http://legrenier.roumieux.com/post/2007/02/14/Mosaic-de-souvenirs&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Mosaic de souvenirs&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(1) &lt;a href=&quot;http://www.sixapart.com/about/news/2006/08/digging_up_info.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;http://www.sixapart.com/about/news/2006/08/digging_up_info.html&lt;/a&gt;
(traduction approximative par legrenier).&lt;br /&gt;
(2) François Dagorn, « Gopher », in &lt;em&gt;L'Internet professionnel&lt;/em&gt;,
CNRS Editions, 1995.&lt;br /&gt;
(3) Rohit Khare, Who killed Gopher : an Extensible Murder Mistery, 23
décembre 1998&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.ics.uci.edu/~rohit/IEEE-L7-http-gopher.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;http://www.ics.uci.edu/~rohit/IEEE-L7-http-gopher.html&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
(4) Tim Berners-Lee, Weaving the Web, HarperBusiness, 2000 (traduction
approximative par legrenier).&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Une Mygale dans mon verre de bière</title>
    <link>http://legrenier.roumieux.com/post/2007/10/03/Une-Mygale-dans-mon-verre-de-biere</link>
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    <pubDate>Wed, 03 Oct 2007 21:33:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Olivier</dc:creator>
        <category>réseaux</category>
        <category>1997</category><category>communautés virtuelles</category><category>Frédéric Ciréra</category><category>Mygale</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://legrenier.roumieux.com/public/2007/Mygale.gif&quot; alt=&quot;Logo de l'hébergeur Mygale.org&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;Mercredi dernier, j'ai eu le
privilège de participer au premier Wasp Café qui s'est déroulé à Urbi et Orbi,
un bar pas très loin de la Bourse. La particularité de cette manifestation
n'est pas de rassembler de jeunes blancs anglo-saxons et protestants (je ne
corresponds plus qu'à un seul des critères précédents), mais plutôt d'inviter
les développeurs/concepteurs/chefs de projets volontaires et
« awares » à venir boire un verre autour des concepts des standards
et dans une moindre mesure de l'accessibilité. Tout cela sous l'égide de la
branche française du « &lt;a href=&quot;http://www.webstandards.org/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Web standards project&lt;/a&gt; ».&lt;br /&gt;
Alors que je discutais avec l'un des organisateurs, &lt;a href=&quot;http://www.fairytells.net&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Aurélien Lévy&lt;/a&gt;, et que nous
évoquions justement la mode actuelle des rencontres entre acteurs du Web, je me
suis pris un flash de dix ans dans la vue et me suis retrouvé au Sous-Bock
Taverne pour une des premières rencontres de la jeune communauté Mygale.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Mygale fut l'un des premiers hébergeurs gratuits en France, arrivé sur le
« marché » un peu par inadvertance en 1996. C'était en effet au
départ un projet universitaire, mené par Frédéric Ciréra. Chacun avait droit à
5 Mo et on pouvait ouvrir son compte uniquement par cooptation au départ, pour
mieux gérer la montée en charge, je suppose.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;c'est quoi ton login ?&lt;br /&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Assez rapidement, l'idée a émergé de susciter une rencontre physique entre
mygaliens. Je m'y étais rendu avec ma copine de l'époque (qui est devenue
depuis la mère de &lt;a href=&quot;http://www.coucoucircus.org/da/images-da/broketchnok.jpg&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;mes
enfants&lt;/a&gt;, étonnant, non ?) pour représenter le site que nous animions :
&lt;a href=&quot;http://roumieux.com/lepoulpe&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Le Poulpe sur la
Toile&lt;/a&gt;. Nous étions dans nos petits souliers, au milieu de cette foule de
primo-geeks qui semblaient tous se connaître. Première impression évidemment
fausse (mais habituelle lorsque l'on déboule en retard dans une soirée et que
l'on ne connaît personne), puisque la première question posée aux nouveaux
arrivants était invariablement : « c'est quoi ton login ?
».&lt;br /&gt;
C'était l'époque du Manifeste pour un Web indépendant. Les premiers webmasters
de « sites perso » pressentaient en effet qu'en coulisses les grandes
manoeuvres avaient déjà commencé. Arno* venait de lancer &lt;a href=&quot;http://web.archive.org/web/19981212024652/http://www.elysee.org/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Elysee.org&lt;/a&gt;, parodie hilarante et réussie qui s'ouvrait sur la célèbre
phrase de notre ancien président « ça m'en touche une sans faire bouger
l'autre ». Tout le design consistait en un détournement du graphisme officiel.
L'exploit avait donc sa place dans les conversations de la soirée. Le Web 1.0
se vivait à fond et l'Ajax ne manquait pas trop pour susciter de belles
rubriques contributives.&lt;br /&gt;
D'autres rencontres eurent lieu, au théâtre notamment. Quelques années après
les premiers pic-nics du Well (Whole Earth 'Lectronic Link) en Californie, les
pionniers français posaient les premiers jalons de ce que l'on appelle
aujourd'hui les réseaux sociaux.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://legrenier.roumieux.com/post/2007/10/03/Une-Mygale-dans-mon-verre-de-biere#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Bulle 1.5 : le jour où la nouvelle économie a fait pchiiiiiiit</title>
    <link>http://legrenier.roumieux.com/post/2007/06/26/Bulle-15-%3A-le-jour-ou-la-nouvelle-economie-a-fait-pchiiiiiiit</link>
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    <pubDate>Wed, 27 Jun 2007 23:24:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Olivier</dc:creator>
        <category>réseaux</category>
        <category>1996</category><category>1999</category><category>2000</category><category>branchouille</category><category>Lionel Jospin</category><category>Minitel</category><category>nouvelle économie</category><category>start-up</category><category>Web 0.1</category>    
    <description>&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://legrenier.roumieux.com/public/2007/bulle.jpg&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 1em 1em 0; float: left;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://legrenier.roumieux.com/public/2007/.bulle_s.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;On l'appelle le « rodeur » dans le
Prisonnier.&lt;/strong&gt; Sur Internet, l'appellation de « kraken » conviendrait
mieux, tant le crack boursier de mars 2000 semble avoir marqué notre histoire
récente. Il est encore trop tôt pour en évaluer la portée réelle sur l'histoire
des réseaux, des usages et de la consommation, mais l'idée de charnière
historique ressort du documentaire de Benjamin Rassat, &lt;em&gt;Quand l'Internet
fait des bulles&lt;/em&gt;, diffusé récemment sur la chaîne 13ème rue et que
&lt;strong&gt;vous pouvez suivre en intégralité depuis ce billet&lt;/strong&gt;. Le
réalisateur enfonce d'ailleurs le clou en présentant chacun de ses
interlocuteurs avec leur affiliation « Web 1.0 » et « Web 2.0 ». Les acteurs
ayant conservé la même casquette entre les deux époques n'étant pas les plus
nombreux.    Très belle affiche donc avec, sans aucun ordre, ni même celui d'apparition à
l'écran : la sulfureuse Orianne Garcia, le barbu roux Michel Meyer, le
Transférable Christophe Agnus, l'Imaginaire Patrick Robin, le très « madame
Michu » Jean-Michel Billaut, le rongeur Rafi Haladjian, Loïc « ensemble tout
est possible » Le Meur, l'agrégable Jérémy Berrebi, sans oublier un certain
Jacques Chirac dans son propre rôle (« mais qu'est-ce qu'ils appellent la
souris ? ») et tout un tas d'analystes financiers pour coincer la bulle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;h2&gt;« c'est çà que je veux faire ! »&lt;/h2&gt;
&lt;br /&gt;
Petit tour des impressions fondatrices qui n'est pas pour déplaire à
&lt;em&gt;legrenier&lt;/em&gt;, avec un Rafi Haladjian au ton très juste : « Je ne sais pas
ce que c'est, mais c'est çà que je veux faire ! » Le çà de Rafi devient fin
1994 &lt;a href=&quot;http://web.archive.org/web/19961219022128/http://francenet.fr/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;FranceNet&lt;/a&gt;, un des tous premiers fournisseurs d'accès
français. Suivi de très peu par &lt;a href=&quot;http://web.archive.org/web/19980611030003/http://www.imaginet.fr/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Imaginet&lt;/a&gt; et la première offre d'accès au Net par forfait.&lt;br /&gt;
Mais le premier à véritablement souffler dans la bulle est Jim Clark lorsqu'il
introduit en Bourse le petit bijou de Marc Andressen, Netscape, en août 1995.
Il mise sur des actions à 12$ chacune, celles-ci cotent à 71$ lors de leur
introduction.&lt;br /&gt;
Et c'est dès 1996 que la Bulle commence à se développer. E-Bay et Yahoo!
suivent en Bourse Netscape avec succès. L' &lt;a href=&quot;http://www.amazon.com/Morgan-Stanley-Internet-Report-Meeker/dp/0887308260&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;&lt;em&gt;Internet Report&lt;/em&gt; de la banque Morgan Stanley&lt;/a&gt; vient
éveiller la conscience révolutionnaire des investisseurs de la planète. Même
Alan Greenspan, le président de la Banque centrale américaine, retourne sa
veste pour annoncer une « nouvelle économie ». Rien de mieux pour se donner un
vernis de respectabilité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;h2&gt;Le Minitel ancêtre de Google&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
Pendant ce temps-là, ça patine sur Minitel. Patrice Magnard, fondateur
d'&lt;a href=&quot;http://web.archive.org/web/19980208153655/http://www.alapage.fr/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Alapage&lt;/a&gt;, fait remarquer très justement que son ergonomie
austère quoique simple pourrait le faire passer pour un ancêtre de Google. Mais
le Minitel nous retarde, surtout du fait de l'amour – intéressé – que lui porte
France Télécom, notre national opérateur. &lt;a href=&quot;http://web.archive.org/web/19961223063448/http://www.wanadoo.fr/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Wanadoo&lt;/a&gt;, l'offre Internet de FT, arrive en 1996 « deux ans après les
pionniers » (Christophe Agnus) et depuis, force est de reconnaître que
l'opérateur a su conserver avec brio cette position. Puis vient en août 1997
le &lt;a href=&quot;http://www.admiroutes.asso.fr/action/theme/politic/lionel.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;discours capital de Jospin à Hourtin&lt;/a&gt; (malgré ce que peuvent
en penser certains témoins du documentaire) lançant le Programme d'action
gouvernementale pour la société de l'information (Pagsi). Le Minitel est
toujours bien ancré dans le paysage puisqu'à la fin de l'année il rapporte
encore 1 milliard d'euros alors que le commerce électronique peine à se
développer sur le Net. Mais les capitaux-risqueurs engrangent pendant ce temps
les fonds considérables confiés par les retraités du Baby-boom.&lt;br /&gt;
Après un été euphorique dû à la victoire de la France en Coupe du monde de
Football, les 120 millions de francs atteints par la vente d'Imaginet à Colt
Telecommunications en fin d'année échauffent sérieusement les esprits. Les «
capitaines d'industrie » (moi aussi j'ai le droit d'employer des clichés)
montent à l'assaut : Bernard Arnault fonde Europ@web pour investir lourdement
dans la nouvelle économie.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;&lt;br /&gt;
Quand l'Internet fait des bulles - première partie (53 minutes)&lt;/h3&gt;
&lt;object data=&quot;http://video.google.com/googleplayer.swf?docId=-8277469140488786389&amp;amp;hl=fr&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; height=&quot;335&quot; width=&quot;425&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://video.google.com/googleplayer.swf?docId=-8277469140488786389&amp;amp;hl=fr&quot; /&gt;&lt;/object&gt;
&lt;h2&gt;&lt;br /&gt;
Funky business dans le sauna&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
1999 sonne l'heure du « Funky business » et lors des « First Tuesdays », les
investisseurs rencontrent les porteurs de projet autour de trois slides de
Powerpoint et dans une ambiance de Night-club propice aux projections
stratégiques. Rien ne sortira signé de ces soirées mais, comme le confie un des
témoins, elles étaient tout à fait propices à la drague (cela nous rassure).
Notons au passage un second rôle de toute importance dans cette épopée :
la &lt;a href=&quot;http://www.rafi.com/sam_suffi/2006/10/achetez_mon_liv.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;présentation Powerpoint&lt;/a&gt;. On commence a « &lt;em&gt;burner&lt;/em&gt; »
grave les sous-sous fournis par les investisseurs pressés, quelques start-ups
s'installent dans la pépinière Republic Alley et beaucoup de journalistes
viennent les voir. Chirac n'a pas sa carte de presse et pourtant il rend lui
aussi visite aux audacieux, histoire de rattraper l'histoire du mulot. C'est
aussi l'époque de la création de la mythologie, avec le &amp;quot;friday wear&amp;quot;, les
baby-foot, jeux vidéos et autres salles de sport directement installés dans les
sociétés. On apprend au passage dans ce documentaire décidément démystificateur
que le fameux sauna de Spray n'a jamais existé ! Sauna ou pas, Spray rachète
le &lt;a href=&quot;http://web.archive.org/web/19990428123947/http://www.caramail.fr/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Caramail&lt;/a&gt; d'Orianne Garcia au début 2000 pour près de 100 millions
d'euros : une nouvelle borne sur la route de la ruée francophone vers l'or. De
son côté, Wanadoo poursuit sa stratégie du « banc de poissons » et rachète à
tout va start-ups et sociétés plus installées (Alapage, &lt;a href=&quot;http://web.archive.org/web/19990508145700/www.marcopoly.com/fre/index.cgi&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Marcopoly&lt;/a&gt;...). Début mars, &lt;a href=&quot;http://web.archive.org/web/19990422042033/http://www.multimania.fr/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Multimania&lt;/a&gt; est introduit en Bourse, avec 70 fois plus de demandes que
d'offre. Les petits poissons s'agitent, les valorisations deviennent excessives
au même titre que les pertes. Rafi Haladjian nous confie d'ailleurs une de ses
activités de l'époque, le Day trading : acheter et vendre une boîte en moins de
45 minutes et se coucher le soir en n'ayant conservé que du cash. Le comble de
l'ultra-capitalisme, en somme (« une espèce de jubilation du dégueulasse »,
selon Rafi.&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;&lt;br /&gt;
La convergence... vers le crack&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
Les gros poissons sont également à la manoeuvre. Début 2000, AOL rachète Time
Warner (la victoire du brick sur le mortar). Ce qui donne des idées de
convergence au fougueux Jean-Marie Messier (Vivendi-Universal). Dans une sorte
de panique, Messier cherche la réplique parfaite à AOL et créé le premier
méga-portail de la convergence complètement artificiel (attention aux courants
d'air) : &lt;a href=&quot;http://web.archive.org/web/20001206160800/http://www.vizzavi.fr/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Vizzavi&lt;/a&gt; (Abacar Diop, gérant du cyber-café Visavis sera bien le seul à
apprécier l'aventure puisqu'il tirera 4 millions d'euros de l'aventure). Pour
doter tout de même son portail d'un public, Messier achète à prix d'or (182
millions d'euros) &lt;a href=&quot;http://web.archive.org/web/19990508000417/www.ifrance.com/heberg/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Ifrance&lt;/a&gt; à Marc Simoncini, futur patron de Meetic.&lt;br /&gt;
Mars 2000 encore, le Clic d'Or est remis à &lt;a href=&quot;http://web.archive.org/web/19991128221912/www.clust.com/index.asp&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Clust&lt;/a&gt;, une toute jeune start-up d'achat groupé, dans un ambiance
cacophonique (négos permanentes, mobiles vissés à l'oreille...) que Benjamin
Rassat, le réalisateur considère comme prophétique. 48 heures plus tard,
l'emblématique Boo.com, &lt;em&gt;burner&lt;/em&gt; en chef, dépose son bilan au bout de
neuf mois d'existence. Le 4 avril, c'est Microsoft lui-même qui fait parler de
lui négativement en perdant son procès pour abus de position de dominante. Le
Nasdaq s'effondre et les faillites traversent l'Atlantique.&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;&lt;br /&gt;
Réveil !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
Sept ans plus tard, il se dégage une certaine impression de vide de toute cette
effervescence. Bien sûr, tout un tas d'entrepreneurs sont toujours là et
certains tiennent même le haut du pavé (Le Meur, Simoncini...). D'autres sont
passé du B2C (Business To Consumer) au B2C (Back To Consulting). Le commerce
électronique est né véritablement de cette période. Mais sur le fond, la vague
marketing du Web 2.0 semble bien plus annonciatrice de nouvelles pratiques et
partages, de concepts novateurs, que cette période dorée. La fascination pour
l'argent se fait plus discrète aujourd'hui. Hypocrisie, rétorqueront certains.
Au travers des blogs, wikis et autres aggrégateurs, le document et les
communautés semblent reprendre le dessus. La Bulle 1.5 apparaît alors comme une
parenthèse un peu folle, un délire capitalistique, mais dont l'impact se fait
néanmoins toujours sentir.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;&lt;br /&gt;
Quand l'Internet fait des bulles - deuxième partie (53 minutes)&lt;/h3&gt;
&lt;object data=&quot;http://video.google.com/googleplayer.swf?docId=4208539986680071250&amp;amp;hl=fr&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; height=&quot;335&quot; width=&quot;425&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://video.google.com/googleplayer.swf?docId=4208539986680071250&amp;amp;hl=fr&quot; /&gt;&lt;/object&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
Post-scriptum&lt;/strong&gt; : Un grand merci à Philippe Nieuwbourg, président de
l'association &lt;a href=&quot;http://www.antememoire.org/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Antememoire&lt;/a&gt; et organisateur du &lt;a href=&quot;http://web.archive.org/web/http://legrenier.roumieux.com/post/2007/06/08/Meme-a-la-retraite-elles-aiment-toujours-se-montrer&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Musée de l'histoire de l'informatique professionnelle&lt;/a&gt;, pour
avoir proposé cette soirée de projection et de rencontre avec le réalisateur.
Cela m'a permis de reprendre deux fois l'ascenseur de l'Arche de la Défense
(maman vertige!). A quand un ciné-club des nostalgiques des technologies de
l'information ?&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://legrenier.roumieux.com/post/2007/06/26/Bulle-15-%3A-le-jour-ou-la-nouvelle-economie-a-fait-pchiiiiiiit#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>J'ai la grosse tête !</title>
    <link>http://legrenier.roumieux.com/post/2007/05/29/Premier-examen-en-histoire-dInternet</link>
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    <pubDate>Tue, 29 May 2007 17:21:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Olivier</dc:creator>
        <category>réseaux</category>
        <category>quizz</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://legrenier.roumieux.com/public/2007/topor---la-grosse-tete-1970.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://legrenier.roumieux.com/public/2007/.topor---la-grosse-tete-1970_s.jpg&quot; alt=&quot;Grosse tête (Topor)&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Si vous avez cinq minutes à
perdre entre deux réunions / projets / verres / sudokus, ne manquez pas le
Quizz du &lt;em&gt;Journal du Net&lt;/em&gt; : &amp;quot;Connaissez-vous l'histoire
d'Internet&amp;quot;. Dix courtes questions pour vérifier en cachette que vous êtes
capable de tenir votre rang en société (de geeks).&lt;br /&gt;
Sachez que l'auteur de ce blog a obtenu un 10/10 du premier coup, ce qui lui
permet de revendiquer le titre de &amp;quot;référence de l'histoire du Net&amp;quot;, comme un
peu plus de 10% des répondants au Quizz.&lt;br /&gt;
Alors, qui osera relever le défi ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.journaldunet.com/questionnaire/fiche/3930/d/f/1/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;http://www.journaldunet.com/questionnaire/fiche/3930/d/f/1/&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Illustration : Roland Topor (source : &lt;a href=&quot;http://toporetmoi.over-blog.com/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;http://toporetmoi.over-blog.com/&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Recherche sur le Net : le JDN n'oublie pas le passé</title>
    <link>http://legrenier.roumieux.com/post/2007/03/29/Recherche-sur-le-Net-%3A-le-JDN-noublie-pas-le-passe</link>
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    <pubDate>Thu, 29 Mar 2007 17:38:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Olivier</dc:creator>
        <category>réseaux</category>
        <category>Altavista</category><category>Google</category><category>recherche sur Internet</category><category>Yahoo!</category>    
    <description>&lt;p&gt;Le Journal du Net, bien que branché sur le business du Net, n'en oublie pas
de faire régulièrement des retours en arrière bien salutaires. Usant
astucieusement du diaporama (le tour du sujet en quelques écrans, bien utile si
vous êtes un nostalgique stressé), le magazine en ligne évoque cette fois
« plus de 15 ans d'histoire des moteurs de recherche Web ».&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Les étapes sont succinctes mais l'on retrouve bien l'évolution globale.
Archie, l'outil de recherche en mode texte de fichiers dans les serveurs FTP,
ouvre la lignée. Google ferme le ban et la messe est dite, à peu de choses près
(on n'oublie évidemment pas les Kartoo et autres Exalead, brillants mais qui
n'ont pas encore percé).&lt;br /&gt;
Dans le rôle de la star déchue : AltaVista ; dans celui des
malheureux oubliés (injustement) : Wais (Wide Area Information Server) et
Véronica. Alors puisque le JDN n'en parle pas, le Grenier fouille dans ses
vieux papiers et vous prépare quelque chose...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Moteurs de recherche Web : plus de 15 ans d'histoire&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://solutions.journaldunet.com/0703/070327-moteur-recherche-evolution-techno/1.shtml&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;http://solutions.journaldunet.com/0703/070327-moteur-recherche-evolution-techno/1.shtml&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://legrenier.roumieux.com/post/2007/03/29/Recherche-sur-le-Net-%3A-le-JDN-noublie-pas-le-passe#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Annuaire électronique : et plus de papier chez les Français !</title>
    <link>http://legrenier.roumieux.com/post/2007/03/25/un-Minitel-pour-tous-les-Francais</link>
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    <pubDate>Sun, 25 Mar 2007 21:52:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Olivier</dc:creator>
        <category>réseaux</category>
        <category>1983</category><category>Annuaire électronique</category><category>Minitel</category>    
    <description>.&lt;object data=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/3M6oMlj2IqYne7QRp&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; height=&quot;336&quot; width=&quot;400&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/3M6oMlj2IqYne7QRp&quot; /&gt;&lt;/object&gt;
Aujourd'hui, détente multimédia avec projection sur petit écran d'une séquence
plateau du journal d'Antenne 2 où le sémillant Noël Mamère (qui fut journaliste
avec d'être vert) suit son premier cours de télématique avec l'inauguration de
l'annuaire électronique.    &lt;p&gt;C'est dans ce reportage que serait né, selon plusieurs experts IT
internationaux, la fameuse &amp;quot;Madame Michu&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pauline Souchet considère en effet (ouhhh) que c'est plutôt un gadget et que
c'est plus facile de prendre l'annuaire papier. Heureusement que Maurice Remy,
qui &amp;quot;travaille dans la micro-informatique&amp;quot; comprend déjà l'intérêt du bouzin
pour arroser ses prospects de messages non sollicités. Vient ensuite une petite
démo où le journaliste Gilles Leclere montre tous les avantages de la recherche
en texte intégrale permise par l'annuaire électronique. Si je ne me trompe, ces
fonctions de recherche très avancées pour l'époque avaient été développées par
la société Erli (aujourd'hui Lexiquest).&lt;/p&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;h2&gt;distribution gratuite&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La parole est ensuite laissée à Michel Bouvier, porte-parole assez Rock'n
Roll de la Direction générale des télécommunications (DGT) qui nous expose les
prochaines étapes de la révolution télématique. Il nous apprend que l'on pourra
faire pleins de choses avec son terminal, de la formation, des jeux, consulter
des informations pratiques et assouvir à plusieurs ses passions les plus
obscures (ah non ça on me souffle à l'oreillette que cela a été retiré au
montage). A noter la distribution gratuite du terminal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voilà, il est bon de rappeler qu'il y a vingt-cinq ans, on y croyait encore
dur comme fer au &amp;quot;zero papier&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour consulter &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=notice&amp;amp;from=fulltext&amp;amp;full=minitel&amp;amp;cs_page=2&amp;amp;cs_order=0&amp;amp;num_notice=20&amp;amp;total_notices=21&quot;&gt;
la vidéo sur le site de l'INA et même en faire cadeau&lt;/a&gt; !&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://legrenier.roumieux.com/post/2007/03/25/un-Minitel-pour-tous-les-Francais#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Gretel : Michel Landaret apporte ses précisions</title>
    <link>http://legrenier.roumieux.com/post/2007/03/11/Gretel-%3A-Michel-Landaret-apporte-ses-precisions</link>
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    <pubDate>Sun, 11 Mar 2007 17:21:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Olivier</dc:creator>
        <category>réseaux</category>
        <category>1982</category><category>Gretel</category><category>hacking</category><category>Michel Landaret</category><category>Minitel</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://legrenier.roumieux.com/public/2007/EcranMinitel.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://legrenier.roumieux.com/public/2007/.EcranMinitel_s.jpg&quot; alt=&quot;Ecran de minitel&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;« Décidément ce minitel laissera
des souvenirs .... »&lt;br /&gt;
Contacté par nos soins, Michel Landaret a eu la gentillesse d'apporter un
certain nombre de précisions quant à la création involontaire du premier
service de messagerie sur Minitel, un détournement que nous évoquions dans
notre précédent billet : « &lt;a href=&quot;http://legrenier.roumieux.com/post/2007/03/04/Lorigine-cachee-du-Minitel-rose&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;L'origine
cachée du minitel rose&lt;/a&gt; ».&lt;br /&gt;
Les deux sources que nous utilisions dans ce billet auraient quelque peu
« romancé » son témoignage, selon les dires de celui qui était à
l'époque responsable de Gretel, un des premiers services minitel à l'initiative
des &lt;em&gt;Dernières Nouvelles d'Alsace&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;    &lt;h2&gt;nombreuses tentatives de piratage&lt;br /&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;« Nous avions effectivement mis en place des moyens automatiques de
détecter les difficultés d'usage du minitel par les utilisateurs, et ajouté une
fonction nous permettant de leur adresser &amp;quot;live&amp;quot; un message et leur permettant
de répondre ; c'est cette fonction qui a été &amp;quot;piratée&amp;quot; et
&amp;quot;détournée&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Il y a eu de nombreuses tentatives de &amp;quot;piratage&amp;quot; du système, poursuit Michel
Landaret. Ces tentatives visaient à trouver les moyens d'accès &amp;quot;réservés&amp;quot;, vu
l'encombrement de l'accès général. Nous avons beaucoup appris de ces
tentatives, dont il faut souligner qu'aucune n'avait de but destructeur. Ainsi,
un utilisateur plutôt jeune a découvert le mot de passe protégeant le programme
de messagerie interactive initial, et a commencé à le répandre et à l'utiliser.
Le succès a été tel que ce programme a vite rencontré des limites. Nous avons
dû améliorer d'abord la performance en tant que telle (rappel : les
processeurs de l'époque utilisaient des fréquences d'horloge de 2-10 Mhz, au
mieux, avec des tailles mémoire de 64Ko ... et des disques durs de 64 Mo ;
c'était il y a moins de 25 ans). »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;90% du trafic&lt;br /&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En revanche, et c'est bien malheureux pour la légende, Michel Landaret remet
en cause l'existence de Big Panther, le pseudo du pirate : « Qui a
inventé ce nom-là??? Le pirate en question n'avait pas de nom en messagerie, il
n'y avait pas de messagerie quand il a opéré ; et même plus tard... il n'y
a jamais eu de &amp;quot;big panther&amp;quot; ».&lt;br /&gt;
Insistons sur le fait que le fameux pirate n'a rien reprogrammé ni détruit dans
le système : il s'est « contenté » de découvrir le mot de passe
permettant de s'approprier des fonctions jusque-là réservées, comme les
fonctions interactives constitutives du service de messagerie.&lt;br /&gt;
Un service qui, une fois rendu accessible à l'ensemble des utilisateurs, a reçu
un accueil enthousiaste et représenté « quasiment immédiatement 90% du
trafic. »&lt;br /&gt;
« Puis, nous avons ajouté des fonctionnalités : les annuaires de
boîtes aux lettres, les répondeurs en absence, les forums, les pseudos
multiples et masqués, la certification d'identité, les CV, les dazibaos (une
sorte d'hybride entre messagerie et forum, une messagerie publique en quelque
sorte). Plus les fonctions évoluaient, plus le succès s'affirmait. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;72 heures sans décrocher&lt;br /&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour preuve de cet engouement, Michel Landaret nous livre quelques
statistiques significatives :&lt;br /&gt;
« - taux d'utilisation des modems en 1982 : 23h 02 / 24h (ceci
signifie que le système était entièrement saturé 23h/24) ;&lt;br /&gt;
- durée moyenne d'une communication : 1h 02 ;&lt;br /&gt;
- temps moyen d'attente pour avoir accès au système, mesuré à 21h : 1h 10
minutes !!! (ce qui en clair veut dire que l'usager, à cette heure, composait
le même numéro de téléphone pendant plus d'une heure pour obtenir une connexion
à la messagerie ... ; à elle seule, cette valeur donne une idée de
l'engouement) ;&lt;br /&gt;
- record de la plus longue connexion sans coupure : 72 heures !!! ;&lt;br /&gt;
- record du plus fort trafic mensuel réalisé en un mois par un seul
utilisateur : 520 heures !! (sur 720 heures dans un mois ... oui, il
dormait peu ; son pseudo était *Isis 33* ;&lt;br /&gt;
- record de la plus grosse facture bimensuelle France-Télécom : 225 000
francs en 1982 (il faut dire que l'appel était réalisé par le téléphone -
commuté - et que l'usager appelait d'un autre département à une époque où le
tarif interdépartemental était de quelque 220 francs par heure. Malgré tout ...
plus de 500 heures par mois ...)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Compte tenu de la fiabilité chancelante des ordinateurs de l'époque, et de
l'acharnement des usagers, cette période a été un véritable cauchemar pour les
concepteurs de Gretel, nous n'avons même plus essayé de tenir le compte des
appels de nuit sur notre numéro privé, avec le pompon : Noël 1982, 2h 20
du matin ...&lt;br /&gt;
Notez et j'y tiens : c'était très convivial et pas du tout &amp;quot;rose&amp;quot; ... et
pas cher : 4 francs de l'heure environ, compte tenu du coût des réseaux à
cette époque, c'était donné ; le premier pseudonyme vaguement qualifiable
de rose est apparu en 1983, c'était &amp;quot;Peggy la cochonne&amp;quot; ... on en sourit
aujourd'hui. Et il y a eu un véritable scandale en 1987 quand un usager a pris
le pseudo de &amp;quot;Gay-toubib&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Une autre époque, c'est sûr ... »&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>L'origine cachée du Minitel rose</title>
    <link>http://legrenier.roumieux.com/post/2007/03/04/Lorigine-cachee-du-Minitel-rose</link>
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    <pubDate>Mon, 05 Mar 2007 22:18:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Olivier</dc:creator>
        <category>réseaux</category>
        <category>1982</category><category>hacking</category><category>Michel Landaret</category><category>Minitel</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://legrenier.roumieux.com/public/2007/.3615VAZI01OK_s.jpg&quot; alt=&quot;Affiche pour le Minitel rose&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;strong&gt;Vous n'êtes pas sans vous souvenir de
la floraison de publicités, au milieu des années quatre-vingts, pour les
messageries roses&lt;/strong&gt;, popularisées quelques années plus tard par le
fameux « 36-15 Quinenveut » des Deschiens. Le sommet avait d'ailleurs
été atteint à l'été 86 par une grande affiche représentant tout simplement...
une moule ouverte !&lt;br /&gt;
On sait moins en revanche que le modèle technique de la messagerie n'avait
absolument pas été prévu par les initiateurs du Minitel à la DGT (Direction
générale des télécommunications).&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;L'époque était à la constitution de grandes bases de données, telles que
l'annuaire électronique, mais l'idée que l'Etat favorise l'émergence de groupes
de discussions était on ne peut plus incongrue...&lt;br /&gt;
Nous nous trouvons donc en présence d'un joli cas de détournement de la
technique par les usages.&lt;br /&gt;
C'est sur Gretel, un service minitel initié par le quotidien &lt;em&gt;Les dernières
nouvelles d'Alsace&lt;/em&gt; qu'a lieu le « détournement originel », en
1982.&lt;br /&gt;
Michel Landaret est alors en charge du service d'informations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;utilisation sous surveillance&lt;br /&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;« L'expérience que nous conduisions s'adressait un très petit nombre
d'utilisateurs ; nous voulions déterminer si les professionnels et les
associations seraient intéressés par nos services d'information. La DGT n'avait
pas mis l'accent sur les fonctionnalités de communication du Minitel. Ce qui se
passa sur Grétel modifia radicalement la relation que les utilisateurs avaient
avec le service. À fins de recherche, nous avions placé leur utilisation sous
surveillance. Nous pûmes ainsi nous rendre compte que les nouveaux utilisateurs
avaient souvent du mal à comprendre le fonctionnement du système. Nous
décidâmes donc d'ajouter au serveur une fonctionnalité nous permettant de leur
envoyer un message directement à l'écran et de recevoir leur réponse pour les
aider à mieux apprendre à se servir du système. Un des utilisateurs arriva à
pirater cette fonctionnalité et commença à l'utiliser pour discuter avec
d'autres utilisateurs. Quand nous nous en sommes rendus compte, nous avons
décidé d'améliorer cette fonction et de l'ajouter aux services proposés au
public. Ils furent tous ravis. » (1)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;les pirates nous ont appris beaucoup&lt;br /&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Mais quel était donc ce pirate, « Big Panther », qui a permis de rendre
complètement interactif un service à l'origine uni-directionnel ?&lt;br /&gt;
« Les pirates, ils ne nous ont pas ennuyés. Ils s'y sont en général très
bien pris, ils nous ont appris beaucoup. Ils n'ont d'ailleurs jamais planté le
système. Il faut dire que nous avions mis des protections pour. C'est un gamin
de 10 ans qui trafiquait l'Apple de son papa qui l'a connecté sur le Minitel et
qui nous a foutu en l'air tout le système de mots de passe. Il l'a programmé en
boucle. Au début, on ne s'en préoccupait pas. On laissait les gens rentrer leur
mot de passe. » (2)&lt;br /&gt;
Il fallut néanmoins trancher rapidement sur l'avenir du service : le
fermer définitivement aux utilisateurs ou le faire évoluer pour
l'améliorer.&lt;br /&gt;
« Il a fallu adapter progressivement la messagerie en fonction de la
vitesse des usagers. Au début, ils allaient tout doucement, mais plus ils
gagnaient en vitesse, moins le logiciel de départ, qui imposait une certaine
lourdeur à la messagerie, était adapté. (...) Dans ces conditions, il fallait
concevoir des logiciels de plus en plus rapides. On est passé par des tas de
messageries différentes. Les changements sont venus d'eux-mêmes, mais il ne
faut pas oublier que la plupart des concepteurs sont des utilisateurs. On a
passé des heures et des heures à utiliser le système pour voir comment les gens
réussissaient. »&lt;br /&gt;
En 1982, 36 personnes peuvent, sur Gretel, converser en temps réel, deux à
deux, trois lignes d'écran par trois lignes d'écran : la messagerie
conviviale vient de naître en France, bien avant que l'on ne parle de
messageries roses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;MISEAJOUR DU 11 mars 2007 : &lt;a href=&quot;http://legrenier.roumieux.com/post/2007/03/11/Gretel-%3A-Michel-Landaret-apporte-ses-precisions&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Gretel : Michel Landaret apporte ses précisions&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sources&lt;br /&gt;
(1)Howard Rheingold, Les communautés virtuelles, Addison-Wesley, 1995.&lt;br /&gt;
Chapitre &amp;quot;TÉLÉMATIQUE ET MESSAGERIES ROSES : Histoire de deux communautés
virtuelles&amp;quot; (&lt;a href=&quot;http://www.lumbroso.fr/lionel/03_Plume/VC/VC_Ch08.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;texte intégral ici&lt;/a&gt;)&lt;br /&gt;
(2)Marie Marchand, La grande aventure du Minitel, Larousse, 1987.&lt;br /&gt;
Photographie : Pierre Aït-Hammouda, &lt;a href=&quot;http://labellemusique.free.fr/magazine/pierrephoto.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;série
&amp;quot;36 15&amp;quot;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://legrenier.roumieux.com/post/2007/03/04/Lorigine-cachee-du-Minitel-rose#comment-form</comments>
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  <item>
    <title>Mosaic de souvenirs</title>
    <link>http://legrenier.roumieux.com/post/2007/02/14/Mosaic-de-souvenirs</link>
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    <pubDate>Thu, 15 Feb 2007 13:18:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Olivier</dc:creator>
        <category>réseaux</category>
        <category>1994</category><category>hypertexte</category><category>Mosaic</category><category>navigateurs</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://legrenier.roumieux.com/public/2007/mosaic.6beta.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://legrenier.roumieux.com/public/2007/.mosaic.6beta_s.jpg&quot; alt=&quot;Mosaic&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;Back in 1994.&lt;/strong&gt; A
cette époque, pour se connecter au Net depuis une université, il faut monter
une carte réseau Ethernet, installer ses pilotes, puis la pile TCP-IP,
également appelée en anglais « socket ». Cette dernière permet à votre
micro autiste de se mettre à communiquer avec les serveurs de la Terre entière,
par le biais de la novlangue técépéipé. S'offrent à vous alors une multitude de
serveurs Telnet en mode ligne de commande, de copieux FTP regorgeant de
fichiers abscons, la messagerie mondiaaale sans vraiment avoir d'annuaire...
Bref, pleins de trucs super, mais rapidement un peu... chiants.&lt;/p&gt;    &lt;h2&gt;images et liens&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'à ce que vous télédéchargiez depuis un serveur FTP anonyme le logiciel
Mosaïc, dont on commence à entendre parler doucement. Développé au centre de
recherches américain NCSA (National Center for Supercomputing Applications) par
le jeune Marc Andreessen, Mosaïc est le premier logiciel à donner un sérieux
coup de boost à une partie de l'Internet pourtant active depuis trois
ans : le Word-Wide Web. Première chose qui saute aux yeux : les
images ; deuxième truc qui tue : le lien sur lequel on clique !
Mosaïc est la première illustration de l'hypertexte étendu à l'échelle de la
planète.&lt;br /&gt;
Fini les listes interminables de répertoires à descendre ou monter avant de
trouver son malheureux manuel en txt : d'un lien d'un seul, on peut passer
de la page d'accueil à une page enfouie dans les profondeurs du serveur, et
même à une page hébergée sur un serveur distinct à l'autre bout du monde. Cela
n'a l'air de rien aujourd'hui, mais à l'époque, cette notion de passerelle
invisible fait fureur : c'est la première fois que l'on peut se connecter
à un serveur sans en connaître explicitement l'adresse. L'internaute découvre
alors la navigation, le butinage, et les yeux qui piquent au bout de plusieurs
heures de clics nonchalants.&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;playmates à gogo&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Mosaïc, c'est également les fonds de pages gris, les listes à boules rouges
et jaunes et l'audace gagnant les webmasters en devenir : les gifs animés.
Je me rappelle ma perplexité devant une petite molécule chimique tournant sans
fin au bas d'une page, comme si je redécouvrais le dessin animé.&lt;br /&gt;
1994 marque également la divulgation du Web au public français, avec ses
premiers « noeuds » de trafic. Le Cnam (Conservatoire national des
arts et métiers) fait parait-il partie des sites les plus consultés : un
succès en partie dû à la qualité de ses contenus, certes, mais facilité
certainement par une page enfouie qui affiche à chaque rechargement... une
nouvelle playmate !&lt;br /&gt;
Bref, Mosaïc symbolise la naissance de tout un tas de trucs chouettes désormais
incontournables sur le Web. En septembre de la même année, un collègue me
refile une adresse comme on se refile un bon plan : il s'agit du serveur
FTP pour télédécharger la version 0.94 d'un nouveau logiciel dont on dit
beaucoup de bien, Netscape. Mais, comme dirait l'autre, il s'agit d'une autre
histoire...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Voila enterre son (les) annuaire(s)</title>
    <link>http://legrenier.roumieux.com/post/2007/01/16/Voila-enterre-son-les-annuaires</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:ed5532769004cab15a2a344a621f9fc5</guid>
    <pubDate>Tue, 16 Jan 2007 22:30:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Olivier</dc:creator>
        <category>réseaux</category>
        <category>1996</category><category>annuaires</category><category>recherche sur Internet</category><category>Voila</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://legrenier.roumieux.com/public/2007/.cimetiere_s.jpg&quot; alt=&quot;Un cimetière&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt;C'est officiel depuis la fin de la
semaine dernière, &lt;a href=&quot;http://www.journaldunet.com/breve/france/8233/le-guide-des-sites-de-voila-fr-disparait.shtml&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Voila arrête son Guide&lt;/a&gt;. Bon, ce Guide lancé en mai 1996 par
France Télécom sous le nom de Youpi (tout de même, ce qu'on a subi !) n'a
jamais été vraiment classé parmi les plus complets ni les plus consultés. Mais
cette disparition intervient après de nombreuses autres : Yahoo (escamoté
?), Lycos, Alice (ex-Tiscali et surtout ex-Nomade).&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Tout cela dans un contexte où le fameux Open Directory répond difficilement.
Rappelons-nous qu'il y a quelques années, ce dernier annuaire contributif était
évoqué avec la même émotion que l'est aujourd'hui l'encyclopédie
Wikipedia.&lt;br /&gt;
Nous sommes en train d'assister à la mort pure et simple d'une des premières
formes fondamentales de recherche sur le Web. Quiconque a pu vulgariser
l'Internet des années 90 avait coutume de présenter les outils annuaires et
moteurs de front, pour mieux en dégager les différences et les
complémentarités. Fini donc les déambulations et le butinage qui permettait aux
bibliothécaires de retrouver virtuellement les petits bonheurs procurés par
l'errance à travers les rayonnages. Place à la recherche brute, aux mots précis
et explicites mais peu contrôlés, en liste de résultats ou nuages
bouillonnants. Comme d'hab, on va s'y faire...&lt;br /&gt;
Au fait, où en est &lt;a href=&quot;http://www.gtfa-2006.com&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Quaero&lt;/a&gt; ?&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Do you (still) Yahoo ?</title>
    <link>http://legrenier.roumieux.com/post/2007/01/08/Do-you-still-Yahoo</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:fe97bbbbeffca062aedfbeb01d562152</guid>
    <pubDate>Tue, 09 Jan 2007 22:49:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Olivier</dc:creator>
        <category>réseaux</category>
        <category>1994</category><category>annuaires</category><category>recherche sur Internet</category><category>Yahoo!</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://legrenier.roumieux.com/public/2007/yahoo96.gif&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://legrenier.roumieux.com/public/2007/.yahoo96_s.jpg&quot; alt=&quot;Yahoo en 1996 : une certaine simplicité que l'on retrouvera deux ans plus tard chez Google&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Un récent reportage du Journal
du Net consacré aux « &lt;a href=&quot;http://www.journaldunet.com/reportages/06/0611-yahoo/1.shtml&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;origines de Yahoo!&lt;/a&gt; » m'a soudain projeté près de 13 ans en
arrière, aux premiers jours de la recherche sur le Net. Je ne sais plus comment
j'avais pu avoir vent de l'URL de ce qui n'était encore qu'une liste de
liens : http://akebono.stanford.edu/yahoo. Akebono pour le mystère (je ne
saurai que plusieurs années plus tard que c'était le nom d'un célèbre sumotori
et que cela signifiait &amp;quot;aurore&amp;quot; en japonais), Stanford pour la classe et le
prestige, Edu pour le sérieux et, enfin, surtout, Yahoo! pour le fun.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Car hormis l'exotérique et enthousiasmante exclamation qui serait reprise
ensuite à travers le monde, Yahoo avait une signification plus discrète, donc
quasiment ésotérique : « Yet Another Hierarchical Officious
Oracle ! » Encore un nouvel Oracle hiérarchique et officieux :
appréciez l'ironie derrière le phrasé blasé. « Encore » nous suggère
que les listes de liens commençaient à se développer un peu partout ;
Oracle peut faire référence à l'antique lieu où une divinité venait délivrer
ses réponses aux humains angoissés, mais également au géant des bases de
données. Faut bien reconnaître que pourtant l'internaute français ne croulaient
pas sous les boussoles en cette année 1994 : l'annuaire incontournable
était celui de l'&lt;a href=&quot;http://www.urec.fr&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Urec&lt;/a&gt; (Unité
Réseaux du CNRS) dont les références allaient d'ailleurs servir de base de
lancement pour le plus médiatique Nomade, quelques années plus tard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Guerre froide ontologique&lt;br /&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Mais Yahoo! était plus mondial, plus encyclopédique, plus tout, quoi. Je me
souviens d'ailleurs que moi-même, bibliothécaire à l'époque, avais commencé à
établir scrupuleusement une liste de sites pertinents pour les chercheurs de
mon domaine, jusqu'à m'apercevoir que la plupart des sites que je trouvaient
étaient déjà sur le serveur Akebono de l'université de Stanford. C'est en mars
1995 que le nom de domaine Yahoo.com apparaît : 30 000 sites répartis dans
19 catégories, avec le bonheur de trouver parmi elles dans les Régions,
l'Europe puis la France. Représentatif de l'Internet contemporain, le Yahoo
américain renfermait le Web mondial. Mais dès l'année suivante, Y! ouvre sa
filiale dans le village gaulois, avec une vraie extension de nom de domaine en
.fr ! Nous entrons alors dans une période certes mouvementée, à base de
créations, de rachats, de fusions, mais selon une partition assez simple à
décrypter : d'un côté les annuaires et leurs catégories à parcourir, de
l'autre les puissants moteurs de recherche dans lesquels les documentalistes
saisissent des millions de mots-clés pour tenter d'en percer la cohérence de
recherche. Bref une sorte de Guerre froide ontologique pas trop dangereuse.
Pleins de liens en page d'accueil ? C'est un annuaire ! Une zone de
recherche centrale ? C'est un moteur de recherche ! Très rapidement,
de nombreux services viennent entourer, accompagner les annuaires. Jusqu'à les
cannibaliser. Qui pourrait dire aujourd'hui ce qu'est Yahoo ?&lt;br /&gt;
L'annuaire a disparu et pourtant, on peut retrouver cette citation sur &lt;a href=&quot;http://fr.docs.yahoo.com/rp/credits.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;une page flottante&lt;/a&gt;
sur le Web : « Grands parmi les grands, stoïques parmi les stoïques,
passionnés et pinailleurs, les surfeurs de Yahoo! France furent, sont et seront
toujours l'âme de Yahoo! »&lt;a href=&quot;http://legrenier.roumieux.com/public/2007/yahoofrance.gif&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://legrenier.roumieux.com/public/2007/.yahoofrance_s.jpg&quot; alt=&quot;Yahoo France et les premiers logos déclinés&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>[ Futura ] : « au bout de trois erreurs nous faisons feu »</title>
    <link>http://legrenier.roumieux.com/post/2006/12/19/Futura-%3A-au-bout-de-trois-erreurs-nous-faisons-feu</link>
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    <pubDate>Tue, 19 Dec 2006 21:58:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Olivier</dc:creator>
        <category>réseaux</category>
        <category>1982</category><category>Calvados</category><category>communautés virtuelles</category><category>Jean-Marc Royer</category><category>Lionel Lumbroso</category><category>pionniers</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://legrenier.roumieux.com/public/apple2.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://legrenier.roumieux.com/public/./.apple2_s.jpg&quot; alt=&quot;En pleine conversation sur Futura ?&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Prolongeons aujourd'hui notre
incursion dans les premières communautés virtuelles françaises avec le cas
Futura. Perdu dans les limbes des premiers BBS (Bulletin Board System), on ne
dispose plus guère de traces de ce forum originel. Même son créateur, Jean-Marc
Royer, a quelque mal à dater sa première connexion. Une chose est sûre, nous
sommes au XXème siècle, la petite boîte marron du Minitel s'apprête à débarquer
chez les Français qui ne se doutent pas de grand chose. En ce début des années
quatre-vingt, ce ne sont pas les prémices de l'annuaire électronique qui
excitent les ados de l'époque, mais bien plutôt le boom de la
micro-informatique.&lt;br /&gt;
« A 14 ans mon père à amené un ordi à la maison (il était dans
l'informatique), je ne me rappelle plus du modèle, un gros bouzin, ça marchait
sous OS – Operating System - CPM). J'ai trouvé ça rigolo. Le premier truc que
j'ai fait fut d'appuyer sur la mauvaise touche et d'effacer complètement les
disques systèmes, ce qui l'a planté pendant une semaine... Après je l'ai
squatté pour faire des programmes de jeux en texte. Ensuite j'ai voulu avoir
mon propre ordi pour ne plus le partager avec mon père, j'ai commencé avec un
ZX81, mais c'était un peu limité (c'est le moins qu'on puisse dire). J'ai donc
économisé pour m'acheter le top du top à l'époque un Apple II... »&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;une connexion simultanée&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ce serait donc vers 1982 que Jean-Marc programme le logiciel qui allait
animer son méga-forum. « Futura était un site fait en Basic qui tournait
sur Apple II, avec une carte modem. On se connectait dessus en RTC (Réseau
téléphonique commuté) avec un modem (300 ou 1200 bauds au choix, ça
dépotait...). La société Apple m'avait prêté un truc exceptionnel pour
l'époque : un disque dur de 5 Mo (ouais c'était high-tech grave de la
mort), qui permettait des capacités de ouf par rapport aux lecteurs de
disquettes de base. »&lt;br /&gt;
Au départ, le service accepte une (1) connexion simultanée !
« J'avais imaginé mettre des batteries d'Apple II pour gérer chacun une
voie mais c'était un peu usine à gaz. » On imagine surtout la tête des
parents en voyant le salon envahi par les boîtes de plastique beige... Bref, le
jeune fournisseur d'accès ne mit pas longtemps à adopter un PC sous Unix (QNX
pour être précis) pour pouvoir augmenter le nombre de connexions
simultanées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;jeu de rôle&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Laissons Jean-Marc se remémorer quelques tranches de vie
« futuresques » : « Le site était fait sur le modèle d'une ville
et se déroulait comme un jeu de rôle de l'époque : un texte s'affichait en
te décrivant verbalement où tu étais et ce que tu pouvais faire et
l'utilisateur pouvait taper sa réponse ou le nom du lieu où il voulait
aller.&lt;br /&gt;
Lorsque tu te connectais tu arrivais à la porte de la ville. Un garde te disait
&amp;quot;Qui va la ? Donnez le mot de passe pour entrer, au bout de trois erreurs
nous faisons feu&amp;quot;. Tu tapais ton mot de passe et le garde te répondais &amp;quot;Ça va,
bonjour XX, vous pouvez rentrer dans la ville&amp;quot;. Après tu pouvais aller dans
différents bâtiments : le café pour parler avec d'autres utilisateurs dans
des forums, la mairie pour changer son mot de passe et pour les trucs
administratifs, etc. Il y avait même des catacombes qui correspondaient à une
rubrique secrète réservée aux initiés.&lt;br /&gt;
Les utilisateurs discutaient dans les forums de divers sujets. Je me rappelle
que des utilisateurs avaient organisé un vote où ils donnaient une note à leurs
anciens amant(e)s. J'y ai découvert qu'une de mes ex-petites amies m'avait
donné un 12/20, ce qui m'avais pas mal vexé.... mais bon j'étais jeune, je
manquais d'entraînement, j'ai amélioré mon score par la suite.&lt;br /&gt;
Déjà à l'époque les sujets de discussions étaient les mêmes qu'aujourd'hui...
»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;shérif chez Calvados&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'analogie de la cité développée par Futura pour symboliser les différents
lieux de discussion est reprise quelques temps plus tard par Calvados pour ses
propres forums. La rencontre entre le programmeur et la jeune société se fait
d'ailleurs dans des circonstances assez pittoresques, relatées par Howard
Rheingold dans son fameux ouvrage sur les communautés virtuelles (1) :
« Deux autres utilisateurs de Calvados rencontrés chez Lumbroso, Jean-Marc
et Jean-David, me firent penser aux jeunes adolescents comme eux que j'avais
rencontrés en Amérique et au Japon. Ils avaient commencé à s'intéresser à
l'informatique vers l'âge de onze ou douze ans, s'étaient passionnés pour
l'exploration des serveurs télématiques par l'intermédiaire de leurs modems et
avaient trouver le moyen d'utiliser ces serveurs sans payer : ils
'pirataient' ces systèmes. Un jour, sur un forum de Calvados, l'un d'eux fit
une gaffe qui révélait qu'il n'était pas l'utilisateur dont il utilisait le
compte d'abonné. Lumbroso, en découvrant que son ami et lui avaient piraté son
service, prit instinctivement l'initiative brillante de les doter de comptes
gratuits et d'en faire les 'shérifs' du service, chargés de veiller à sa
sécurité. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;un Apple II dans la cave&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Futura comptera jusqu'à 400 utilisateurs inscrits. Mais après quelques
années de vives discussions en ligne, le forum est fermé faute de temps
(« La dernière entrée sur le site est datée du 12.01.1987 à 16h44m50
») : la majorité aidant, Jean-Marc Royer fonde sa première société
éditrice de services télématiques, Crystal-Technologie.&lt;br /&gt;
Aujourd'hui Jean-Marc Royer dirige sa propre société (Netino) après avoir
proposé, au travers de la start-up Foorum l'accès en marque blanche aux
newsgroups mondiaux de Usenet ! Grâce au Grenier, il a pu l'espace de
quelques instants se replonger avec émois dans les souvenirs de ses premières
connexions.&lt;br /&gt;
« Il ne me reste qu'un rouleau d'imprimante avec la liste des personnes
qui se sont connectés sur le site, et le site lui-même sous la forme de mon
vieil Apple II qui dort sagement dans ma cave. Sauf que, vu qu'il n'a pas été
allumé depuis 20 ans, je doute qu'il soit très opérationnel ;-) »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(1) Howard Rheingold, Les communautés virtuelles, Addison-Wesley, 1995.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://legrenier.roumieux.com/post/2006/12/19/Futura-%3A-au-bout-de-trois-erreurs-nous-faisons-feu#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Calvados : la première communauté virtuelle française</title>
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    <pubDate>Mon, 11 Dec 2006 15:36:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Olivier</dc:creator>
        <category>réseaux</category>
        <category>1981</category><category>Calvacom</category><category>communautés virtuelles</category><category>Lionel Lumbroso</category><category>pionniers</category><category>télématique</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://legrenier.roumieux.com/public/Dos_150-1_orig.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://legrenier.roumieux.com/public/./.Dos_150-1_orig_m.jpg&quot; alt=&quot;Des copains avec Calvados&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Peut-être avez-vous déjà entendu
parler de Calvacom, ce serveur télématique des années quatre-vingt et qui a pu
donner un avant-goût de cyberculture à un certain nombre de pionniers chanceux.
En revanche, son appellation d'origine Calvados est nettement moins passée à la
postérité. On retrouve quelques bribes (récit et coupures de presse) de
l'aventure sur le site de Lionel Lumbroso, son co-fondateur (&lt;a href=&quot;http://www.lumbroso.fr&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;http://www.lumbroso.fr&lt;/a&gt;). Inspiré des
premières communautés virtuelles américaines comme The Source et de réseaux
commerciaux tels que Compuserve, Calvados tire son origine de sa prédilection
pour les ordinateurs à la Pomme !!! Proposer un service en ligne payant en
misant sur un système d'exploitation (DOS) carburant au Calva relève d'une foi
et d'un optimisme de cyber-charbonnier.&lt;/p&gt;    &lt;h2&gt;la pomme sans pépin&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le projet est né à l'American College de Paris en 1981. L'anecdote ici
encore est fondatrice. L'institution s'était dotée d'un ordinateur central, un
Harris 500 (?), mais les terminaux n'étaient pas en assez grand nombre et donc
les ressources peu exploitées. « &lt;em&gt;L'intervention d'un jeune étudiant de
l'ACP, Howard Marks, lassé de faire la queue comme tous les étudiants pour
avoir accès aux terminaux encore trop peu nombreux, et demandant s'il lui
serait possible de relier son Apple II de chez lui au Harris, provoque l'idée
&amp;quot;Calvados&amp;quot; : permettre à d'autres Apple II de se connecter au Harris et de
leur proposer des services&lt;/em&gt; ». Le réseau est ainsi né sous l'auspice de la
Pomme et intègre dès le départ nombre de revendeurs et de passionnés. Apple,
bien que bienveillante à son égard et partenaire ponctuelle (ses clients se
verront proposer d'office les services de Calvados), se garda par la suite de
mettre des billes dans la société afin de lui éviter les pépins (ah ah).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;recapitalisation et investissements&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Que trouve-t-on chez Calvados ? De la messagerie, des forums, des
panneaux d'affichage (BBS, Bulletin Board System), du télédéchargement de
logiciels, puis les cours de la Bourse, des dépêches AFP ainsi que d'autres
services, certains accessibles simultanément sur le Minitel naissant. C'est en
1986 que, suite à une recapitalisation, on met de côté le nom d'origine pour le
plus pro « Calvacom ». S'ensuit une série d'investissements pas tous très
heureux, aux dires rétrospectifs de François Benveniste, qui allait prendre la
tête de la société en 1993. Les Cités thématiques font leur apparition,
comprenant chacune un forum, une bibliothèque, et une « convivialité »,
lieu de dialogue en direct. Le Mac perd son exclusivité puisque les PC et les
Minitel ont désormais droit eux aussi à Calva. Ce dernier demeure alors ce
mélange de communautés et de services professionnels à forte valeur ajoutée. On
compte en 1987 6 700 abonnés, dont 20% d'entreprises et 80% de particuliers).
C'est d'ailleurs au travers de ce service que Ariel Wizman fera découvrir
quelques années plus tard les autoroutes de l'information au lectorat
d&lt;em&gt;'Actuel&lt;/em&gt;, dans un des premiers articles grand public consacré à la
question.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;aînés américains&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://legrenier.roumieux.com/public/Com_1heure.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://legrenier.roumieux.com/public/./.Com_1heure_s.jpg&quot; alt=&quot;Calvacom offre une heure&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Comparé au coûts fixes du Minitel (et
à la gratuité de son terminal), la tarification de Calvacom demeure complexe
(installation, durée, services, communication) et nécessite de la part de
l'intéressé un réel investissement. Calvacom bénéficie de l'aura de ses aînés
américains, dont certains ne vont pas tarder à venir le concurrencer sur son
propre territoire : l'ancêtre Compuserve en 1993, le très grand public AOL
en 1996.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1995 est lancé Calvanet, un service dédié à l'accès à l'Internet doté d'une
tarification simplifiée (240 francs par mois puis 120 francs de l'heure de
connexion, sans compter les coûts France Telecom). Mais les premiers
« Fournisseurs d'accès à Internet (FAI), comme World-net, FranceNet ou
ImagiNet, imposent peu à peu le modèle de simple fournisseur de tuyaux :
les richesses du Web n'allaient pas tarder à rencontrer leur public...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le site &amp;quot;officiel&amp;quot; de &lt;a href=&quot;http://www.lumbroso.fr&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Lionel
Lumbroso&lt;/a&gt;, fondateur de Calvados (d'où sont tirées les deux illustrations de
ce billet)&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.cybertribes.com/CALVACOM.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Calvacom, un
réseau électronique à taille humaine&lt;/a&gt; (Cybertribes)&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.apple-collection.com/HTMPub/pub.Calvados.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Publicités Calvados et Calvacom&lt;/a&gt; des années 80 (Apple collection)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
PS : le titre est en forme de provocation, si vous connaissez ou avez
fréquenté (ou mieux encore fondé) la &amp;quot;première communauté virtuelle en France&amp;quot;,
contactez-moi en m'envoyant un minimum d'infos.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Actuel entrouvre la porte de l'Internet</title>
    <link>http://legrenier.roumieux.com/post/2006/10/27/Actuel-entrouvre-la-porte-de-lInternet</link>
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    <pubDate>Fri, 27 Oct 2006 18:38:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Olivier</dc:creator>
        <category>réseaux</category>
        <category>1993</category><category>Actuel</category><category>branchouille</category><category>publications</category><category>Web 0.1</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://legrenier.roumieux.com/public/./.actuel137_1990_s.jpg&quot; alt=&quot;Internet : dans les filets du Minitel géant&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;Voici une véritable pépite issue de ma
petite collection de souvenirs : le premier article expliquant au grand
public ce qu'est le Réseau des réseaux. &lt;em&gt;Internet : dans les filets du
Minitel géant&lt;/em&gt; est paru en décembre 1993 dans Actuel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Souvenez-vous, &lt;a href=&quot;http://paris70.free.fr/actuel.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Actuel&lt;/a&gt; était ce mensuel issu de la culture underground qui aurait pu
devenir la Bible de la communauté techno naissante, un peu comme le &lt;a href=&quot;http://legrenier.roumieux.com/post/2006/10/17/Wired-%3A-un-zeste-de-happy-few-pour-les-many-others&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Wired&lt;/a&gt; qui était en train de naître de l'autre côté de
l'Atlantique. Après son retour dans les kiosques au début des années
quatre-vingt, le mensuel s'était rapidement intéressé à tous les débouchés de
ce que l'on appelait déjà les « nouvelles technologies ». Ses créateurs
avaient connu l'Inde et les vapeurs d'encens, ils faillirent découvrir le
cyberespace.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Si Actuel n'a pas survécu, il a pourtant eu le temps en cette première
moitié de décennie 90 de nous affranchir sur quelques concepts qui allaient bon
gré mal gré se concrétiser. Pour l'anecdote, je me souviens à cette époque de
la fascination pour la réalité virtuelle - et évidemment pour le
cybersexe ! Le gourou de l'époque était Jaron Lanier (je viens de
retourner sur sa &lt;a href=&quot;http://www.jaronlanier.com&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;page
perso&lt;/a&gt;, c'est qu'il n'a pas changé de tronche, ce type serait-il virtuel ?).
Je m'imaginais dans les années 2005-2006 chassant les mouches dans mon garage,
sanglé de cuir et en communication avec de sublimes femmes distantes, ben c'est
pas encore gagné !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;première incursion dans le cyberespace&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cette longue introduction (oui je sais) juste pour vous laisser imaginer que
la marmitte commençait à chauffer, à cette époque. Et voilà-t-y pas que ce
jeune journaliste hype Ariel Wizman (devenu depuis présentateur complètement
mainstream) se fend d'un assez long papier pour décrire sa première incursion
dans le cyberespace. Il utilise pour cela le « kit de connexion » (le
terme viendra plus tard) du « fournisseur d'accès » (idem) Calvacom,
un des pionniers en France (avec WorldNet et FranceNet). Petit rappel sur les
coûts, pour ceux qui avaient oublié la douloureuse : « 200 francs de
frais d'ouverture + 90 francs de l'heure de connexion » !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« &lt;em&gt;Aller sur Internet, l'autoroute digitale qui traverse les Etats-Unis
sans se fermer au monde, c'était prendre la voie royale de la société de
l'information, et suivre la vingtaine de millions d'initiés qui avaient compris
que tout se passait là.&lt;/em&gt; » Voici pour un bout de style. Quant à
l'histoire, c'est celle d'un type qui se connecte à l'Internet, la tête dans
les utopies SF de l'époque, les doigts coincés dans le modem :
&lt;em&gt;« ... le nombre de paramètres susceptibles de me faire passer à côté
de la démocratie électronique, et de l'illumination rhizomatique est proche de
l'infini.&lt;/em&gt; » Parvenu à franchir les portes du Nirvana virtuel, notre
brave journaliste tombe sur des multitudes de sommaires. « &lt;em&gt;Où est le
sommaire pour les mecs qui ne savent pas quel sommaire choisir ?&lt;/em&gt; »,
écrit-il, dans un accès de clairvoyance sur ce qui allait faire la bonne
fortune de Google.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;un peu de sexe&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans ce voyage, on parle de liberté d'expression (EFF, Electronic Frontier
Foundation), de communautés (Well, Echo...), de « citoyenneté
Internet » et un peu... de sexe : « &lt;em&gt;Alerte aux connectés sur
le serveur (américain) EFF : une liste de fichiers pornos à effacer
d'urgence, sous peine de poursuites fédérales.&lt;/em&gt; » (voilà donc à quoi
servait le FBI à l'époque, juste avant de s'attaquer aux phénomènes paranormaux
dans les X-files).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parvenu à la fin de l'article, le jeune lecteur d'Actuel se dit
« &lt;em&gt;putain, même si je ne sais pas trop ce que j'irai y faire, qu'est-ce
que j'aimerais me perdre moi aussi dans les méandres de ce nouvel espace
insondable...&lt;/em&gt; » Une grosse dizaine d'années plus tard, l'ex-lecteur
d'Actuel relit le papier et comprend que – grosso modo – Ariel Wizman n'avait
fréquenté à l'époque que les groupes de news du réseau Usenet ! Il cite à
un moment le protocole Wais (disparu depuis), mais rien concernant Gopher, FTP
ou Telnet. Encore moins sur le World-Wide Web. Et pour cause, le protocole HTTP
commençait juste à se développer à l'époque de l'article, grâce à un petit
logiciel, Mosaïc, qui allait donner naissance à Netscape. Mais ceci est une
autre histoire...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://legrenier.roumieux.com/post/2006/10/27/Actuel-entrouvre-la-porte-de-lInternet#attachments&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Cliquez ici pour lire l'article (fichier PDF) dans son
intégralité&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://coqu-actuetfossil.forumactif.com/ftopic454.Ma-collection-d-actuel-en-photo.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Ma collection d'Actuel en photos&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
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      length="2015448" type="application/pdf" />
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Wired : un zeste de happy few pour les many others</title>
    <link>http://legrenier.roumieux.com/post/2006/10/17/Wired-%3A-un-zeste-de-happy-few-pour-les-many-others</link>
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    <pubDate>Tue, 17 Oct 2006 17:41:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Olivier</dc:creator>
        <category>réseaux</category>
        <category>1994</category><category>branchouille</category><category>publications</category><category>Wired</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://legrenier.roumieux.com/public/wired212.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://legrenier.roumieux.com/public/./.wired212_s.jpg&quot; alt=&quot;Wired 2.12&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Wired existe
toujours : le magazine a &lt;a href=&quot;http://www.wired.com/&quot; hreflang=&quot;en&quot; title=&quot;Site de Wired&quot;&gt;un site&lt;/a&gt;, encore heureux ! Mais je ne lis plus
Wired. Peut-être ai-je tort.&lt;br /&gt;
Je l'ai lu avec beaucoup d'attention, le déchiffrant patiemment, au milieu des
années 90. A cette époque, Wired était véritablement la Bible, pour celui qui
avait la chance de suivre les développements prometteurs du numérique.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Ses titres percutants, parfois mystérieux, en rendait la lecture encore plus
excitante. Quelques exemples tirés des numéros de 1994 :&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Act like nothing's wrong : Winston Smith creates subversive
cut-and-paste cultural commentary.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Meet the extropians : There's nothing like this movement - nothing
this wild and extravagant - since way back in those bygone ages when people
believed in things like progress, knowledge, and - let's all shout it out, now
- Growth !&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Prophet of privacy : He took cryptography out of the hands of the
spooks and made privacy possible in the digital age - by inventing the most
revolutionary concept in encryption since the Renaissance.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Gang of war in cyberspace : An anonymous member of the Legion of Doom
calls a member of the Masters of Deception a &amp;quot;nigger&amp;quot; - and in the loose-knit
hacker underground, nothing is the same again.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;On le voit à l'évocation de ces quelques titres, Wired, c'est du sérieux, du
lourd, on fait la révolution à chaque page, hors de question de vous expliquer
comment gérer sa messagerie dans Outlook (qui n'existait d'ailleurs pas à
l'époque). Pour les camarades graphistes, Wired était également un régal, du
fait d'une maquette relativement avant-gardiste. Les nouvelles du Réseau
provenaient des Etats-Unis, via un détour par quelques kiosques parisiens (le
fait de ne pas le trouver aisément renforçait évidemment son attrait). Des
sujets ambitieux servis par un Anglais peu orthodoxe : tout cela
concourrait à créer dans nos têtes de petits Français une bouillie branchouille
pas toujours très exploitable. Libertaire-liberal (à la fois selon les
acceptions anglo-saxonnes et françaises), Wired a préparé la voie aux start-up
et a permis d'asseoir l'idée de New Frontier du business ; les esprits se
sont ainsi échauffés, de destruction de l'ancien monde entrepreneurial en
abolition de la hiérarchie, en passant par la victoire de l'immatériel sur le
matériel. Jusqu'à ce qu'une certaine Bulle vienne lancer un grand sceau d'eau à
la tête des business-angels déchaînés.&lt;br /&gt;
Actuel aurait pu être le Wired français, Libé a tenté de débroussailler le
chemin par chez nous, en lançant le premier cahier hebdomadaire dédié. Certains
magazines se sont lancés dans le sillange du branché US, pour quelques mois
malheureusement : UniversInteractif, Transfert, Futur(e)s...&lt;br /&gt;
Aujourd'hui que le Net a conquis la planète, les nouvelles du Réseau ne
proviennent plus des Etats-Unis. Je ne lis plus Wired.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Wired_magazine&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;L'article
Wikipedia sur Wired&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.cyberie.qc.ca/chronik/980512.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Wired : Vente et restructuration (les Chroniques de Cyberie, mai
1998)&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://legrenier.roumieux.com/public/wired210.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://legrenier.roumieux.com/public/./.wired210_s.jpg&quot; alt=&quot;Wired 2.10&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://legrenier.roumieux.com/public/wired211.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://legrenier.roumieux.com/public/./.wired211_s.jpg&quot; alt=&quot;Wired 2.11&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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