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  <title>legrenier : toute la nostalgie du futur, avec de vrais morceaux de passé - ma bibliothèque</title>
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  <description>Dans ce grenier, plein de vieux robots, des terminaux et, devant leur claviers, des zozos...</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Mon, 03 Nov 2008 15:25:41 +0100</pubDate>
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  <item>
    <title>Librarything, et la bibliothèque mondiale devient réalité</title>
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    <pubDate>Sat, 11 Aug 2007 19:26:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Olivier</dc:creator>
        <category>ma bibliothèque</category>
        <category>1895</category><category>1994</category><category>bibliothèques</category><category>bibliothécaires</category><category>catalogue</category><category>Paul Otlet</category><category>telnet</category><category>web 2.0</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://legrenier.roumieux.com/public/2007/librarything.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://legrenier.roumieux.com/public/2007/.librarything_s.jpg&quot; alt=&quot;Ma bibliothèque&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;Librarything est une des
choses les plus excitantes qui soit arrivé dans le monde des bibliothèques
depuis plusieurs années&lt;/strong&gt;. Ce service d'origine américaine permet en
effet à tout un chacun de cataloguer très simplement sa bibliothèque, puis de
la publier pour activer enfin tous les ressorts des réseaux sociaux
contemporains. Le rêve de Paul Otlet serait-il en train de se
réaliser ?&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;En 1895, celui que l'on considère aujourd'hui comme l'un des pères
fondateurs de la documentation décrit un « &lt;em&gt;Réseau universel
d’information et de documentation, capable de mettre en relation tous les
organismes particuliers de documentation. Sous nos yeux, écrit-il, est en voie
de se constituer une immense machinerie pour le travail intellectuel. Elle se
constitue par la combinaison des différentes machines existantes, dont les
liaisons nécessaires s’entrevoient. Cette machinerie constituerait un véritable
cerveau mécanique et collectif…&lt;/em&gt; ». On pense évidemment à Internet comme
terreau de l'explosion de l'information telle que nous la vivons
actuellement.&lt;br /&gt;
Mais si l'hypertexte et ses dérivés technologiques et applicatifs ont
bouleversé la documentation et la veille, la bibliothéconomie n'a pas encore
connu la révolution qu'apportent aujourd'hui certains réseaux sociaux. En
effet, bien que l'idée de catalogage partagé soit maintenant relativement
ancienne (1) et que nous connaissions certains grands réservoirs de notices
(OCLC, Sudoc...), les projets sont toujours partis du haut vers le bas, au
contraire du sens « inventé » par le Net : du bas vers le
haut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1994. Un jeune bibliothécaire est bombardé responsable de plusieurs secteurs
scientifiques alors qu'il est titulaire d'une maîtrise d'histoire. Pour vaincre
le découragement face aux piles d'ouvrages abscons qu'il se doit de cataloguer
quotidiennement, il dispose d'un outil pour sortir de l'isolement. Telnet lui
permet d'émuler un terminal pour accéder à d'autres catalogues de bibliothèques
(locis.loc.gov, opale02.bnf.fr...) et rechercher si quelques bonnes âmes
auraient déjà catalogué les traités en attente sur son bureau. Parfois cela
marche, et souvent... non. Il peste alors de devoir faire imparfaitement ce
qu'un autre – inconnu - fera certainement mieux que lui quelques temps plus
tard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2007. Librarything, nimbé de la simplicité et de la rapidité de sa génération
2,0, pourrait révolutionner les techniques de catalogage partagé. Et renouveler
par là-même la passion de la bibliophilie. La simplicité se manifeste dès
l'inscription, où login et password sont les seules « données personnelles
exigées. A partir de là, il ne tient qu'à vous de remplir immédiatement vos
premiers rayonnages virtuels. Quelques mots (titre, auteur...) suffisent pour
rechercher votre ouvrage dans les catalogues de nombreuses bibliothèques
prestigieuses (Bibliothèque Nationale de France, Bibliothèque du Congrès,
Canadian National Catalog, Sudoc...) ou mieux, l'une des déclinaisons
régionales du géant Amazon pour obtenir dans le même mouvement la reproduction
de la couverture. Si vous avez l'ouvrage en main, comme tout bon bibliothécaire
qui se respecte, la saisie de l'ISBN vous conduira directement à la bonne
édition. Un clic, pas plus, est requis pour faire entrer la notice dans votre
bibliothèque virtuelle. Tous les champs sont déjà saisis, mais sont éditables.
La récupération des données utilise le protocole Z39.50, bien connu des
bibliothécaires « échangistes ». Il est même possible de saisir des
dizaines de codes ISBN dans un fichier texte, le charger en ligne pour voir
apparaître les références correspondantes une journée plus tard.&lt;br /&gt;
Les désormais traditionnels tags vous permettent de catégoriser ensuite
aisément vos ouvrages : bien loin du très riche mais quelque peu complexe
Rameau (Répertoire d'autorité-matière encyclopédique et alphabétique unifié),
libre à vous de choisir la forme et l'usage de vos descripteurs.&lt;br /&gt;
Une fois quelques ouvrages entrés, vous pouvez consulter votre fonds, soit en
liste (pratique) ou sous forme de rayonnage dans lequel sont alignés toutes les
couvertures (joli !).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais Librarything révèle toute sa puissance lorsque l'on regarde sa propre
bibliothèque comme un élément d'un vaste tout. Il est évidemment possible de
rechercher transversalement sur l'ensemble du fond constitué par toutes les
bibliothèques des membres. Mais d'autres dispositifs très simples viennent
sophistiquer les délices du catalogage partagé. On peut ainsi pister tous les
autres détenteurs d'un ouvrage de son fonds, avec l'idée qu'ils en possèdent
forcément d'autres qui pourraient nous intéresser et que l'on ne connaît pas
encore. Mieux, chaque item dispose de son « information communautaire »:
le nombre d'autres membres possédant l'ouvrage et le nombre de critiques
rédigées à son propos. Un ensemble d'outils permettent également de suggérer
automatiquement d'autres références à partir de l'ensemble de votre collection
ou d'un élément particulier ; c'est évidemment plus ou moins heureux. Une
page de statistiques offre de nombreux indices de suivi (nombre d'ouvrages, de
critiques, de mots-clés, langues des documents, années d'édition...). On notera
un curieux critère « Obscurité médiane/moyenne des livres »
(« nombre d'utilisateurs ayant des livres de votre collection ») que je
n'ai pas encore réussi à percer à jour ainsi que la liste des ouvrages partagés
avec un unique autre utilisateur (ça sent la drague culturelle tout
cela...).&lt;br /&gt;
Bien évidemment, un widget (petit bout de code permettant d'imbriquer un
service sur une autre page) est disponible pour afficher un échantillon
aléatoire de son fonds sur son propre blog.&lt;br /&gt;
Enfin, le bibliothécaire 2.0 est invité à dialoguer au travers de forums
thématiques (encore peu de francophones).&lt;br /&gt;
Tout cela est tellement simple qu'il serait insensé de ne pas en profiter.
Alors qu'attendez-vous pour vous inscrire ? Votre première étagère
virtuelle vide vous attend, ainsi que 250 000 utilisateurs et 17 millions
d'ouvrages.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bienvenue dans ma bibliothèque : &lt;a href=&quot;http://www.librarything.fr/catalog/legrenier&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;http://www.librarything.fr/catalog/legrenier&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(1)En 1971 est créé en France le Bureau pour l'automatisation des bibliothèques
(BAB) qui se fixe comme missions : &amp;quot; participation au réseau
bibliographique international, catalogage national centralisé, automatisation
des catalogues collectifs nationaux, création d'un centre informatique unique
et autonome, préparation d'analyse des fonctions de gestion automatisées &amp;quot;
&lt;a href=&quot;http://olivier.roumieux.free.fr/impact/documents/docI4.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;http://olivier.roumieux.free.fr/impact/documents/docI4.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Le Who's Who des Sasfepu</title>
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    <pubDate>Sat, 14 Apr 2007 11:23:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Olivier</dc:creator>
        <category>ma bibliothèque</category>
        <category>collections</category><category>micro-ordinateurs</category><category>Sinclair</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://legrenier.roumieux.com/public/2007/leguide07_Silicium.jpg&quot; alt=&quot;Le Guide Silicium 2007&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt;Si vous voulez retrouver les
caractéristiques de votre première machine sans avoir à remonter dans le
grenier de vos parents (action qui n'est pas sans vous provoquer encore des
frissons dans l'échine), le &lt;em&gt;Guide Silicium des micro-ordinateurs anciens,
1973-1993&lt;/em&gt; est pour vous. Sur plus de trois-cent cinquante pages en 256
niveaux de gris, des dizaines de machines sont présentées sous forme de fiches.
Les familles comme Apple, IBM, Goupil ou encore Thomson ont droit à une
présentation plus détaillée. Pour chacun des modèles sont consignés les
caractéristiques, la période de production, le prix de l'époque ainsi qu'un
indice de rareté.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Ce dernier vous permettant d'évaluer rapidement la cote de la machine que
vous avez trouvée sous le sabot d'un cheval ou, plus sûrement, dans un
vide-grenier ou au pied d'une poubelle. Un petit détour s'impose par le fameux
« Commodore Pet », dont le nom fit la joie des ados français du début des
années quatre-vingt (l'époque n'avait pas encore inventé le branding
international). Certaines présentations de marques comprennent des anecdotes
amusantes mais le propos essentiel n'est pas là : il s'agit de donner une
vue large de l'ensemble de la production de la « première époque »
(?) de la micro-informatique. Il s'agit également de relever le niveau
d'angoisse du collectionneur qui se targue de posséder toute la gamme des
Sinclair et découvre avec horreur page 287 le Timex Computer 2048, « une
variante de Spectrum des plus originales. Il ne s'agit pas du petit frère du
Times Sinclair 2068, mais d'un développement réalisé à part, réalisé par Timex
Portugal. » De quoi pleurer tous les bits de son corps !&lt;br /&gt;
On regrettera l'absence d'une partie présentant les logiciels phares de chacune
des babasses ainsi que leurs usages privilégiés, mais j'entends d'ici les
auteurs me rétorquer que tout cela nécessiterait un volume à part. Bref,
l'ouvrage s'avère indispensable pour le cyber-paléonthologue en quête de
territoires binaires perdus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tous les détails pour le commander : &lt;a href=&quot;http://www.silicium.org/edition/leguide.htm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;http://www.silicium.org/edition/leguide.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Envoûtants sorciers du Net</title>
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    <pubDate>Tue, 07 Nov 2006 17:05:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Olivier</dc:creator>
        <category>ma bibliothèque</category>
        <category>Archimag</category><category>Arpanet</category><category>Louis Pouzin</category><category>pionniers</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://legrenier.roumieux.com/public/sorciers.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://legrenier.roumieux.com/public/./.sorciers_s.jpg&quot; alt=&quot;Les sorciers du Net&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Un jour
de février 1966, alors qu'il pénétrait dans son bureau situé au Pentagone, Bob
Taylor, directeur d'un des services de l'Arpa (Advance research projects
agency), se mit à contempler les trois terminaux qui lui permettaient d'accéder
aux serveurs de trois centres de recherche américains. « Chacun avait une
procédure de connexion spécifique. Taylor les connaissait toutes, mais cela
l'agaçait de devoir se rappeler quelles instructions adresser à quel
ordinateur. Et, plus agaçant encore, après avoir ouvert la session, il devait
se rappeler les commandes spécifiques à chaque environnement. » Voici une
des constatations fondatrices d'un bouleversement technologique majeur de cette
fin de siècle : la création du réseau Internet.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Un des premiers mérites de cet ouvrage, c'est de replacer clairement les
motivations initiales du projet : construire un réseau transcontinental
d'ordinateurs pour faciliter les échanges et les travaux des chercheurs
américains. La dimension militaire – un réseau indestructible parce que
décentralisé - n'était qu'un des aspects du projet. On suit ainsi l'aventure
des ingénieurs chargés de mettre en place les premières connexions. Aventure
n'est point trop fort, étant donné l'ampleur de la tâche, le nombre
d'intervenants et l'aboutissement mondial du projet. D'autant que les travaux
sont encore très rares sur les origines de l'Internet. On sait peu par exemple
que la réalisation du premier réseau, l'Arpanet, a été confié à un cabinet de
conseil relativement modeste, BBN (Bolt Beranek &amp;amp; Newman). Les auteurs –
américains – remettent d'ailleurs à l'honneur un chercheur français, Louis
Pouzin, dont le réseau à commutation de paquets Cyclade a inspiré certaines des
caractéristiques du protocole TCP-IP. Le récit est émaillé d'anecdotes,
d'échecs et de réussites, mais surtout de passions. Quoique parfois un peu
ardue (sujet oblige !), la narration est accessible à tous les lecteurs.
Arpanet, TCP-IP, messagerie, Ethernet, l'histoire du Réseau des réseaux est
brossée en quelques tableaux historiques devant lesquels le lecteur comprend la
stupidité de chercher qui est LE père de cet enfant naturel qu'est
l'Internet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai écrit cet article pour le mensuel Archimag en avril 1999 (1) et, foin
de fausses modestie, je l'aime bien. Mais c'est surtout le bouquin évidemment
qui est passionnant, si l'on s'intéresse un tant soit peu à l'Internet et aux
processus d'innovation. Y a-t-il d'autres livres de cette trempe qui sont
sortis en France, je ne sais pas. Merci de me les signaler si vous en
connaissez. Depuis, Louis Pouzin est tout de même un peu plus reconnu en
France, notamment grâce à &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/acheter.cgi?offre=ARCHIVES&amp;amp;type_item=ART_ARCH_30J&amp;amp;objet_id=954522&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ce beau portrait&lt;/a&gt; paru dans Le Monde le 5 août dernier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.amazon.fr/sorciers-du-Net-Katie-Hafner/dp/270212951X/sr=11-1/qid=1162917891/ref=sr_11_1/403-8602147-7352432&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Les sorciers du Net&lt;/a&gt; / Katie Hafner, Matthew Lyon. -
Paris : Calmann-Lévy, 1999&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(1) &lt;a href=&quot;http://www.archimag.com&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Archimag&lt;/a&gt; n°124, mai
1999.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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